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Lilas Qui ?

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  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 11:38



                                                            



Le crépuscule recouvre le jardin d'un voile opaque.
Il me rappelle les mystères que l'on n'était pas censé dévoiler.
Mais comme la brume pressée à la clarté diurne de se retirer, ils 
s'évaporent.
On l'a bien cherché.
On en est venu à souffler dessus comme des fous pour enfin percevoir un dixième de nos fantasmes.
Et même si on a pas été déçu des prévisions, il ne nous est plus resté que des certitudes.
Comme un roman qu'on aurait commencé par la fin.
J'ai bien conscience qu'on est passé à autre chose à présent.
Et si un instant j'ai été tenté d'arrêter, j'ai pris le parti d'observer un peu.
Entrer dans une relation, c'est pénétrer un vaste monde.
On aurait le choix entre se cogner aux frontières du pays d'origine
Ou oser en franchir les limites comme pour découvrir des contrées insoupçonnées
Une vie à deux.
S'abîmer dans la fusion sans dommage.
Initier la dispersion en douceur.
Et ces déclarations qui ne se vérifient que lorsque le voyage prend fin.
Au présent je sais ce qui me lie.
Je n'ai pas besoin de me tester davantage.
Je sais qu'elle me manque infiniment et que ce n'est pas la peur du vide
Je sais que le vide, je peux le ressentir à côté d'elle.
Je sais qu'elle ne peut pas tout pour moi.
Elle sait que je ne lui dois rien.
Elle est le témoin tranquille de ce que je refuse souvent aux autres
Elle lève la main droite et dit je le jure, même si ça n'est pas vrai au besoin.
Il est des passerelles et des ponts; certains se sont effondrés.
Même les matériaux les plus solides finissent par céder aux passages incessants.
Même l'ascenseur pour le septième ciel prend parfois des allures d'échafaud.
Mais c'est elle que j'aperçois en premier lorsque s'ouvre sur une foule dense mon champ de vision.
Et lorsqu'elle passe sa main sur ma joue endormie, alors ses doigts se chargent de raconter ce que ma peau a oublié. 

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Published by Lilas Kwine - dans Eventuelle prose
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 22:46



                                         




Elle disait, la Vieille, elle disait

"tu verras plus tard, le temps ça s'estompe
comme ces impatiences sur ton joli visage"
Elle disait la Vieille elle disait
" Regarde au loin, tu verras que le monde,
tu ne peux l'embrasser si près de tes pas"

Alors je pensais qu'elle chantait faux,
mais c'est moi qui ne savait pas entendre
je ne savais humer toute la saveur du monde
ni ne m'étais délestée de l'humeur vagabonde
piédestal en sable de mes quinze ans à peine,
je croyais savoir ce que c'était que la Beauté...

Mais, elle était plus belle que tous ces jeunes
rebelles aux fronts forts, aux gros bras, qui s'accrochaient
aux bas des filles dans l'air chaud du soir,
tannées délicieusement, toutes ces plus jeunes qu'elle,
chuchotant à leurs oreilles le bel umbigada
lorsqu'elle envoyait, la Vieille, ces cantos, ces sambas

Et dense la foule au rhum haranguait, réclamait de la joie
sur ce rythme binaire, les nombrils à l'air,
les guitares, le cavaquinho, le 2/4 entêtant
Et le peuple dansait sur la plage de Sao Conrado,
une passe et une autre, en dépit des eaux de Mars
dans les rades, agitée elle dansait jusqu'à l'aube...

Ses souvenirs à Estafio, elle y était la Vieille,
elle y avait appris la mesure d'un certain tempo,
la révolution en marche, emparée sa jeunesse
quand la musique esclave est sortie du ghetto
et c'est elle qui me chante la promesse de la vie
à la faveur d'une bossa au contrepoint béni...

"Que isto é bossa nova
Que isto é muito natural
O que você não sabe
nem sequer presente
E que os desafinados
também têm um coração"

("Que c'est de la bossa nova
Que c'est très naturel !
Ce que tu ne sais pas,
ni ne veux reconnaître
C'est que les désaccordés
ont aussi un coeur"*)

( *desafinado -extrait- A.C Jobim et Newton Mendoça)

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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 11:47

                                      

Bien!

Même si j'ai très conscience que mon humour flotte librement au dessus de la mêlée d'un auditoire zappant régulièrement mes zoulies vannounettes* (*petits jeux de mots croquignolets l'air de ne pas y toucher), ne vous méprenez pas: 

Gilberte Bisou is just like a virgin you Ô Commun des Mortelgraves: avide d'érotisme, de coups d'état et de roupies brésiliennes (j'ai arrêté le rock'nroll, ces mecs chelou de la banane et du powerchord pourave à Stratocaster dans le tiroir caisse quand aux stups', à votre avis qu'est ce qui fait tenir les pouètes?).

