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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 10:47

 

 

 

Il n'y a

sans toi

nulle part

où aller

nulle place

où déposer

mon coeur

les armes à

tes pieds 

nulle âme 

à embrasser

corps vaillant

corps veillant

nul endroit 

pour le repos

le trépas

du guerrier

il n'y a

nulle place

à retrouver

sans toi

nulle trace

à poursuivre 

perdue

loin la voix

les cailloux

essaimés

nulle place

où reposer 

à l'abri

mon âme, 

à l'abîme 

mon coeur,

et l'alarme

et l'orage

et les larmes

à tes pieds. 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 10:40




aux boules de Noel 
succède l'heure du bilan
et son heure qui revient, 
vertige du temps qui passe,
inexorablement
- quoi de neuf à l'horizon
d'un bilan pile ou flasque -
si ce n'est, 2013, un abime si grand, 
qu'il flanque la nausée
en plus d'allonger 
ce long flou autistique
à ma vue embrouillée 
de brouillard sidérant 

s'adresse t'on à soi, 
s'adresse t'on à d'autres, 
en cela un peu de tout, 
de tout un peu surtout, 
cette saison déjà morte
ne manque ni de piétinements, 
de crampes à l'antre deux 
ni de siestes oublieuses
d'un coeur à mi-chemin
quelques éclats de sourires
quelques fracas de voix
il faut rester honnête
cette année c'est moins de mots, 
moins de rimes
moins de brillant, 
quelques élans bridés, 
des abris de fortune, 
des nuées de questions 
dénuées de réponses, 
des esquisses en dormance, 
- dansent-elles hors de portée ? -
l'émeute après le tourment
la révolte silencieuse 
jamais achevée 
- vraiment -

et tous mes index pointent 
à l'illusion des quoi
il serait vain d'y voir
un avenir placide
un présent décidé
car hier n'est pas soldé
acquitté tout à fait
à l'envie de marcher
s'opposent quelques regards
rivés loin à la traîne 
des espoirs récurrents
des désirs malaisés
des endeuillés flinguant
qui s'écharpent en duels
peinent à s'égratigner 
quand au nombril de tout, 
je m'étale, je m'étends
laborieusement je rampe et je sens
que je fane, 
au crepuscule sans fin
d'un printemps permanent

c'est cela la nausée, 
la nausée de Noel.

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 12:34

 

 

 

Je n'avais pas 

prévu

les baisers érectiles

les amours atrabiles

fussent-ils

souffles courts

fussent-ils

coeurs battants

 

Etait-ce hier ?

- je ne sais plus -

à rédiger

quelques rimes

quelques vers 

pour la soif

pour l'abîme 

palliatif 

des souvenirs 

urgents

 

Etait-ce ce jour ?

- je ne sais plus -

on s'accordait

quelques poèmes

en catastrophe

quelques je t'aime

des épitaphes

pour l'hiver

de nos états 

déclinants

 

M'écriras tu 

- encore - ?

les vents contraires

occuperont-ils

ton temps

les ans à venir

s'attarderont-ils

au reste 

de tes printemps?

 

Non, je ne regrette

ni les baisers futiles

ni les amours fuyants

furent-ils

souffles courts

furent-ils

coeurs usants


 

 

 

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 23:21




Au pavé de nos traces
de trois pas écartés
écourtés de ta trace
je t'ai longtemps cherché
ne reste qu'une ville morte
fantôme sans dessein
vide bled que l'on atteint 
par le souvenir forcé
où déambulent nos voix
je t'ai longtemps cherché
           
trois pas en arrière
l'étalon de l'abcès
contrit là de nos lèvres
jamais crevé vraiment
tu courais devant moi
à rebrousse chemin
de l'exode d'une voie
feu le lien defunt
- pourquoi ? rien, 
rien.
 
j'observe la fuite démente
j'observe à reculons
j'observe mais à quoi bon, 
les restes d'une ville morte
fantôme sans destin
trois pas derrière moi
à l'abri d'une trêve
si tes illusions crèvent
n'était-ce là que du vent
aujourd'hui qui ne lève
chairs blêmes que l'on achève
que mon coeur refroidi
à coups d'amour naissant
 
je te hais, je te hais, 
non je t'aime, je ne hais
que l'été chrysanthème
d'une défaite forcée
je t'aime et tu m'achèves
à coups d'amour naissant
je t'ai longtemps cherché
entre deux parenthèses
tu demeures l'antithèse
du lien que tu défends
 
la rage au corps, 
le coeur au ventre, 
le ventre à terre, 
la terre au loin, 
la mise à pied, 
la mise au poing, 
pieds, et liés, 
je t'ai longtemps cherché
à l'horizon des rien
 
un appel tonne, atone, 
aphone d'une foi 
et ces cons qui s'enlacent
s'abusent autour de moi
lors ne savent-ils
que les amours trépassent
la passion n'a qu'un temps
qu'un autre amour achève
à coup de foudre 
naissant
les futurs absents
 
je renaitrai au timbre
d'une voix cristalline
au sourire émergeant
d'une foule opaline
la caresse dopamine
de fins doigts retroussés
sous les traces salines
d'un amour décimé 
dessiné au coutelas
creusant profond mes chairs
je t'ai longtemps cherché
je t'ai longtemps cherché
 
je t'ai longtemps cherché
mégots cadavres au sol
fumées nègres hyperboles
silences longs enrayés
auréoles recourbées
j'ai tant à partager
je t'ai longtemps cherché
 
