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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 08:57


Claquement de portière. Un pied puis l'autre.
Le crissement des graviers sous mes baskets.
Je traverse la D 34.
Plus un quidam à l'ex-place des campings cars fantômes.
Les touristes sont repartis hanter St Malo.
Du bout de la langue je goûte ce salpicon odorifère.
Pins parasols, grands conifères ont abandonné la place;
ce ne sont plus qu'ajoncs, bruyères, ronces, fougères "grand aigle".
Tant d'autres encore dont les molécules s'émancipent à l'air,
comme on regagne le bref espoir en un instant de grâce.
Senteurs volages, c'est toute la flôre que la lande essaime,
en suspends leur vol sur ces ares de terres d'Armor.
Et moi, moi je n'aspirais qu'à l'abandon...

Mille fragrances de sentiers aux ombres maladroites, s'empare de mes sens l'essence de ce Cap.
A bout de souffle, à flancs de falaises, crayés du beau granit rose, de quelques traits de lasures, un blush de poudre blanche.
En somme, la séduction parfaite.
Soudain j'ai grimpé plus vite, plus fort au sommet j'ai grimpé.
La route était libre.
Ne restait plus que le rhum depuis la disparition de toutes voiles au loin vers les grands creux.
Et le vent, absent de ce ciel d'avril en feu.

Egards gris hagards à l'univers des cieux, à l'horizon offert mon pasodoble aimant.
Pas de deux, j'ai frôlé, tangué, dansé sur les arêtes,
effleuré la pointe du bleu, équilibriste instant,
du bout de la chance, effrité l'indigo, au fil des bords tangeants.
La vie me rattrape dès qu'elle sent que je penche.
Combien de survivants à ces pentes érodées, par des années lumières de tant d'illusions?
Et moi, c'est ici que je me dérobais à la peine de ces désillusions

Paradis clairs en dedans, obscurité collective.
J'ai pris de la distance, observé les foules d'en haut.
J'ai pris l'azur en pleine face, saisi à la gorge toutes ces démesures.
C'est en prenant un peu de recul qu'on s'aperçoit à quel point les choses sont ridicules...

Vaseuse constriction d'une gorge oubliée.
Menée par l'étoile funambule, libre enfin, pieds nus dans l'arc en ciel moelleux.
En vie là-bas au bout du Cap Fréhel, tout droit levée au bout du Cap Fréhel.

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Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
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commentaires

henriette mauvaise foi 20/09/2009 21:07

On plonge dans tes mots sans retenue...Un ressenti puissant que tu transmet sans autre forme de procès..
Agréable lecture, plaisir évident....
A te relire prestement !

Lilas Kwine 21/09/2009 07:52


Pour ma part,  je n'attends pas pour te remercier d'être passé me lire

A réécrire incessament !