!Attention! Il est entendu que j'affectionne mon turbin, mais agent secret en période de plutôt paix nationale ( je refuse de voyager hors frontières pour raison d'avions à prendre ) c'est un truc qui rémunère vaguement son livret A et ça permet à peine de subvenir à mes faibles besoins (à ce propos le prix du menu déjeuner du Bristol a sévèrement augmenté ces temps-ci non? C'est scandaleux!). D'autant qu'une circulaire est passée dans les services avant hier et vlanprendçadanslesdentsrantanplan, comme quoi les accessoires techniques du major Q responsable R&D ne seront plus fournis gracieusement par sa majesté Administration mais directement prelevés sur la fiche d'aumone de paye. Sous pretexte qu'on s'en servait pour déconner au bureau. Mais où va t'on? 
Enfin c'est pas grave vu que j'ai un business-plan imparable pour me cogner un max de thunes en moins de temps qu'il ne faut pour boulotter des m&m's peanut butter ( I swear to St Kraft foods: that really exists Folks. )

Je vais devenir vachement nantie. (Qui rime avec? Je vais me faire plein de nouveaux amis!)
Grace à un coup sûr tenant en trois lettres, tiens toi bien au tournevis j'enlève l'établi:

Le PMU. ( écho "pmupmupmu")

Alors? Scotchés hein? 
J'avais un plan B, vachement sûr aussi, qui était le Maillelionnaire, mais ma timidité n'ayant d'égale que mes allures d'autiste dans un magasin de bricolage - je vous raconterai un jour, jamais je n'aurais osé me pointer devant les caméras à la suite du grattage des 3 TV sur mon ticket gagnant. C'est dommage. Je l'ai jeté du coup.

Bref le PMU (écho "pmupmupmu"). Alors là j'applaudie fort des métacarpes le service market'-com' qui a réalisé un gros taff de gueudin au brain storming du mac-morning. Le slogan qui déchire m'a accroché le pavillon comme un pull angora neuf un clou rouillé qui dépasse ("et mirde"). Je cite: 

 "Pmu (écho: "pmupmupmu") on parie que vous allez gagner." 

Ca oui, y'en a qui ont pas volé leur prime de Noyèle. Ne se refusant rien, le DRH a même engagé des psychologues:

"Pmu (écho: pmupmupmu") jouez avec vos émotions."

Avouez quand même que ça titille. Moi dès qu'on me lance des défis je ne sais pas résister. 
Joke(y) à part, ça a l'air simple de se lancer dans le business du canass' de compet', encore faut-il apprivoiser quelques codes.
Mettons sans attendre le pied à l'étrier afin de muter en le Omar Sharif du fioutieure.

Les règles de base: au départ c'est con comme un chihuahua. S'agit de pointer sur un ticket les 3 (tierce: tchirssé)  4 (quarte: karté) ou 5 chevaux (quinté: kinté, je vous mets la fonétike) à l'arrivée de la grande course du jour dites: "course support des paris à la carte" (ben ça...). Sachez qu'il y a pleinplein de courses par 24H mais seule la "course support des paris à la carte" vous permettra de tenter le fameux quinté et décrocher ainsi le Graal de la Tirelire de One million Iouros Baby. Ô my Gôd. 
La cerise sur le picotin, c'est de trouver le bon ordre de tout ce petit monde. Auquel cas: 

- vous réaliserez que vous savez parfaitement danser le zouk et la gigue écossaise, prothèse de hanche ou pas. 
- vous aurez enfin le choix de résider dans un grand hôtel parisien pour le restant de vos jours (comme Omar sauf que pour lui c'est gratos). 
- vous réaliserez que vous aviez bien plus que zéro ami dans la vie (ingrat que vous êtes) mais au moins 258. Dont certains  point gâtés par cette teupuh la vie et de surcroît doués d'une facilité d'écriture époustouflifiante ("Tré cher amie, je te fais ma sincère congratulation pour ta gagne. Moi et ma famille ont a pa eu sept chance la cousine, jé du mal à trouvé l'argent pour le payer un coeur gros comme sa à ma nourisson de 8 années si malade. S'il te fait plaisir, tu peu nous aidé à faire un don de la vie merci!") 
- vous réaliserez donc a fortiori que vous aviez aussi une famille trop cachée de la loose. 

Les protagonistes. Aussi appelés "Partants" soit, des chevaux et des hommes. Une belle histoire de complicité (à condition d'apprécier les odeurs un peu fortes). Enfin moi j'aurais plutôt dit des chevaux et des hobbits. Une fois je me suis retrouvée sur un quai de gare, avec tout un convoi de djockés en tenue à ma droite. C'était génial j'avais trop l'impression d'être dans une scène du seigneur des anneaux version disco. Notez bien que j'ai pour ces sportifs de haut niveau une affection particulière. Dans le cas contraire je les aurais qualifiés de trolls lépreux à torse glabre. 

