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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
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  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 22:46



                                         




Elle disait, la Vieille, elle disait

"tu verras plus tard, le temps ça s'estompe
comme ces impatiences sur ton joli visage"
Elle disait la Vieille elle disait
" Regarde au loin, tu verras que le monde,
tu ne peux l'embrasser si près de tes pas"

Alors je pensais qu'elle chantait faux,
mais c'est moi qui ne savait pas entendre
je ne savais humer toute la saveur du monde
ni ne m'étais délestée de l'humeur vagabonde
piédestal en sable de mes quinze ans à peine,
je croyais savoir ce que c'était que la Beauté...

Mais, elle était plus belle que tous ces jeunes
rebelles aux fronts forts, aux gros bras, qui s'accrochaient
aux bas des filles dans l'air chaud du soir,
tannées délicieusement, toutes ces plus jeunes qu'elle,
chuchotant à leurs oreilles le bel umbigada
lorsqu'elle envoyait, la Vieille, ces cantos, ces sambas

Et dense la foule au rhum haranguait, réclamait de la joie
sur ce rythme binaire, les nombrils à l'air,
les guitares, le cavaquinho, le 2/4 entêtant
Et le peuple dansait sur la plage de Sao Conrado,
une passe et une autre, en dépit des eaux de Mars
dans les rades, agitée elle dansait jusqu'à l'aube...

Ses souvenirs à Estafio, elle y était la Vieille,
elle y avait appris la mesure d'un certain tempo,
la révolution en marche, emparée sa jeunesse
quand la musique esclave est sortie du ghetto
et c'est elle qui me chante la promesse de la vie
à la faveur d'une bossa au contrepoint béni...

"Que isto é bossa nova
Que isto é muito natural
O que você não sabe
nem sequer presente
E que os desafinados
também têm um coração"

("Que c'est de la bossa nova
Que c'est très naturel !
Ce que tu ne sais pas,
ni ne veux reconnaître
C'est que les désaccordés
ont aussi un coeur"*)

( *desafinado -extrait- A.C Jobim et Newton Mendoça)

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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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commentaires

Thierry Benquey 17/11/2009 10:02


Presque poésie, sourire. Je trouve ce texte au contraire très poétique et il a meme réussi a me faire voyager, en un novembre gris et froid, dans les rues de la Havanne. Amitié. THierry


Lilas Kwine 17/11/2009 11:26



Merci Thierry