Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
  • Contact

Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

Anthologie-po-sie-gehess-edition.jpg

Lilas Où?

Faites tourner Folks

Share |

Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 23:46

 

 

moma-blog-2.jpg

 

 

 

 

 

Parfois Rapace 

lorsque tes bras m'enlacent

stagnent en seule place 

les vasoconstrictions

pliée sous l'empois de nous

je me voudrais alchimiste, 

je répandrais le dissolvant 

annulant tous les restes 

d'une morte saison 

 

Parfois, lorsque la nuit brune 

m'enlève aux états statiques

des sourires délicats 

pesanteur étalée 

sous la voûte dalmatienne 

je voudrais juste mourir, 

envoyer sur le carreau 

ce vieux réflexe archaïque

qui m'enchaîne au jeu de toi

qui m'esseule, perte de quoi...

 

C'est le chagrin qui ronge 

tous les états latents

conclusion d'un sourire las

aux espaces débutant

je voudrais juste pour cette fois

lâcher l'expiration ultime

bloquer le souffle liminaire

apercevoir les soubresauts

du va et vient qui s'amenuise

s'épuise et finit par se pendre

aux extrêmes cardinaux 

 

Arrêter d'un coin de drap 

mortuaire ces émois 

sous la pluie radicale

d'un destin ordinaire

flinguer l'emploi des nous

et remonter les traces 

de l'abandon qui passe...

tu ne vois donc pas
les rasoirs pleuvent autour de mon cou

quand l'empreinte des morsures

ne s'y meuvent plus du tout ...

 

Parfois Rapace 

lorsque tes bras m'enlacent

ne laissent place 

qu'aux vasoconstrictions

je voudrais tant diluer

à l'acide épatant

les restes d'une saison 

consommée depuis longtemps

 

 

 

 

 


 

Partager cet article

Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
commenter cet article

commentaires