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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
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  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 08:53


                                                          



Sérieusement y'a un truc que je ne saisis pas.
je pensais que les filles, il suffisait de les faire rire pour les faire craquer.

C'est forcément une pensée de mec. Je vois que ça.
Ou peut être les filles ne réagissent qu'à l'humour mâle.
Peut être même qu'elles feignent.
J'en connais certaines qui sont très capables de faire ça.
Avec des petits rires comme ça " Hi-hi-hi", empruntés, la tête un peu de côté, en battant des cils si fort que t'as l'impression que la clim s'allume.
Mais bon, elles, elles ne m'intéressent pas. Pas prêtes d'approcher le niveau DEFCON 1 sur l'échelle de mes frissons.

Ou alors je ne connais pas de filles qui ont le sens de l'humour.
Ou pire! Qui ont le sens de l'humour, mais que ça ne fait pas craquer!
Et ça, ça serait une éventualité des plus grave. Surtout pour moi qui fonctionne au jeu de mot comme la game boy aux piles LR6.

En tout cas déjà elle, elle l'a.
La preuve: la dernière fois elle a rit. Plusieurs fois même.
A chaque fois elle rit d'ailleurs. Au moins 3 fois.
Je le sais, ça sonne un peu T.O.C vu comme ça, mais son rire, c'est un peu comme LA chanson du moment que t'adores. T'as beau la connaitre tellement par cœur que des fois tu te demandes si tu l'aurais pas écrite dans une vie antérieure, tu peux pas t'empêcher d'écraser la touche Replay pour qu'elle t'enfonce un pieu en fusion dans les tripes à nouveau.

Elle, elle rit par phases. D'abord silencieusement, si bien qu'un observateur lambda peu au fait, comme moi je le suis, penserait qu'il y a comme un dixième de seconde de décalage en trop avec le truc drôle, et que cette fille là n'a pas la gâchette rapide. En vérité, elle rit déjà. Elle me regarde dans les yeux, profondément. Et puis f-fff, ça se déclenche et le rire part franchement, doux et grave. Il cristallise l'espace ambiant en dolby surround juste réglé à la bonne fréquence comme un ciel bas poudré de sucre glace dans lequel on aurait envie de tracer des mots avec le doigt. Comment voulez vous que je résiste à ça! Il n'est jamais forcé ce rire, il est sincère.
Ca me donne encore plus envie de la faire rire. Comme une sorte de challenge.
C'est pas que je me crois vraiment drôle ou douée d'une finesse d'esprit hors du commun.
C'est juste que je l'ai fait rire, elle.

Bon tout ça ne résoud pas le problème. Alors je ne sais pas.

Y'a une astuce que je ne dois pas maîtriser.
Je sais oui, y'a pas d'âge pour apprendre. Mais j'ai beau observer avec concentration autour de moi pour percer le mystère de la séduction - entendons nous bien je parle de la provocation du désir fulgurant, rien ne m'apparaît plus très clair.
C'est même la chose la plus compliquée du monde!

C'est fou, quand on pense qu'il existe une tripotée de célibataires pour se plaindre ne n'arriver à rien d'autres que collectionner les plans cul dans la vie. Et infoutus de s'embringuer dans le truc le plus facile du monde: la vie de couple. Moi c'est l'inverse que voulez vous. Le monde est-il à ce point si mal foutu comme les finitions des fringues bon marché?

C'est quand même malheureux, j'aurais pu avoir d'autres passions dans la vie, comme faire pousser des géraniums, ou collectionner les tubes de rouge à lèvres...
Moi il a fallu que je me passionne pour le désir, et je suis sans doute la plus nulle de la promo à ce jeu là.

- frustration-

Et puis j'ai pas envie de prendre le temps: elle, c'est tout de suite que j'en ai envie, là devant moi, sur le canap', sur le parquet, sur le sable chaud, sur l'herbe fraîche, dans les vestaires, dans le couloir, derrière la porte dérobée, à la cave, au grenier, debout, assise, allongée, à genoux, habillée, ou pas, comme elle veut, je m'en fous...
Oh quoi, vous savez bien.
En l'occurence, ne serait-ce que la toucher:
figurez vous que c'est pas si simple d'engager le contact physique. Peut être aussi parce que moi j'ai l'impression que ça va se voir gros comme un bucheron canadien que j'ai envie d'un peu plus que d'effleurer au fond...

Faut dire, question options, j'ai pas été gaté par dame nature.
Les autres m'assurent que non, mais hého, je suis pas si con. La preuve: je crois que ce que je vois. Et y'a longtemps que j'évite de tripoter les miroirs de trop près vu que j'aime pas observer ma morpho-vérité en face ou de profil.
En plus y'a pas que dame nature. Y'a mère éducation. Si j'avais un psy, sur qu'il me dirait que j'ai été une enfant surprotégée, constamment dans le contrôle de moi-même, en résultant une estime de soi en tas de poussières pire qu'à Ground Zero quelques heures après l'impact.

