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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
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  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 18:49

 



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Dis moi où tu cavales
au dédale des éclipses
indique moi la brèche
n'approche pas si près

D'un endroit de verre
d'un envers carcan
d'un endroit à revers
quelques vers défiants

Trente degrés de lune
à des lieux de ce temps
sous la pierre des lacunes
sous le poids des rancunes

Tu veux savoir...

Il y a la plaine, il y a la dune
des nuits rebelles de fortune,
des volets de bois verts 
des rangées de sarments 

Des plates-bandes où
renaissent l'été, l'hiver
le printemps, et meurent
les automnes navrants

Une closerie bardée de lierres
pour la causerie, pour la colère
pour l'amnistie, pour la dérape
sans la rumeur, sans les repères

Des bassins ombrageux
des stupeurs de traverse
des casemates de biais
où se logent les retraites

Des griffes enfoncées
sur les sourires à blanc
les résistances narguées
de tant de battements

Celles qui piaulent
quand je ris aux éclats
aux urgences gémissantes
les mots restent sans voix

Celles qui ne s'envolent
jamais, j'aspire à la paix
les pensées métronomes
qui empêchent l'apnée 

C'est le ciel qui se meurt
c'est le coeur qui gémit
dans la nuit atomique
flambe à l'agonie

Il y a les colères
sombrant en surface
il y a les cicatrices
stagnant en crevasse

Les espaces déviants
aux rictus déments
la fêlure, la folie
les fantômes assoupis

La saison désespère
à l'effroi de l'ennui
la saison disparaît
sous le rideau de pluie

 

Tu voulais savoir...

 

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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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commentaires

Hime 09/05/2010 13:33


Et si les "Je sais" blessent et les "Sait-on jamais" tuent, se dire alors que le tout c'est de le savoir?! ;)


Lilas Kwine 09/05/2010 17:36



c'est pas faux ... :-)