Les chevaux sont des êtres over-susceptibles du naseaux s'il en est. Ils ne supportent pas les sollicitations de la presse et tiennent à conserver leur anonymat. C'est pourquoi on leur met des oeillères et leurs véritables noms ne sont jamais divulgués. Les journaleux n'ont que des pseudos à se mettre sous la dent. Vous trouverez par exemple sur le papier du jour: Artic Farandol, Naos de Kerbrezeaux, OuhLaLa, Niack du Lin (bourré d'oméga 3- hahaha), et tutti quanti ( non, ça c'est une expression...). Pas de panique si vous n'imprimez pas les noms. Ils sont accolés à un numéro comme chez le chinois. Choisissez ceux de votre date de naissance par exemple. 
J'espère simplement qu'on ne force pas les djokés à changer eux aussi de patronymes pour des noms de scène que l'on qualifiera de poétique à totalement ridicule. 

Let's talk about la fashionway: si j'ai craqué sur ce sport de -euh- jeu c'est en partie à cause des fracs grave tendance du défilé automne-hiver. La casaque? Un festival de nuances dont le brillant satiné hypnotise tellement que l'instant d'après tu charges au mépris de tous les dangers et des slogans de prévention routière, sans ceinture à 220km/h à contresens sur une chaussée glissante pour te la procurer dans ton Mark&Spencer - tu as instantanément déduit de la forme et de la couleur la provenance des survèts - le plus proche  (c'est à dire en U.K vu qu'en France on est grosjeancommedevant maintenant....Et c'est dommage, moi j'adorais aller grignoter un BLT en matant au passage les peoples (maman pardonne moi mais après tout tu m'as fait porter un kilt à l'école), qui achetaient des fringues là-bas, c'était un sujet d'inspiration inépuisable). La bombe? Un instrument à la fois design, d'utilité publique et polyvalent qui vous servira aussi à vélo en lieu et place de l'infâme prout en polyuréthane disponible dans tous les Heptatlonàdonflaforme. 

The places to win: ma joie dans la pratique du PMU, c'est avant tout la fréquentation des bars PMU. Ce chatoyant ramassis de sièges en skaie humant bon le godet de jaja et l'arachide urique au comptoir dès bernard-minet est un vivier d'informations pour l'étudiant sociologue en panne de sujet de thèse. On y croise fréquemment d'ex-clients de feu Mark&Spencer. On s'y fait plein de topains de PMU (le turfiste est bavard), c'est trop la chouette ambiance récréA2 de bled de province version décoinçée du sulky. Soyez sympa avec eux, ils vous glisseront quelques tuyaux gagnants à l'oreille. Si vous souhaitez une bonne adresse, j'ai dans l'idée que le Routard est sur le coup (Le guide du Routard: les meilleurs bars PMU de France édition 2010) mais je pourrais toujours vous refiler mon top-ten sous le manteau. Elle est comme ça Gilberte. Mal coiffée mais généreuse. 

La terminologie du prono: dans les revues spécialisées, sur les champs de courses (ou dans les bars PMU pmupmupmu), vous serez confronté à la barrière d'une langue inconnue causée par tout un tas d'indigènes locaux. 
Ainsi vous pourrez entendre:

- Ses titres à l'attelé sont très minces et il a toujours échoué derrière la voiture.

- Sa musique en 2009 parle d'elle-même, mais a échoué de peu pour allure au traquenard.

- Ce frère utérin du bon Lynx du Goutier obtient ses meilleurs résultats sous la selle.

- Ce n'est pas un phénomène mais il a un coeur gros comme lui et il fait toutes ses courses.

A trébuché et s'est enlevé à mi-ligne droite, alors que son driver venait de le dégager de la corde.

Ne soyez pas timorés jeunes padawans turfistes! Il faut vous remémorer votre première sortie de classe à Madrid après quelques heures d'espagnol ( LV2, 4emC) au compteur. Si je me souviens, ça donnait ça: 

La serveuse du bar où vous avez fait telles des minicailleras le mur avec vos teupos: "¿Qué puedo servirle a los monos? ¿Qué quieres los pequenos? Coca, cava, pata negra, éxtasis, cocaína, cannabis?"
Vous: "Euuuuuuuuh. Ben, pepitomicolasol cervezas porfavore?"
La serveuse: "Ah si, muy bien"

Vu? Pas de quoi se claquer une crise de spasmophilie entre deux sacs plastocs "lavielavraie".
Allez, aspirants turfistes vous voilà prêts à faire une grande entrée à Vincennes ou Auteuil, tête haute. Vous possèdez tous les éléments de base pour masteriser la gagne.

Sur ce je vous quitte au grand galop: je dois faire mon ticket. 

