Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
  • Contact

Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

Anthologie-po-sie-gehess-edition.jpg

Lilas Où?

Faites tourner Folks

Share |

Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 13:16




electrocardiogramme.jpg



- Go -


Elle a tourné le dos.
Et puis merde, allez...

Comme elle était sur le point de rentrer, j'ai saisi son épaule et mon courage de la main gauche.
Elle s'est retournée vers moi.
Dix centimètres une seconde plus tard, j'ai collé mes lèvres sur les siennes.
Même pas maladroitement. Sans brusquerie. Même pas timide. Le geste osé. Juste posé.
Tout à fait cool.
Du moins en apparence.
En interne, tu imagines : mésentère en fusion. Pulsation à trois cent. Fallait pas s'étonner, pas espérer moins quand même.
Mais j'avais anticipé. Mis les prévisions en veilleuse. Réponse du berger à la bergère en solution de repli : réaction viscérale, quasi instantanée.

Elle n'a pas eu le temps de contester. Et moi non plus. Surtout pas moi.
Je n'ai pas flanché. Elle n'a pas reculé.
Pensée pixelle :
Zone cible atteinte, Flagship.
Conditions de voyages :
Trajets sinueux. Détours torturés. Sentiers de fortune.
Si la stratosphère possède un point de chute, ce sont ces lèvres. Vers lesquelles :
- J'ai convergé tant de fois - J'ai dévié à temps.


- Plus tard -


Je ne saurais retracer la durée de l'escale. Elle n'a pas reculé, je te dis. C'est ce dont je me souviens, des années après. Comme un négatif en 3D. Ça et l'odeur de sa nuque. Confort de l'atterrissage, l'impression tenace d'avoir circulé sur le velours, un instant critique, des secondes d'éternité. Ce sentiment surpuissant, la fêlure de l'iceberg, l'inscription dans le cristal de l'ivresse.


- Flash-Back -


Elle a saisi ma ceinture. Je l'ai plaquée contre le mur sans lâcher prise aux commissures. La brique était crayeuse et l'air tiède sous les débardeurs signalait la rafale des pouls arythmiques. De face et de profil, ça s'entrechoquait sévère, c'était Duel en dedans. Syncope pour un arrêt sur une bonne mesure de temps, j'aurais tué pour ne pas être ailleurs qu'ici. J'avais ses cheveux entre les doigts – et de là sans regret, mes mains pressées plus tard un peu plus loin, et je respirais son parfum acidulé. Il zestait les rayons de chaleur d'éclats agrumes sur sa peau mate. Mon dieu, tu sais, on était comme ces fous, qui répètent rayés, que si le temps passe vite, il faut juste courir à son rythme. La folie ne gagne rien au contact de la raison. J'avais la folie en orbite qui crevait les bordures d'une voûte d'azur. Et je pensais, non, rien, je ne pensais pas, ce serait mentir, rien de rien que nous en vie contre la craie, et puis, tourner le dos, avec à la main, la trace de son sourire.


- Durée de la concession -

Ad vitam.  


 

Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
commenter cet article
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 17:45

 

toxic gospel 1


J'aurais aimé
planer sur
les sphères
de l'étrange

Renverser
les états
qui dépêchent
la transe

Rejouer une
leste part
de mystère
sans faire tâche

Réclamer
sans cesse
la laisse qui
attache

Au white,
au white,
ô high
spirit

Ce sort
que tu jettes
entre
mes failles

Ici et là
prend son essor
d'un commun
accord 

 

 

Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
commenter cet article
23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:00




rupture-1.gif




Et si nos mains
n'ont plus l'air lisse 
des jeunes ans


Si nos corps textes
n'écrivent plus
le feu de ces cinq ans

Et si nos ventres ne suintent
plus la fièvre
des amants

Au moins, au moins
laisse-moi
sur tes doigts
déposer
la chamade
la noyade
et l'espoir tyran
et le sel de l'envie
le placard aux secrets
les remparts du regret
et l'élan de la vie

Et si nos coeurs rêches 
se montrent bravaches
Si les gorges ne comblent 
plus la brèche

Désormais, désormais
si demain
tout se tait...

Si nos regards hagards
redeviennent glaciers 
Et si le grès de nos amours
amers s'effrite

A moins que ne soit
devenue cette relation
cheap
Au moins, au moins
laisse moi
pour cette fois
murmurer
pas à pas
nos doigts joints
mise à pied
flou des peaux
ô, la folie d'un baiser



.

Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
commenter cet article
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 17:43

 


enfermement-3-.jpg

Elle a un ruban bleu dans les cheveux, qui contraste étrangement avec les reflets anthracites de ses vêtements.
Son regard s'égare dans une destination lointaine où je n'ai pas ma place.
Occupé d'autres hésitants.
J'ai tout du clandestin de passage. Je suis l'outlaw improviste.
Nous avons la même destination mais elle l'ignore.

La nuit je ne vois que du bleu.
Toutes mes nuits sont bleues.
Toutes les heures s'allongent.
Ne subsiste qu'un espace flou où le temps se dilue entre les interstices du silence.
Je m'étends entre les bras de ces contrées froides où elle n'existe pas.

Je pense à ses cheveux réglisse qu'elle enroule délicatement autour de l'index.
Il faut savoir se laisser faire. Le lâcher prise demande un courage certain.

Se faire souffler l'esprit par les émotions.
S'y laisser sombrer radical comme le galet vole et ricoche du mieux possible en surface, et touche le fond, après l'apesanteur.

Alors, accepter les traversées périlleuses. Entendre croitrent et se craqueler si clairement les bordures du trouble au delà du censé.
En remettre une couche, de refus obstiné, sur les crevasses des quotidiens.
Abuser de soi, se contraindre aux limites de la casse, jusqu'à frôler l'altération.
Reconnaître qu'on a enjambé la frontière. Souvent par effraction.
Se voir fracasser de l'épaule, la clé de voûte des résistances. Deviner la limite, celle que l'on franchira à bout de souffles.
Amortir les battements lourds du martellement dans les artères.
Il faut courber le dos sous la cisaille des déchirures, puisqu'on refuse l'anesthésie. L'anesthésie serait bien la pire erreur.

Mais je suis bien disposée à l'attraction. Neuf fois sur dix, c'est l'escalade sans cordée. Anthracite despote en gravité, déposé là, papillon à l'estomac bien noué. Si disposée à l'attraction.

Dans la nuit bleue, le désir c'est l'agonie. Les cordes de l'orchestre frisent à l'unisson. Et c'est le corps qui crisse si fort, qu'à l'apogée de la douleur, on se surprend à désirer fugace, la mort du renoncement.

Les nuits noyées de cyan, ma mémoire régurgite brutalement tout ce bleu encastré dans le réceptacle des affects insistants.

Se perdre
Se perdre

- intermezzo -

Bleu nuit
Bleu clair
Bleu pluie
Bleu ciel
Bleu terre

- pause -

Mourir
planer
Sourire
Pleurer
Se perdre

- silence -

 

Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
commenter cet article
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 12:46

desob-.jpg
 

          M
 
            E

            M                                 D

            O                                  E

            I                                    S

            R   E   B   E   L   L   I   O   N

            E                                  B

                                                 E

                                                 I

                                                 S

                                                 S

                                            S   A   L   U   T

                                                 N

                                                 C

          H   U   M   A   N   I   T   E
     
Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
commenter cet article
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 18:51

desir.jpg



Qu'est-ce qui nous reste lorsque tu ôtes, usé, le khôl
de tes regards mauresques
La fresque de nos histoires oscille, hasard des vents
un thé noir bu au gré du lest

Que reste t'il enfin, lorsque s'épuisent les évènements
ceux dont en vain on se déleste
l'envie tendue, des mains timides, sous refuge cardigan,
motifs grisants ou grotesques

Saurais-tu apprécier plus loin, au delà des fins d'après midi
l'espace asphyxié par le déni
Dix-sept heures trente, hélianthe imprègne la table de bistrot
soudain où je me sens de trop

Si elle ne se mesure, sens-tu l'envie qui gronde et enfle
à l'ombre des battements
Dans l'aube du soir, la salle est comble, et l'errance rôde
au dix place du tourment

Bleu crépuscule, guette l'angoisse, l'abandon sonne la retraite
à l'air résonne un son parasite
Chronique funeste, à demi-mot, mon corps trébuche, ô comme
dépossédé, mon corps palpite

Au prix de quels absents, tangents se traînent ces longs silences
et tangue, danse l'éternité
Robe rouge, nuit blanche, dans l'aube du soir, je lâche ma fièvre
au dix, place des regrets

Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
commenter cet article
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 10:26
impair-et-manque.jpg

Elle égrenait les pétales comme d'un rien, sans jamais se retourner. 
Elle m'avait semé en chemin. 
J'aurais aimé qu'elle marque le pas, pour les apercevoir en file d'attente. 
Elle aurait pu les saisir à plein bras, des paquets de roses fraîches en guise de consentement.
Elle avançait vite, dans le matin d'août. Elle avait soif d'aventures. 
Le vent moite léchait ses longues mèches au creux des clavicules. Anticyclone tout contre dépression, le fond de l'air était houleux, baromètre en déroute. 

