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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 08:22

       " Et miiiiiiiiiiirde, j'ai encore oublié mes couilles à la maison ..."



Bien !

J'ai déjà évoqué mon petit problème de cohabitation avec la mode (qui prend - c'est pas une excuse à la mord-moi le pif,  toute sa source à l'enfance lorsque ma mère, actrice dans Hostel à ses heures perdues en mode bourreau, pensait sincèrement que la petite Gilberte se ferait des amis à l'école en kilt et en fuseau. No error system, je suis bien le produit esthétique de la juxtaposition de frusques  has-been de surcroît pruritantes à mort que multiplie la manipulation parentale décadente).

"Je vais l'enfiler ton putain de Killllt mais détache-moiiiii!!!!"

Quand on me demande ce qu'est un blush, je réponds convulsivement "un super coup au poker", quant au gloss, "mais c'est une maladie génétique grave et orpheline chérie!". "Elle" c'est "un pronom personnel, pas un magazine grosducon". Ah, aussi j'ai été la seule à sauter de joie quand on m'a annoncé que le Sim était mort cet été. Mais là je plaide non coupable, excusée par ma fashion-nullitude.

Si vous n'aviez donc pas saisi à quel point le problème relevait du pathos, c'est chose faite.

Prenez justement le seulim, il y a deux ans ( "Peuh, au moinsse five yiiiirzes my pôvresse" me postillonneront à la face non blushée les affissionnadasses du brise-couille).

LE SEULIM, ou préciserais-je, l'ami idéal d'une contraception féminine en loucedé 100% de réussite tellement le bazar écrabouille les grelots des keums façon torture du 12em siècle qu'après on peut toujours causer que la natalité de la France elle soit tombée bien bas.
Et bien, cette chose a sévi des mois en guest des vitrines around the world, sur toutes les unes des couv' ( même celle de "passion cheval" je suis sûre), sur toutes les faces de lune de moins de 15 ans et j'en passe. No way, pas possible d'y échapper.
Pire, toute autre espèce de jean, du baggy au bootleg avait comme littéralement disparu de la (grande) surface du centre (commercial) de la terre, boulottée sans pitié par BLOBSLIM, cet ectoplasme venu de l'espace (mode adulte femme enfant)

Au début j'ai ricané sec. J'ai même fait acte héroique de résistance ( d'où les 3 ans de négation suce-cité? ). J'avais rejoins le groupuscule actif et ultra violent " Pour l'extrudation des testicules moulées en slim façon rice krispies". Au titre de trésorière. Comme quoi on accepte n'importe qui dans ces groupuscules vu que j'ai vachement de soucis avec la table de 7.

Mais que voulez-vous, même les esprits les plus endurcis à toute torture mentale ont leurs failles. En plus que mon dernier wrangler still alive commençait à craquer sévère de la couture genre celui de Kurt le Grunge 10 ans après l'enterrement. Je concède, ça a joué un max.

Bref, en désepoir de cause, après avoir écumé, la bave aux lèvres et les yeux fous tous les djinn'ss storzzes downtown, j'ai capitulé. Moi, Gilberte merde. Je me suis dit, après tout, si ma petite couz' 12 balais taille 22, pourquoi pas toi Gigi B ? Let's rock it!

J'ai commencé à reluquer du coin de la rétine les vitrines des stores-denim ( nul besoin de préciser qu'il y a peu, je pensais qu'il s'agissait du regroupement des commerçants de Nîmes. Irrécupérable je vous dis). Y'avait des skeu-pro-anas en slims, des barbies en slims, des Big Jims en slims, des vendeuses en slims, des littlest petshop en slims, et même des vrais gens en slims qui ne parlaient pas avec une voix de furet prépubère. Sentais-je frémir le bourguignon d'un espoir ras la narine en déroute? ET SI LE SLIM ETAIT REELLEMENT FAIT POUR
( mes hanches de mama Sicilienne ) MOI FINALEMENT?

Telle Martine Truc devant un beignet au nutella en 3em semaine de régime dissocié, j'ai craqué. Pathétique.
J'ai pénétré dans the place to be de la it-mode d'alors ( puisqu'on l'aura grillé, au moment où je publie ces mots has been, ce texte est has been, le sujet est has been, bref lecteur si tu me lis, soit prudent afin de ne point te tacher de la trace tenace de la Hasbeennatitioude).

Moi aussi j'ai essayé mon slim (en prenant soin de faire  passer cet acte de haute trahison sous le sceau d'une saine curiosité : " Nannn mais j'veux dire attends, on peut décemment pas monter un grouspucule a-politique néo-faschisant anti-slim sans savoir UN minimeume de oiqu'on cause? Merde. ")?