Gilberte, casaque fushia pastel. 
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Published by Lilas Kwine - dans Total délire
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 08:07
                                                        



En bas d'un vieux pont centenaire
aux arches grises et blessées
Céleste touche le fond

Lui, voulait toucher l'autre rive,
y attendre l'hiver, enivrer les rêves
sous papiers glacés, sous papiers d'argent

Sous son arc en cercle, à l'aurore bleutée,
contre pierres noires et givrées
Céleste s'éveille en baillant

Son souffle éclaire, notes cristallines
les tessons acajous, les buissons d'aubépine, 
bordant le maigre îlot de terre battue aux vents

Avec quelques flasques vides en guise de phares
pour seuls guides, il relie l'étang comme
son temps s'écoule au loin

Céleste sous la voûte
contemple les chemins, une vie de verre brisé
par les vapeurs d'éther, psalmodie qu'il y a mieux à faire

Rejoindre la rive en face, remonter à contre courant
du coeur qui s'efface si seulement il avait
le courage fou, la belle audace!

Il se dit qu'il y a fort à faire
pour oublier ici bas, ou juste faire face, 
tenir tête haute aux souvenirs, aux impasses...

...A l'alcool qui dévaste, brûle, torréfie ses veines, 
peinant à effacer la révolte qui fâche,
comme la résistance blesse...

Notre homme ôte ses mitaines
son chapeau de tulle, ses frusques usées
titubant, il se relève, prend quatre pas d'élan

De l'autre rive, des témoins voient la silhouette
s'envoler dans le frisson de lumière
d'une chrysalide à peine éclose

Non loin de l'autre berge,
en bas d'un vieux pont centenaire 
aux arches tristes et affligées, Céleste touche le fond, 

Lui qui voulait simplement atteindre la rive d'en face,
sa terre promise, n'a rencontré que la dérive 
d'un tourbillon béant.

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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 08:55
 
                                        


Bien!

Votre aventurière des mondes urbains, votre chroniqueuse de l'ordinaire, Gilberte, cette jeune fille de bonne famille propre sur elle et encore vierge sagittaire a démontré maintes fois à quel point elle était pétrie de qualités. 

Malheureusement son "yin" n'étant qu'une petite fiotte juste bonne à recevoir des coups de docs' à coques rigides au fion dès qu'elle s'éloigne un brin trop de son faux cul de coloc' de "yang", elle présente nécessairement quelques imperfections. Pour équilibrer qu'y paraît. 

Si certaines d'entre elles sont inavouables (n'essayez même pas de me les arracher, de toute façon je finirai par les avouer quasi fièrement avec cette fraîche distraction qui me caractérise - pour vous donner un pititixemple d'avant hier: Gilberte Bisou est tout à fait cap' de s'appeler avec le téléphone de SonEntourage afin d'identifier la position satellite de son propre mobile fraichement paumé. L'objet retrouvé, elle s'aperçoit qu'elle a un appel en absence de SonEntourage. Qu'elle s'empresse donc de rappeler immédiatement avec un enthousiasme communicatif. "T'as essayé de m'appeler?". Pour se souvenir une perplexe minute plus tard que c'est elle même qui a appelé pour identifier la position satellite de etcetcetc ...), d'autres sont justes handicapantes. 

Par exemple, je ne sais pas voler. J'entends, voleter. 
Vous me direz, "so what la greluche, nous non plus, normal, vu qu'on est pas équipé pour." Et là je réponds cash dans ta face, " articulez moi sur un autre ton je te prie because la kalach' à mandales est pas prête de s'enrayer sinon"

Non en vrai je réponds:

"Malheureusement cette grave anomalie congénitale se complète d'une autre monstruosité. En effet j'ai- Lord what am I saying, je souffre de l'avionphobie incurable ( de lapin )" ( funky-as-a-monkey la Gigi )

                                          
 
Là ça chie pire qu'une épidémie de gastro dans un CHU service gériatrie. Surtout quand on a dans l'idée d'aller trotter le marathon de la grosse pomme ( Nan, je cause pas de l'Apple-Store géant à Oxford Srt London-Town qui se visite comme un musée, avec passion et mal aux arpions - notez la finesse de la rime). 

Bidonnant non ? 

Quoique, même si j'ai un humour de killeuse (cf plus haut), relativisons. 
Notamment eu égard à MonEntourage qui mute le cas échéant d'un accompagnement en transport aérien, en mon coach et soutien psychologique pré et post-traumatique. Veuillez croire qu'une entreprise de ce genre relève plutôt du cauchemar névrotique à côté duquel le visionnage de "Massacre à la tronçonneuse" vous fera doucement pouffer comme ça "hihihilalalilalèreleméchant" et arrêtez de me baffrer tout ce pop-corn que vous allez vous plaindre d'avoir un arrière train de bufflone after.