Je manquais de tant de chaleurs. 
Elle crevait du manque de temps. 
La terre était sèche, et ses joues humides, dans l'herbe rêche, traçaient à l'oblique quelques souvenirs bizarres... 
Elle n'était pas du genre à collectionner les regrets. 
Je bataillais ferme en dedans. 
J'envisageais de stopper net la mémoire. 

- Mais -

Au bout du téléphone, il y avait toujours cette voix, qui ne disait pas les mots que j'attendais. 
Ceux qui font un peu trembler, lorsqu'ils renoncent à faire rire.
Au bout du téléphone, sa voix ne disait pas les mots que j'entendais. 

Comme elle avait le chic pour biaiser les silences, j'inventais des plages claires où déposer les songes et les mirages, les nerfs à vif de trop d'absences, et les paradis rentrés. Loin des belles vues, hors de portée, l'espoir épuise. 

Elle était un peu joueuse. Mais pas du genre à compter les victoires, non. 
Elle me brossait dans le sens du poil et ça me démangeait de gratter un peu de son présent. 
L'attente est plus confortable lorsqu'on ne passe pas ses heures à la contempler. 

Au milieu de la nuit, je pressais l'oreille au combiné, mon coeur entre ses doigts. 

- Répondeur -

Au bout du téléphone il y avait sa voix quand elle a dit « à bientôt ». 
Au bout du chemin, la terre était sèche et on l'a retrouvée allongée. 
Ses joues humides dans l'herbe rêche, traçaient à l'oblique quelques souvenirs froids.  
Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
commenter cet article
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 10:31

cerisiers japonais



Et d'un seul coup ce fut le printemps.
Les fleurs roses des cerisiers japonais débordaient en pluies de soie sur les trottoirs. Un vent d'ouest animait le quartier de sa mélopée caressante. Les sourires coinçaient les lèvres des promeneurs aux enclaves d'une bonne humeur volontaire.

Assise là, au bout d'une table de bistrot à la terrasse d'un bar de boulevard, elle transperce de ses regards pâles le vide de rien. Le soleil l'éblouit un peu. Il darde les rayons de 17 H et se réfléchit douloureusement sur les vitres sales. Elle chausse ses lunettes neuves, d'une pichenette.
Elle a l'index négligeant qui affole les sens.
Elle endosse à merveille cette nonchalance tranquille comme une invitation au mystère.
Elle n'attends personne et tout en elle expire l'abandon d'une solitude désirée.

- Qu'est ce que je vous sers la Belle ?

- Expresso s'il vous plaît. Et un verre d'eau.

Sa voix profonde et marbrée fige le temps en volutes éparses. Elle traverse souplement la moiteur tiède d'une fin d'après-midi trop chaude pour la saison. Ca n'étonne personne ici. Le nord s'anime au moindre rayon découvert à la faveur d'une percée de ciel de plomb. Et la vie soudain crépite au dehors comme un essaim fou débarqué de nulle part.

Elle sirote doucement le liquide noir et se dit fugacement :

- C'est à ça que doit ressembler mon âme. Finalement si la vie confine à l'absurde, j'intègre à présent le paysage dont j'ai toujours été absente.

Elle peut sentir le métal froid du révolver petit modèle - un smith et wesson 317 airlite, qui pèse dans la poche de son trench. Il lui semble plus léger que lorsqu'elle l'a tenu en main la première fois. Foutue adaptation. Armée de cette potentielle violence en poche, elle ressent physiquement jusque dans ses tendons une impression de toute puissance qu'elle méprisait jusqu'alors. Elle en a des fourmillements dans les orteils.
Elle aurait cru plus difficile de se procurer une arme clandestine. Mais tout s'achète tellement facilement aujourd'hui, les fleurs, l'amour, les fringues, la mort.

Elle sent confusément la démesure de son action. Mais aller au bout de ses actes lui fera...Simplement du bien. La délivrera.
Elle se sent détachée à présent. Car c'est ici. Le moment. Où elle ne s'appartient plus. Pour la première fois.

Elle regarde son voisin de droite. Il lève les yeux. Il lui sourit.

