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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 12:04
silence



parfois ça commence 
comme une poussière
 
résumer la situation 
 
toujours une raison souriante de commettre les conneries
tirade malvenue
génératrice de monologue constant
y'a des gens doués pour se provoquer à ce jeu là
toutes alarmes convoquées gueulant à plein 
alors que règne par circonstances rauques
le silence le plus absolu 
sur quelques surgissements
 
le ventre d'une araignée me passe devant 
son cadavre en étoile flotte à la surface d'une eau molle 
le fond de l'air est mou
l'herbe vert jaune cramé qui ne répond plus à aucune teinte, ne fait pas d'effort pour paraître complaisante
le tapis végétal ne correspond à aucune demande
moi même je ne me sens pas très disposée
 
c'est peut-être le vent nauséeux qui balaye aux interstices en travers des tripes
j'évalue précautionneusement les dégâts sur mes contours
du bout des lèvres je parle à l'étoile morte
ce genre d'après midi n'est propice à aucune brusquerie quand la ville fangeuse étouffant sous les odeurs de nulle part
bloque aux foules l'espace de liberté dont les poumons crèvent pour se dépêtrer
 
- comme présage d'une belle suite au bordel prédicateur 
 
un caneton de printemps vient de becqueter l'araignée
le cagnard tape raide, qu'une brise pas à la hauteur fait à peine tergiverser 
la mère du caneton se pointe et le rapatrie sans ménagement
par ici l'éducation est à l'image de l'absence de vie: sans fioriture
 
en lisière, le silence sans fioriture en recouvre un autre
plus pernicieux, disgracieux comme un sumo dépressif
parfois je m'assoupis légèrement mais le silence vient snaper des doigts à mon oreille
pour rappel, le silence se fait entendre
il a une gueule de planche de fakir
faut s'entraîner dur pour cheminer dessus sans se laisser prendre au cri
ces jours où le silence s'installe par cycle comme un mistral corrosif, j'évite le détour par les questionnements même anodins;
penser ramène trop de souvenirs
à commencer par ceux qui n'existeront jamais
 
statistiquement je me demande combien de temps je pourrais tenir, là, assise jambes ballantes en surplomb de cadavres qui croisent sur ce bord de quai, avant qu'un type un peu fou ne résiste à la tentation de me pousser 
- combien de temps je pourrais, des questions à la con, y'en a toujours une résiduelle que le silence anime
le drame c'est l'attente
le drame c'est de ne pas savoir
le drame mou préside au drame terminal
mais la tristesse au renoncement, jamais
va comprendre tête de mule
le silence me rapproche des phrases qui n'appartiennent à personne
et si le silence me chape,
je n'échappe pas aux "si" qui me lancent

- sauf que
 
en été les textes se terminent toujours bien 
en été les textes se terminent toujours bien
en été les textes se terminent toujours bien


 

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Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
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commentaires

fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 11/11/2010 23:02


Bonjour,

L'esprit a sans doute une histoire, mais il n'y a pas d'histoire de l'esprit.
Vous êtes invité à visiter mon blog (fermaton.over-blog.com), le code d'Einstein. C'est une théorie mathématique de la conscience humaine.

Cordialement

Clovis Simard


Hime 31/07/2010 08:39


Bon, je suis venue plein de fois relire tes deux petits derniers (un vrai régal comme toujours), et les mots me manquent encore... J'ai même rédigé une petite futilité que je n'arrive pas à
publier... Je vais me citer donc, un peu à l'emportée : " In white I trust, parce que Lilas sent bon, et que ça couvre l'odeur des plaies, même celles qui depuis longtemps sont sèches". Merci
d'être revenue, un peu, beaucoup... Je te fais pas le coup de l'effeuillée hein! Sinon, à te relire, comme diraient les plus pompeux ;)


Lilas Kwine 31/07/2010 09:59



oh je ne suis pas prête de partir; je la mets juste un peu en veilleuse, vachement pratique pour éclairer un peu les nuits 
( merci, one more time )