C'est dans ces cas là qu'on décalque à quel point l'être humain est capable d'élaboration fine digne d'un stratège Romain pour s'extirper de délicates situations. 

Dans mon propre cas, pour repousser l'éventualité d'un voyage à 3000 pieds en cercueil ultra moderne, je serais capable de m'entraîner des centaines d'heures, remplacer mes petits dej' brioche/nutella/peanutbutter (hmmm) par de l'hydrolysat de protéines arôme panais (putain de mode des légumes oubliés dont on s'est souvenu finalement), et me prostituer auprès de sponsors crevars libidineux rien que pour me financer la traversée de l'atlantique à la rame dans un raffiot high-tech et rien à foutreoutrefoutre si je risque des orteils en moins comme ce vieux Gégé d'Aboville, toutoutout plutôt que de grimper dans ce putain d'A380. A noter que ramer quelques milliers de kilomètres constitue un échauffement très futos pour se présenter fraiche et pimpante comme un rouget faisandé en fin de bouillabaisse au départ d'un marathon...

Une autre solution consiste en l'abandon de ce cher dossard ( n°256789 ) si durement acquis au tirage au sort... ( Tout le monde n'a pas la chance d'obtenir des wild-cards tel PPDA..). Tu crèves!! Je vais les courir ces foutus 42,195km dussé-je expirer mes derniers souffles tel Phidippidès au pied d'un Dunkin'Donuts. 

Autrement, si y'a pas plan marathon à Niouillorque, y'a des destinations plus smooth à gérer. Comme le Maroc au pif. Sauf que du coup, faut caler direct 5 semaines de vacances en comptant le trajet en caisse via Bordeaux-Biarritz-Barcelone-Lisbonne-Seville-Gibraltar (tant qu'à faire) et ça vous fusille votre anorexique contingent de congés en une fois (et la côte basque en juin, vous pouvez vous la carrer bien profond)...La vie est dure les amis, mais dure ...

Bon en attendant, je réalise un vrai travail sur moi. Pasqu'un jour y'aura l'Indonésie et les Aussies au programme. Le tout à la rame, ça commence à donner grave de la déchirure aux triceps. Faut voir à s'économiser, Gigi elle est pas récente. 

Je me suis rencardée. Y'a des stages Air France pour les Avionsphobes. Un gentil personnel d'équipage t'explique comme à un lardon de 3 ans, avec des mots à 2 syllabes et tout que l'avion c'est trop bien et l'avion c'est trop secure bien mieux que la trottinette ou les rollers et que si tu meurs t'es rien qu'un poisseux qui a trop mal choisi son moment et que de toute façon t'es né malchanceux et si t'étais pas trop décédé d'une mort horrible par dépressurisation de la cabine, tu te serais pété les deux chevilles en dévalant la rampe de sécu de l'avion et l'ambulance qui t'aurait pris en charge aurait eu un accident trop mortel en te conduisant à l'hôpital le plus proche. Ca fera 600 euros merci bien.
Vu comme ça...

 Depuis que j'ai pris connaissance de ces infos capitales, je vois les choses autrement. J'ai pris du recul. Evidemment j'ai pas encore atteint la zénitude du sage avant ingestion de cyanure tête haute. Mais je peux dormir grosso modo 2 heures par nuit une semaine avant le décollage et ma tension ne dépasse pas les 18/12 au cours des 48 heures suivant l'atterrissage. 
L'avantage avec les clients dans mon genre, c'est que l'équipage acquiert une super estime de soi.

                                      



J'applaudis comme une tarée psychotique 10 fois plus qu'une mouflette prépubère pendant un rappel d'un live de Tokyo Hotel et j'étreins violemment le capitaine dans mes bras la larme à l'oeil avant de sortir de l'avion l'air de dire " Cet homme est un héros, il m'a sauvé la vie". 

S'agissant du déroulement du voyage, là il faut dire que j'ai une certaine marge de progression. 

Quelle que soit la durée du planetrip, je déscotche pas de mon siège. No way. Je reste prostrée. Quand MonEntourage, vaguement inquiet de me voir pulvériser allègrement le record du monde d'apnée en altitude me rappelle d'inspirer toutes les 20 secondes, je feûle: 

-"shhhhh, je suis concentrée."                             

Concentrée sur quoi? Who knows.. Peut-être sur cette microfissure  un peu inquiétante que j'aperçois avec ma bat-vision sur le hublot à 3 places de moi. 
                                                            
                                                               
 
J'insiste (très) lourdement pour aller m'entretenir en personne avec le staff dans le cockpit ("Il en va de la survie de tous ces gens", " Vous comprenez, j'ai tout de suite pigé qu'il se passait un truc trop chelou de la maintenance et qu'on risquait gros..."). 

