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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 11:40



Je marchais en léger retrait de façon à pouvoir la contempler à loisir, le coeur battant.
A l'observer sans retenue,  je la trouvais de plus en plus belle et grandissait la déchirure, creusant proprement ses sillons dans le champ dévasté de mes désirs malheureux.


Je lui fais remarquer que les fils de soie de sa robe bleue s'allongent un peu plus maintenant. J'approche mes sourires hésitants. Je lui propose de les couper pour limiter les dégats. Elle rigole de mes façons précieuses. Mais ce qu'elle prend pour de bonnes manières un peu rétro, ce n'est qu'une solution provisoire pour me préserver un peu. J'espère qu'elle ne voit pas mes mains trembler.

On s'achète des granités pas loin de la place des Vosges, dans une baraque ambulante. Et puis on cherche une petite place sur l'herbe pour siroter les boissons. Le monde entier s'est donné rendez-vous ici on dirait. Tant mieux. Je me sens plus à l'aise si je ne suis pas seule avec elle. Je me sens moins nulle de ne pas tenter le coup. Après tout qu'est ce qui m'en empêche.

On investit deux mètres carrés de paquerettes, allongées comme des mikados.

Pour qu'une fraction d'éternité elle me frôle, je m'abandonne aux pronostics délirants d'une sieste abandonnée sur l'herbe, les paupières closes, étalée en étoile à ses côtés. Mes joues sont brûlantes et engourdies. Je le sais, elle a les yeux grands ouverts et ses bras jouent un ballet étrange. Elle balaye machinalement les plaques d'herbe fraîche dans l'espoir d'y dénicher un trèfle à quatre feuilles. Elle berce le brouhaha environnant des groupes voisins autour, de ses considérations méthodiques sur les problèmes du monde aujourd'hui.
Et moi j'agonise de ravissement rien qu'à la pensée que peut-être elle me contemple à cet instant, que peut-être elle aussi cherche à se distraire dans le flot de vaines paroles, que peut-être elle nourrit les mêmes visions sublimes de nous que moi. Autrement dit enlacées, abandonnées en première ligne d'une envie mutuelle délirante.
- Un coup de gnôle et au feu, sortez moi le cul de cette tranchée et GO GO GO GO GO allez droit sur les mines et le feu ennemi les gars, oubliez pour l'instant que vous allez crever seul comme des chiens l'instant d'après, mais vous l'aurez eu votre moment de gloire!...-
Bon sang, stop stop stop! le soleil ne m'a pas loupé...Forcément il fait au moins 40 degrés à découvert.

Elle n'avait pourtant rien d'exceptionnel, mais cette lueur que parfois j'allumais à la faveur d'un bon mot, embrasait ses yeux. Et déclinait sur ses paumettes une palette d'expressions infinies aux tons carmins sombres ou vifs, la rendant désirable simplement.
Il s'y tenait quelque chose de la nuit, dans ces yeux où perlait par endroit le cosmos brillant de ses pupilles, étoiles noires éperdues. On ne vivait pas dans le même univers, non.
Tenter seulement de s'y plonger et perdre la notion du temps; se rendre fou par les silences galactiques et cette raison pathétique...

Et je suis là à ses côtés, mon granité posé sur le ventre comme pour refroidir mes ardeurs démentes et je pense:

Cette fille me plaît comme un glaçon en plein été
cette fille m'attise comme la braise d'un feu de paille côté mistral
cette fille enflamme mes pensées d'une onde chaude profonde et salée
elle m'allume, réverbère commun, et m'embrume
il suffit d'un geste de sa main pour voyager vers les sphères rondes et dorées
qu'au delà des rêves, je n'atteindrai jamais
il suffit d'un geste de sa main pour hérisser les poils de mes pensées d'hiver.

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Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
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commentaires

devis mutuelle 05/10/2009 16:28


vous avez de la chance de rencontrer une si belle jeune femme!


Lilas Kwine 05/10/2009 16:38


Si seulement c'était moi ...


henriette mauvaise foi 03/10/2009 15:22


de très jolies formules.....et idem, laisse mes emotions tranquilles !


Lilas Kwine 03/10/2009 15:28


Mais c'est un soulèvement ma parole !

Je ferais ce que je peux.


Hime 03/10/2009 10:46


Tu me trifouilles tout dans les émotions, marre!


Lilas Kwine 03/10/2009 12:25


Aie, comment m'excuser?