ô je te cherche encore
loin des amours naissants
carbonisés d'avance
le sentent-ils déjà? 
le savent-ils encore ? 
ces futurs amours las
ces jeunes amours fuyants
aux ex regards absents
des amours débutants
je t'ai longtemps cherché
je t'ai longtemps cherché
je t'ai longtemps cherché




 
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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 11:14

 

sur l'édredon des sommeils vides

où tu te disperses,

je sème, 

pluie diaphane

fine averse

des sanglots fleurant bon, 

transpirés du macadam minéral

souvenirs d'un orage

imminent

 

bandes fertiles de myocarde

pérenne terreau refroidi

par les rancoeurs à peine

humide encore arrosé de

caféine, jadis je rêvais

qu'il y pousse des forêts d'elle

plantes sensibles aux couleurs de sa voix

lierres rauques ou lilas

vignes vierges, dénouer les lianes

de quelques drames

ici bas

 

et je sème à l'horizontale 

quelques rebrousse-chemins

sur ce vague terrain trace

une mare lacrymale

épithélium frêle, le poison érodant

en mes mains les lambeaux

des symbioses létales

 

allongée recueillie au tapis d'herbes mourantes

voguant légère d'une lumière émouvante

la pluie danse en transit dans la rosée du chagrin

rien ne me rattrape tant

que l'ondée tropicale d'un air de rien

 

et même si je sais ...

tranchons le mal à la racine

jouons les magiciens futiles

de ceux qui font

l'orage et le beau temps

creusons les digues de circonstances

éclaboussées de nous

pour ce qu'il reste de temps

 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 10:35

 

 

 

j'ai un alien en moi, un alien en moi

qui ne porte pas de nom, pas de marque

pas de logo,

j'ai un alien en moi

mon alien ego, mon alien ego

j'ai un alien en moi, 

tout en bas, ou perché haut

au plus profond il habite 

sans adresse ni domicile fixe, 

au plus profond il subsiste, 

mon alien ego, mon alien ego

egoiste, égaré, ego triste, ego gai

non idiot patenté, mais pas antipathique

bien qu'idiopathique, mon alien à moi

mon alien ego

j'ai un alien en moi

mon alter jumeau

mon alter alien

mon alter ego

un alien en moi, alien en moi

le débat reste clos

ensemble on rit, on boit

on joue beaucoup et parfois même

on a la gueule

sans dessus-dessous

la gueule de bois, mon alien et moi

souvent on discute d'univers horrifiques, 

d'espaces un peu froids,

de plans maléfiques

trous noirs oniriques

sans témoin sans effroi

sans témoin sans effroi

j'ai un alien en moi, un alien en moi

E.T du troisième type

aux longs doigts qui m'agrippent

et m'agacent ou m'angoissent 

comme des tics, c'est sa tactique

tac tic tac tic, le temps passe avec lui

mon passe-temps autistique

mon passe-temps adéquat

j'ai un alien en moi

le débat reste clos

mon alter jumeau

mon alter alien 

mon alter ego. 

 

 

 


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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 00:28

 

 

Et bien tu vois
Au final c'est toi 
Qui ne m'écris plus 
Comment, pourquoi 
Je serais 
Bien en peine 
De l'expliquer 
Vraiment
Ou peut-être 
À demi mots
La Vie,
L'absence, 
D'entrain
Le manque
D'envies 
Simplement moi
Simplement toi
Le retrait d'un élan
Le temps 
Qui n'y est pas
Les jours qui
Méritent 
D'être vécus 
Plus que 
déclamés
La simplicité 
Le refus des attentes
Le refus de s'atteindre
Vraiment 
D'autres attendants
Les verres étranglant 
Les vers étranglés
Par l'hiver hivernant
Estival qui prévaut 
De nos cœurs
Écornés
Dérapants
Dérivants
Le décalage
L'enfantillage
Ou sinon
Rien de cela 
Réellement
Tout demeure
Acceptable 
À condition
D'être calées
À l'identique 
Vertigo
Le même fil
D'Ariane 
La couleur
De l'égo
La nuance
De l'alter
La douleur
de l'écho
Que sais-je?
Au fond 
Que sais-je...




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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 20:58

 

Les heurts semblent confus

Me moquerais-je donc tant

De ton qu'en dirais-tu ? 

Je m'en accommoderai

Si tu veux bien admettre

Cette réalité : 

Le ciel était de rage

Et de grès rose cendré

Quand par accès amiable

Tu as placé mon coeur

Sur l'ouvrage

D'une nouvelle contrée



 

 

 


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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 22:09

 

 

Tu me parles ?

Tu me parles
Sans cesse 
Mais  
Il est
Possible 
Que je ne
Vois pas
En quoi 
Nous n'aurions 
Pas déjà
Épuisé 
Tous les sujets 
Que nous 
N'aborderons 
Jamais
Ensemble. 



 
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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:47

 

 

les froissements de la ville

noctambules me rassurent

me remplument pour avril

car d'ecueils en écailles

s'épanouissent sans cesse

les cercueils d'un temps

l'inertie du souvenir

le sonar d'une vie

et le sel de l'amer

jette sa pluie d'argent

que l'écho de la nuit

et l'écume de l'ennui

répandent à mes ans 

 

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