A ce moment là, le personnel de cabine qui a lu en douce le petit mot fourni élégamment par MonEntourage a élaboré la parade. Et me réponds aimablement:

                                            

- "Mais bien entendu, nous allons immédiatement les prévenir de votre arrivée, en attendant, nous vous proposons une boisson chaude pour patienter."

Sur quoi je m'endors jusqu'à l'atterrissage.

Le cocktail vodka-lexomil-café, c'est sensass', je vous le recommande. 

Gilberte. Alive. 
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 08:47

                                                     


Je n'en reviens toujours pas.


L'instant d'avant j'inspirais encore l'air vif de décembre. Je pensais à ma liste de courses tout en me disant que le Héron Wood n'était pas là pour une fois. Wood, c'est un des hérons de la Citadelle. Celui qui se perche sur le quatrième rondin de bois planté dans la deûle aux abords de l'écluse. Je peux pas m'empêcher de donner un petit nom à ceux dont je croise régulièrement le chemin. Ma façon à moi de créer du lien. Et puis, il a un côté rock'n roll, à se tenir une patte en l'air, la houppette rebelle sur le sommet du crâne. Ça me plaisait bien. J'aurais pu l'appeler Jagger, mais bon Heron Wood comprenez moi... Un sacré guitariste. Je me demande pourquoi on en fait toujours trois tonnes à propos de Keith Richards...
Bref ...
Voilà que je me retrouve à dériver une rivière sale, le ventre gonflé à l'air comme un gardon empoisonné, les yeux grands ouverts fixant le ciel, le rictus horrible de celle qui a le temps de réaliser que la messe est dite.

Je me demande qui sera le malchanceux qui va me retrouver. Comme j'ai un côté joueur, je parie pour un jogger, bien qu'à cette heure j'aurais plus tendance à envisager une prostituée en route pour le travail.Allez, 5 contre 1 pour la pute.

Quand je pense que j'avais commencé à apprendre à nager il y une semaine dans l'éventualité d'une escapade pour L'ile de Jersey un jour. Pas question de monter dans un bateau susceptible de pouvoir couler sans être capable de revenir à la nage.
C'est pour ça aussi que je ne prenais jamais l'avion. J'avais jamais trouvé aucun cours pour apprendre à voler...

Oh mais ne vous inquiétez pas pour moi, ça va maintenant. C'est pas si terrible après tout. On en fait un flan, mais c'est comme une piqure, sur le coup, pas super agréable ok, mais après on ne sent plus rien. Finalement comme toujours, le pire réside dans l'anticipation de la douleur.

J'ai pas vraiment de regret- juste de la curiosité. Le seul faux pas que j'aurais bien pu faire dans cette histoire, aura été cette foutue plaque de givre que je n'ai pas su entrevoir à la lueur embrûmée d'une lune blafarde.
Je plaide coupable: j'avais un peu la tête ailleurs.
Après ça, je n'ai vraiment pas eu de chance. Je suis tombée la tête la première vers le sol. L'ironie du sort, c'est que si j'avais eu du Barolo chez moi comme à mon habitude, rien de toute cette bête histoire ne serait arrivé.
J'avais promis de t'en faire goûter après que tu m'aies annoncé la veille d'un ton léger que tu voulais me parler d'une chose importante. Depuis le temps que je te parlais de ce vin.

" Mais on ne peut pas le faire au téléphone?" j'ai dit, intriguée et surtout impatiente... Sentais-je poindre la tragédie?

- Non, j'ai besoin de te voir pour ça."

Et puis tu as brusquement changé de sujet.Une spécialité maison. Je n'ai pas insisté. D'abord parce qu'il était hors de question de refuser toute occasion de pouvoir te rencontrer. Ensuite parce que si tu étais la réincarnation d'une vieille âme, c'était sans nul doute celle d'Eliott Ness. Pas la peine d'oser extorquer un résidu de nano-indice au chantage même par jeu.

D'ailleurs pour te taquiner, je t'appelais L'incorruptible et tu m'envoyais balader avec un sourire. Ma foutue manie...

Après ça, j'aurais pu atterrir lourdement sur le sol gelé, et amortir la chute des deux mains. M'en sortir avec quelques égratignures, au pire, une entorse du poignet. Sauf que j'ai voulu protéger le Barolo. J'ai donc utilisé juste la main droite ce qui a suffit à me faire rouler de côté, directement dans la Deûle.
Là j'avoue, j'ai paniqué. Après 10 ans de yoga, c'est malheureux. J'ai tenté de rejoindre la rive en pataugeant lourdement, mais je crois que le froid, la peur et le manque d'entraînement ne m'ont pas aidée. J'ai accroché les berges hautes et lisses deux-trois fois et j'ai commencé à couler. Je vous passe les détails pour la suite. C'est que j'ai ma petite dignité.