Elle se lève, une main dans la poche.

Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
commenter cet article
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 20:36
bars-butte-caille.jpg


J'étais à deux doigts. 
C'était il y a deux heures. Deux petites heures. J'étais à deux doigts. 
Mais j'ai effleuré ton épaule, à la place de ta concupiscence. 
Et tu as tourné le dos. 
Encore.

Tu m'accompagnais bien pourtant.
Comme toutes les autres avant toi. 
Il faut le dire, surtout l'opacité venue, quelque part aux environs des draps froissés. 
Alors je te laissais surgir librement du champ de mes divagations.
Dans les moments trop lumineux par contre, j'étais si désinvolte, je ne laissais rien paraître. 
A force de trop vouloir paraître, on n'est plus tellement soi. 
On fini pas s'évanouir dans les détails de cet autre. On laisse officier la doublure, les secondes délicates.

Trop souvent tu me parlais en connectant bien droit nos iris. 
Tu maniais un tas de sujets du bout des doigts, comme si les arguments ne suffisaient pas à exprimer la pulpe des débats. 
Et moi qui ne voyait que toi, je n'écoutais plus rien. Je devenais timide. Je me sentais brûlante. 
Je laissais à mes joues rougies l'opportunité de l'excuse implicite: la juxtaposition des degrés – hop, affaire réglée. 

Quoi qu'il en soit, j'oubliais mes fraîches promesses; oui, celles de la veille au soir. 
Je noyais les yeux à la surface du Graves, et je portais le verre à mes lèvres et je n'avais de seule échappatoire que la contemplation des caudalies en écho à mon moral astringent.
Mais, pauvre tentative, il aurait fallu bien plus...
Il aurait suffit de peu.
De prolonger d'un rien.
Côtoyer imperceptible, les contours de tes mains. 
Prendre les devants, pas la sortie des artistes.
Approcher tes souffles. Les laisser crever l'écran de mes cinémas. 

J'aurais aimé me compromettre juste pour une fois. 
Mettre entre parenthèses la sclérose des conséquences.
Effacer la mémoire vive, et toutes traces de nos environnements...
Je sentais les coulées bouillantes de l'envie, m'inciter gentiment. Tracer leur chemin des tréfonds du nombril aux saccades des déglutitions. Insupportable et pourtant. 
Rien de suffisant pour me hasarder au delà des résistances têtues. 
Bien entendu, tu étais loin de t'imaginer. 
Bien entendu, c'était le gage d'une belle entente. La promesse d'une compensation...
J'étais possédée des compensations – minable! Loin des possibles extraordinaires. 
Hors des probables bouleversants. 
Possédée, mais consentante.

Je capitulais. J'attendrais pour le pire, les instants opaques, les chimères affranchies...

...
J'étais à deux doigts. 
C'était il y a deux heures. Deux petites heures. J'étais à deux doigts. 
Mais j'ai effleuré ton épaule, à la place de ta concupiscence. 
Et tu as tourné le dos. Drapée de cette classe folle, accordée par l'ignorance.
Et je partis de mon côté, en quête d'un autre objet à mes troubles électifs. 
A nouveau.  

Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
commenter cet article
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 18:48
tortue_marine.jpg



Croise la lame, hume le vent 

l
'ombre d'une Caouanne, 
passe en voletant

L
a belle placide est allergique
aux confins bleu-prusse
des contrées pélagiques

La surface captive, une aile affleure...
De flancs oblongs, l'Estissac fêle 
l'horizon las d'un ciel en pleurs

Caretta Caretta se joue de la houle
détour tribord à l'onde esquisse, 
une plongée verticale cool


Rhizomes plagiotropes, ascidies carmins 
quelques oursins diadèmes, 
un apogon feint...

Posidonie, absente d'une agonie annoncée
tu tressais patiente l'herbier séculaire 
de volutes à l'eau menthe-mélèze

Caretta Carretta s'offre une escale
le rêve idoine, le songe perdu
d'un patrimoine 

Souvenir battant, le jeune temps terrien, 
et les course folles, et les pouls à vif!
Comme la mer semblait loin...

Pointe de la Galère, tu portais bien ton nom
relique d'une foule-amie, oh nostalgie
à présent l'animal se morfond

Au dessus des têtes, le crépuscule s'étale 
il tisse sa résille et l'azur mort s'inscrit
en lettres capitales

Croise la lame, hume le vent 
le spectre d'une Caouanne 
passe en voletant

Repost 0
Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
commenter cet article