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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
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  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 13:01





Souviens toi.
Elle est où la bouffée d'espoir, l'air frais et vivant, 
celui que t'inspirais quand t'avais fini tes devoirs,
celui qui t'emmenait en ces lieux où les parents
t'interdisaient de poser le regard.

Souviens toi...
Elle est où la liberté de devenir
ce que tu rêves d'être en secret,
que la seule barrière de tes tripes arrête
quand t'as passé l'âge du choc' et des bonbecs.

Arrête! Tu le sais bien, tu le sais non ?
Que c'est la trouille qui t'enchaine au fond 
de cette vie là qui n'inspire que le mépris,
c'est drôle, ou la tristesse profonde
à tous les gens comme toi. Pourtant...

Souviens toi!
Elles sont où tes belles paroles?
Cette force qui nous faisait danser,
et incendiait nos pupilles avec des feux de joie,
cette force qu'on sentait vibrer si puissante
quand tu racontais ta déraison, ta foi, tes rages, 
et tous tes grands horizons, 
la lame de fond qui nous submergeait 
ou se faisait caressante à flanquer des frissons 
aux plus retranchés d'entre nous, 
elle est où ? Nous dis pas que tu sais pas, 
que tu sais plus...

Dégaine pas tes excuses à deux balles, 
tu vaux mieux que ça au fond, 
mieux que cette vie sans fond, sans âme.
T'arrêtes pas de le dire d'ailleurs, combien de fois tu nous l'as répété
que l'envie c'est ton truc, que toi, toi...T'es pas du genre à t'écraser!

Mais l'horloge continue à faire le tour et tu continues
de t'enfoncer dans cette vase molle et sourde,
ces traces de pas que tu crois n'être qu'à ta pointure 
parce que bien sur, c'est plus tranquille la vie, 
plus tranquille si tu vois pas plus loin 
que le bout de tes chaussures

On le sait au fond, nous aussi on sait tout ça,
comme toi on veut pas souffrir trop;
c'etait dur et il a bien fallu admettre, 
que c'est pas qu'un mauvais moment à passer, 
que la douleur c'est tous les jours qu'il faut se la coltiner...

Elle est où la mort qui t'angoisse tant, te file la crampe au bide, 
et resserre lentement ses doigts pâles sur ta gorge
quand tu te retrouves seul noyé 
dans l'obscurité de ta mélancolie? 
T'as nourri tant de regrets à la pelle, 
t'en as oublié qu'avec tu pouvais élever aussi 
des chateaux de sable ou des océans, des royaumes
ou un univers fantastique plein d'elfes et de géants..

Mais toi dans le boxon de ta non-vie, 
qu'est construit 
plus carré qu'un rubicube trop parfait, demande toi 
ce qui te pousse à résoudre cette fausse énigme, 
ce qui t'obstines à ranger quelques couleurs 
qu'étaient bien plus belles mélées ensemble 
sur le tableau de tes faiblesses;
à quoi ça rime tout ça, à quoi...

Alors...

Arrête s'teu plaît, arrête de coller à l'image 
que te renvoie le miroir terne de ceux
qui n'ont pas de Foi ou meurent d'effroi,
balance ton poing au travers, 
fais confiance à ton radar, 
celui qui te souffle, qui t'insuffle, qui t'inspire 
mais que t'étouffes, tu tues, et qui 
te déchire un peu plus chaque pas

Regarde, regarde, 
à force de refuser d'être toi, t'y vois même plus rien, 
tu vois même pas que t'existes plus, 
t'es même plus rien, t'es même plus là...
Souviens toi,
tu criais:
"y'a pas une solution au bonheur""
tu disais:
"y'a que l'acceptation de ton existence 
ou à jamais celle de tes résistances."




 

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Published by Lilas Kwine - dans Quasi slam
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commentaires

Thierry Benquey 27/11/2009 10:56


Un texte tranchant dont chacun peut prendre ou la totalité ou une part pour soi. Amitié. Thierry


Lilas Kwine 27/11/2009 11:05


Merci Thierry