Une chose est sûre, je ne ramènerai pas les courses à la maison ce soir.
Je mourrai sans avoir revue Wood le héron.
Je mourrai sans savoir ce que tu pouvais bien avoir de si urgent à me dire tout à l'heure.

Quand je pense que l'avant-veille, j'étais à deux doigts de t'embrasser.

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 08:53


                                                          



Sérieusement y'a un truc que je ne saisis pas.
je pensais que les filles, il suffisait de les faire rire pour les faire craquer.

C'est forcément une pensée de mec. Je vois que ça.
Ou peut être les filles ne réagissent qu'à l'humour mâle.
Peut être même qu'elles feignent.
J'en connais certaines qui sont très capables de faire ça.
Avec des petits rires comme ça " Hi-hi-hi", empruntés, la tête un peu de côté, en battant des cils si fort que t'as l'impression que la clim s'allume.
Mais bon, elles, elles ne m'intéressent pas. Pas prêtes d'approcher le niveau DEFCON 1 sur l'échelle de mes frissons.

Ou alors je ne connais pas de filles qui ont le sens de l'humour.
Ou pire! Qui ont le sens de l'humour, mais que ça ne fait pas craquer!
Et ça, ça serait une éventualité des plus grave. Surtout pour moi qui fonctionne au jeu de mot comme la game boy aux piles LR6.

En tout cas déjà elle, elle l'a.
La preuve: la dernière fois elle a rit. Plusieurs fois même.
A chaque fois elle rit d'ailleurs. Au moins 3 fois.
Je le sais, ça sonne un peu T.O.C vu comme ça, mais son rire, c'est un peu comme LA chanson du moment que t'adores. T'as beau la connaitre tellement par cœur que des fois tu te demandes si tu l'aurais pas écrite dans une vie antérieure, tu peux pas t'empêcher d'écraser la touche Replay pour qu'elle t'enfonce un pieu en fusion dans les tripes à nouveau.

Elle, elle rit par phases. D'abord silencieusement, si bien qu'un observateur lambda peu au fait, comme moi je le suis, penserait qu'il y a comme un dixième de seconde de décalage en trop avec le truc drôle, et que cette fille là n'a pas la gâchette rapide. En vérité, elle rit déjà. Elle me regarde dans les yeux, profondément. Et puis f-fff, ça se déclenche et le rire part franchement, doux et grave. Il cristallise l'espace ambiant en dolby surround juste réglé à la bonne fréquence comme un ciel bas poudré de sucre glace dans lequel on aurait envie de tracer des mots avec le doigt. Comment voulez vous que je résiste à ça! Il n'est jamais forcé ce rire, il est sincère.
Ca me donne encore plus envie de la faire rire. Comme une sorte de challenge.
C'est pas que je me crois vraiment drôle ou douée d'une finesse d'esprit hors du commun.
C'est juste que je l'ai fait rire, elle.

Bon tout ça ne résoud pas le problème. Alors je ne sais pas.

Y'a une astuce que je ne dois pas maîtriser.
Je sais oui, y'a pas d'âge pour apprendre. Mais j'ai beau observer avec concentration autour de moi pour percer le mystère de la séduction - entendons nous bien je parle de la provocation du désir fulgurant, rien ne m'apparaît plus très clair.
C'est même la chose la plus compliquée du monde!

C'est fou, quand on pense qu'il existe une tripotée de célibataires pour se plaindre ne n'arriver à rien d'autres que collectionner les plans cul dans la vie. Et infoutus de s'embringuer dans le truc le plus facile du monde: la vie de couple. Moi c'est l'inverse que voulez vous. Le monde est-il à ce point si mal foutu comme les finitions des fringues bon marché?

C'est quand même malheureux, j'aurais pu avoir d'autres passions dans la vie, comme faire pousser des géraniums, ou collectionner les tubes de rouge à lèvres...
Moi il a fallu que je me passionne pour le désir, et je suis sans doute la plus nulle de la promo à ce jeu là.

- frustration-

Et puis j'ai pas envie de prendre le temps: elle, c'est tout de suite que j'en ai envie, là devant moi, sur le canap', sur le parquet, sur le sable chaud, sur l'herbe fraîche, dans les vestaires, dans le couloir, derrière la porte dérobée, à la cave, au grenier, debout, assise, allongée, à genoux, habillée, ou pas, comme elle veut, je m'en fous...
Oh quoi, vous savez bien.
En l'occurence, ne serait-ce que la toucher:
figurez vous que c'est pas si simple d'engager le contact physique. Peut être aussi parce que moi j'ai l'impression que ça va se voir gros comme un bucheron canadien que j'ai envie d'un peu plus que d'effleurer au fond...

