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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:01

            " Tu peux me rafraîchir et , mais tu conserves le hair-spirit okay? "


Bien!

Je sais pas vous mais moi, y'a des situations de la vie auxquelles on ne m'a pas préparé.

J'entends par là, j'ai pourtant stagné plus de semaines à me raidir les fessiers sur les chaises de l'éducation nationale, que Jacques Martin à plomber les dimanches des familles françaises à la télé. Vous notez le niveau de culture.

Et ben, je suis toujours, toujours, toujours infoutue de jeter un semblant d'explication crédible sur l'effet capillaire que je souhaiterais obtenir même qu'à moitié hein, en sortant de chez le coiffeur.
Déjà, "capillaire", j'ai longtemps cru que c'était un terme S.F qui décrivait un tout mini-vaisseau sanguin du genre de ceux dans lesquels mêmes les micro-modules de "Il était une fois la vie", ont à un mal fou à contre braquer pour y opérer un créneau...

Pour vous dire, la dernière fois, je faisais une ébauche de mounewok down-town ( y'a pas d'heure pour s'exercer) et je galérais d'ailleurs sévèrement eu égard aux botillons tout neufs qui me sciaient les calcaneums façon blender en position " tartare ". Vous vous demandez certainement ce que c'est que le mounewok; c'est, et je ne suis pas peu fière de l'avouer, une invention de mon cru: une discipline musicale du corps qui consiste à avancer, mais de dos, par le biais d'une attaque orteils talons non glissée ( ce qui sinon, ne s'apparenterait qu'à un vulgaire moonwalk à la portée du premier crétin venu) mais, claquetté (du verbe : claqueter, faire des claquettes).
Et c'est là toute la subtile difficulté car il faut effectuer dans le même temps un rythme tribal endiablé. Je vous jure que c'est pas des plus aisé au point que Bruce Lee himself-défense, avec son entrainement quotidien de kung-fu, à côté, c'etait une petite frappe.

Mais revenons à nos moutons. Après un pas claquetté de deux, je stoppais brutalement, retenant un cri guttural. Une jeune punk visiblement en proie à un accès de folie schizophrénique me contemplait, la tignasse folle et l'air ahurie.
"Bordel".
Ca n'était que mon reflet dans la vitrine d'un magasin. Mais devant cette froide prise de conscience d'une insoutenable réalité de l'Être ( " tu ne ressembles à rien ma pauvre Gilberte " ) il fallait agir. Fissa.

Décision était donc prise. J'entrais chez le coiffeur à 16H35 . Une boule au ventre pire que le jour de mon oral de math au baccalaureat. ( -rewind- " Réflechissez mademoiselle Bisou enfin, qu'est ce qu'un cosinus? " " euh, une anomalie congénitale? " - soupir du jury - " bien, bon .. Allons y pour le théorème de Pythagore ?" "Pitta Gore vous dites? Ben, ah oui! C'est un bouquin de cuisine Turque je crois?")

"Qui vous coiffe ?" entame énergiquement la fille dans l'entrée, immédiatement en proie à la pitié en me voyant crispée comme une biscotte à la porte.

"Claire" je sussure.

Claire, c'est ma coiffeuse. Oui je sais, vu ça comme, ça en jette d'avoir une régulière. M'enfin, vous allez capter juste après pourquoi c'est franchement fondamental pour les personnes comme moi. A savoir without hennie-eurbanne-faycheunne-heydioukaycheune.
Alors, moi, à l'instant, je suis à nouveau comme une enfant le jour de la rentrée en petite section. Dénuée de repaires, avec autant de jugeotte qu'une vache au pré. Heureusement, Claire embraye illico dans le rôle de la mère et vient me chercher quasi par la main en me parlant len-te-ment, plus très certaine que je décode les mots à deux syllabes.
Elle m'assoie pleine face miroir-hallogènes, en opérant une action de coiffage-décoiffage dans mes tifs et envoie:

" Alors, qu'est ce qu'on fait ? "

En général, c'est à ce moment là que je panique. Mais, parfois, j'ai envie de dire, il faut voir dans le cours des choses comme des signes évidents qui vous exhortent à transcender la peur et à avancer. Donc au lieu de me retrancher derrière un couard" comme la dernière fois", je balance:

" Alors euh, j'aimerais bien les éclaircir un peu parce que ça me gêne - là et là - et puis bieeeen les effiler comme pour donner des impressions de longueurs différentes décoiffées MAIS coiffées quand même. "

Bon. Claire, elle me contemple une nanoseconde furtive avec une lueur vague dans ces yeux plein d'une détresse interrogative. Comme elle est very sweet, elle essaie de reformuler:
"..."
Et puis j'entends le renoncement à son soupir navré:

" je suis désolée, mais je suis un peu perdue là".

En même temps, si elle m'avait écouté, today, je raserais les murs down-town en blondasse platine façon Lovamour, avec des tempes à la Tony Vairelle époque RC Lens. Je lui suis donc reconnaissante d'avoir fait preuve de franchise. Et c'est pour ça que c'est ma régulière je vais vous dire.

Je me suis donc rabattue sur l'option " In my Hairdresser I trust" et j'ai dit :

" Bon, juste une coupe a littlebit rock'n roll".

Un jour je vous parlerai de la fois où j'ai cru qu'avoir un gloss c'était une maladie grave.

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Published by Lilas Kwine - dans Total délire
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commentaires

Charlie Grogne 08/10/2009 11:24


Comme disait Coluche, la femme sera véritablement l'égale de l'homme quand elle acceptera d'être chauve et de trouver ça distingué.


Lilas Kwine 08/10/2009 16:10


J'en connais même des qui rotent en plein rue. Mais sans aucune distinction il est vrai.


Madame Olson 08/10/2009 10:02


Tes délires m'eclate...sincèrement, je voudrais savoir..c'est naturel chez toi ?
Pi j'attends l'histoire du gloss impatiemment


Lilas Kwine 08/10/2009 10:14


Ne me cause pas de gloss malheureuse, j'ai plus de doliprane dans la pharmacie !

( chassez le naturel, il revient par la fenêtre )