Bon ok, soit. Et en attendant, je fais quoi moi ?

La stratégie qui consiste à attendre au petit bonheur n'a pas donné jusqu'à présent un très grand pourcentage de résultat positif en terme de pronostic. C'est dommage parce que ça m'arrangerait bien. Je fais malheureusement partie du bataillon inverse. Moi, c'est quand tu veux, enfin, si y'a flash quand même. C'est sympa et ça rend fier mais c'est comme être Rhésus 0 négatif: tu peux sauver tout le monde, mais t'es jamais là au moment où l'accident se produit. Par contre, toi quand t'as besoin fissa d'une transfusion ou sinon c'est le passage direct de l'autre côté du Styx, y'a que des A B et 0+ qui s'arrêtent comme des cons sur le bas côté pour te regarder agoniser. Putain.

...Merde, elle rigole pas là.. Elle a pas rigolé là...Elle me sourit.
J'ai pas du en sortir une terrible...
Bon allez, on se reconcentre, elle a rit que 2 fois pour l'instant, pas question de louper la suivante...

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Published by Lilas Kwine - dans Limite nouvelle
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commentaires

Stipe 27/10/2009 17:25


j'aime beaucoup, encore une fois.
je me laisse aller à te lire dans le désordre, mais qui est un ordre parfaitement établi pour moi.
tu me crois pas ?
T'as p't'etre bien raison, je suis pas aussi organisé. N'empêche que j'ai quand même fait plus que bien apprécier.


Lilas Kwine 27/10/2009 17:39


Le sens n'a pas pas besoin de sens pour exister  ;-) 


Hime 27/10/2009 13:09


Je relis...
Ah ouais, si je pars là-dessus: "C'est forcément une pensée de mec, je vois que ça". J'ai donc du lire de traviole tout le reste ^^
J'ai jeté des idées concernant perdre un lecteur ou lui donner du ping-pong, sans me permettre de deviser à la place de tes objectifs personnels et narratifs.
Et comme quoi, je suis passée à côté, tu parles de confiance là?! Naaaan!
Voilà un texte (un échange) qui m'en aura donné pour mon compte: de l'ouverture sur les différentes clés de lecture... Toute une thèse à débattre qui reviendrait à dire: tout n'est que ressenti? En
tout cas, c'est toujours agréable de te lire, et de rien, aimant moi-même le retour constructif...


Hime 27/10/2009 11:35


Alors oui, le résultat final malgré les "différences" homme-femme reste réussir à séduire par le rire, j'ai bon?! Sauf qu'à mon sens, ça ne rend pas hommage à la qualité de la plume. Ne serait-ce
que parce que tu développes dès le départ un point de vue masculin très affirmé (je ne parle pas d'une marque de fabrique établie homme ou femme, mais bien du ton qui transpire dans ton récit) et
que l'incohérence d'une "elle" qui vient se greffer, plutôt vers la fin, à même les propos du dit "il" aurait pu donner un des meilleurs effet avec des soliloques interposés, par exemple (Trop
classique? Je ne pense pas, juste un ping-pong amusant sur une situation donnée.) -ou alors, inclure des "elle" dès le départ (et ainsi perdre le lecteur, mais l'inviter à lire entre les lignes, et
enfoncer le clou quant à l'idée qu'au final, ce n'est pas tant une question de sexe). Après libre à toi, biensûr, ton propos t'appartient, ce n'était pas une critique sévère mais plutôt un
questionnement, des idées venues après lecture. Et en général c'est bon signe quand un texte pose question! Et puis arf, qui veut lit et s'approprie comme bon lui semble ;)


Lilas Kwine 27/10/2009 11:57


Je n'ai pas pris ton commentaire comme une critique sévère, au contraire :-); c'est intéressant et important pour moi d'avoir un retour sur le ressenti. Cela dit, il n'y avait pas de volonté de
perdre le lecteur sur la question des genres puisque le parti est pris dès le départ de faire parler une narratrice ( qui commence par s'interroger sur l'efficacité à huiler les rouages de la
séduction avec un certain type d'humour). 

Le propos d'ailleurs porte plus sur le manque de confiance en soi de la narratrice quand à son pouvoir de séduction que sur l'efficience d'une séduction par le rire. 

Encore merci de ton passage. 

 


Hime 27/10/2009 10:20


Un texte très sympa, si ce n'est que j'ai peur d'avoir mal lu...
C'est bien un "il" qui raconte?!


Lilas Kwine 27/10/2009 10:27


C'etait un Elle à la base, mais tu n'es pas la seule à m'avoir posé la question et finalement, Il ou Elle n'a que peu d'importance dans le sujet.


Lulu 27/10/2009 09:32


:-)