Faut dire, question options, j'ai pas été gaté par dame nature.
Les autres m'assurent que non, mais hého, je suis pas si con. La preuve: je crois que ce que je vois. Et y'a longtemps que j'évite de tripoter les miroirs de trop près vu que j'aime pas observer ma morpho-vérité en face ou de profil.
En plus y'a pas que dame nature. Y'a mère éducation. Si j'avais un psy, sur qu'il me dirait que j'ai été une enfant surprotégée, constamment dans le contrôle de moi-même, en résultant une estime de soi en tas de poussières pire qu'à Ground Zero quelques heures après l'impact.

Bon ok, soit. Et en attendant, je fais quoi moi ?

La stratégie qui consiste à attendre au petit bonheur n'a pas donné jusqu'à présent un très grand pourcentage de résultat positif en terme de pronostic. C'est dommage parce que ça m'arrangerait bien. Je fais malheureusement partie du bataillon inverse. Moi, c'est quand tu veux, enfin, si y'a flash quand même. C'est sympa et ça rend fier mais c'est comme être Rhésus 0 négatif: tu peux sauver tout le monde, mais t'es jamais là au moment où l'accident se produit. Par contre, toi quand t'as besoin fissa d'une transfusion ou sinon c'est le passage direct de l'autre côté du Styx, y'a que des A B et 0+ qui s'arrêtent comme des cons sur le bas côté pour te regarder agoniser. Putain.

...Merde, elle rigole pas là.. Elle a pas rigolé là...Elle me sourit.
J'ai pas du en sortir une terrible...
Bon allez, on se reconcentre, elle a rit que 2 fois pour l'instant, pas question de louper la suivante...

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 10:39

                           
                          


C'était la nuit en dehors.
La nuit animale.
C'était l'obscurité sauvage.
C'était le vertige émétique d'une chute sans fin.
Une chute sans main de secours, tendue à l'impact d'un destin.
Je sens les doigts qui glissent au bout des miens.
Je les serrais fort.
Je lisais en braille la terreur sur ces empreintes digitales.
J'avais peur de lâcher.
J'avais peur de tenir.
C'était l'humanité en vain, le sombre désobligeant.
C'était la vérité en face.
A chacun sa paire de gifles cinglante et trébuchante.
C'étaient les convois à la décharge béante des sourdes consciences.
C'était la fin de l'illusion exhumée du caveau de l'innocence.
C'étaient les âmes gémissantes stagnant sous le ciel d'asphalte.
C'étaient les forts, c'étaient les faibles.
C'étaient eux, c'étaient nous.
Etait-ce moi, je me réveille en nage.
Toutes les nuits quand gronde l'orage, je me réveille en nage.
Noyée de l'horrible question.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:20





Dans le miroir soudain j'ai vu,
à travers mes humeurs vitrées
de blanches trainées étendues
séchant à l'ombre de ton trepas;

La mort est une chienne.

Marés salants à perte de vue,
des trainées blanches à l'estomac
carbonisé aux entournures
lèguent des souvenirs posthumes,
acides relents de ton absence.

La mort est une chienne
La mort est une chienne
La mort est une chienne

Lorsqu'elle aboie, brutalement
sur la défaite, je jette, un verre
bien tassé de vodka, je deploie

Quand enfin la douleur me noie,
éclats coupants me traversent,
elle me rappelle ce qu'est la vie
je suis encore là, toi tu es parti

La mort est ce point
à la fin de la chaîne
concluant à la ligne
la force de nos ébats




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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:12


Monde tu passes, las
Fatigué, le temps court
Dérangé par la vie qui va...
Petit bâtard, l'espoir se casse
les souffles se brisent
la mort efface à coups de machette
la trace du cœur qui bat

Je m'assoie au loin
et j'observe la vague qui conspire dans le soleil
m'arracher cet élan sans lendemain
sur les empreintes profondes va et vient indécent
vidé leur sang dans le sablier
les derniers pas de ce carcan

Je suis calme comme la masse reflue
à l'est :
- des amitiés qui croissent
à l'ouest :
- des amours déchuent
Et au nord ?
- toujours la haine
- toujours la haine...
Putain de Haine

Et je me prends à rêver encore un peu
une dernière fois,
comme pour rire
de ce songe qui charriait l'espoir en moi

Là-bas....

...Je suis l'ancienne recrue du vent,
et l'iode avale mes sens,
et le sel esquisse mes sourires déments
et mes rires perçants se confondent
avec ceux des Fous de bassans
Je suis le pirate qui établit ses pénates
sur l'île de Bonaventure!
Ici la folie n'a pas lieu d'être de comptoir
je lève bien haut son verre à ma mémoire...

...Mais l'ultime songe s'éteint
comme l'obscurité avance
et me sature, de son air acétone
refuse obstinément que je m'étonne
s'assure que je ne puisse l'ignorer plus longtemps...

J'étais un homme et j'étais fier
J'étais un homme simple et heureux
J'étais un homme et je vois mon prochain
semer les restes de mon humanité
sur les champs dévastés de ces absurdes querelles
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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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