Et j'ai aperçu ma main droite - tout résidu de conscience lucide en lévitation à distance de sécu de mon enveloppe corporelle, saisir mon premier seu-lim.

Malheureusement ce ne fut pas le dernier. Car le seu-lim s'essaye toujours par paquet de plus de 10 minimum.
(Toute proportion gardée, je n'aurais pas tant perdu mon temps que ça vu que l'essayage consécutif de 20 slims équivaut à une bonne séance de full-épilation -jambons, cuissôts, maillot- )


                 Araignée avant full-épilation au slim: la loose

Maintenant, avec le recul, je peux vous le dire en toute sérénité: en général, faut pas s'affoler, first, on se foire toujours. Problème de perception de son shéma corporel en habit over-moulant qu'elles disent les it-vendeuses-sociologues.

Au début, j'ai rien voulu savoir. C'est bon j'ai beau être une grosse nullarde en mode, je sais encore me dégoter un futal à la bonne taille merci bien. "Je jetteuncoupd'oeil" j'ai donc dit à la it-slim-vendeuse qui faisait mine de pénétrer mon espace vital.
Et bon.
J'ai consenti à lâcher le 56 que j'avais dans les mains.
" Ah mais, m'a dit len-te-ment super vendeuse en toisant du coin de l'oeil la demeurée absolue qui se tenait les pieds en canards devant sa face gemey-maybeline, le seu-lim, ça se porte très près du body, c'est le principe."
Et elle m'a collé un 38 dans les mains d'un geste autoritaire.

C'est sympa le selim, ça a comme un côté révélateur du négatif de la vie que vous incarnez:

J'étais déjà la queen-mother de l'autodévalorisation du myself largement au dessus du lot moyen d'un convoi exceptionnel de complexés de la vie, mais là, j'avoue, j'étais pas au courant que j'avais les cuisses de Jolly Jumper à la retraite de Lucky Luke (il faut le savoir, il s'est complètement laissé allé le bidet)

J'en veux pour preuve: J.Jumper chante Let It Be à La Nouvelle Star

Mais la vendeuse qui n'était pas la première petite gourdasse venue
- avait du métier à revendre,
- a détourné mon attention, plus rusée qu'une sioute en territoire blanc-bec,
- a fait résonner en le moteur de recherche de mon moi, mon ça et mon sur-moi, la diablesse finaude, 3 mots qui n'ont pas l'habitude de frayer ensemble dans le cimetière nauséabonde de l'estime de soi.
3 mots qui tourbillonnent tels des moustiques de la RAF à jeuns dans une tente de jeunes scouts dodus.

"Beau + petit + cul."

Ben sans déconner, 'voulez savoir comment ça c'est terminé cette affaire?

Le problème n'étant pas tant l'enfilade que la désenfilade:

- tentative neumbeurre one : rédiger 100 fois le verbe " se vautrer " au subjontif du ridicule qui déchire. Ce qui donne: que je me vautrâsse comme un caniche souffreteux etc
- tentative neumbeurre two : expérimenter the ultimate shame le cul à l'air et le seulim coinssosse niveau cagnes devant un car d'ados anglais en sortie de classe (mode quartier libre)

Ouais, ça comme: j'ai pulsé # # # # sur la game boy en ravalant ma salive ( - 125 eurosamère -). Et mon "beau petit cul" et moi, on est sorti la tête haute (et les jambes épilées) en seulim. Vu que pas moyen de désenfiler.

Y'a des fois faut pas lutter.

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Published by Lilas Kwine - dans Total délire
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commentaires

Madame Olson 10/10/2009 12:31


Ah ah..prise sur le fait ! Je résiste encore moi madame.... pas de slim pour moi....Je tiens... Mon 501 résiste encore...cuissots libres, fesses qui respire et de l'air entre le jean et le
mollet..je résiste je te dis !


Lilas Kwine 10/10/2009 12:33


Respect, comme crierait Aretha


Charlie Grogne 09/10/2009 22:59


Trois ans de lutte, c'est bien. Mais pouvait mieux faire. Et maintenant, c'est trop tard, il va falloir tout reprendre à zéro...


Lilas Kwine 10/10/2009 10:36


La lutte continue..Et je révise ma table de 7 dans la foulée des fois que.


poupoune 09/10/2009 20:11


donc, "slim fast", c'est des conneries, on n'en sort pas si vite...?
me suis teeeeellement reconnue...
sauf que cette fois, j'ai pas craqué : pas tenté l'expérience slim, moi... mais je dois être + âgée ;o)

bien ri, merci !


Lilas Kwine 09/10/2009 20:12


Ou ou ou tu as un chouia plus de dignité