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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 10:47

 

qu'est ce qu'on se fait

je ne sais plus 

rien t'apporter

rien qui te fit te tenir là

droit sans faiblir à mes côtés 

roc sans faillir droit devant moi

à ternir la beauté

qu'est ce qu'on s'est fait

 

pourtant comme je t'aimais

pourtant je t'aimais tant,

j'aurais voulu tuer 

le remord juste à temps 

 

les longs échos sont envolés

vers d'autres continents 

je ne sais plus comment porter

supporter las les grands vacarmes

loin les vivants s'en sont allés

au firmament de tous les drames

 

pourtant je t'adorais

pourtant je t'aimais tant,

j'aurais voulu tuer 

le regret juste à temps

 

c'était terrible, c'était tragique, 

c'était torride, c'était flinguant

mais les histoires de retrouvailles

se sont tus net dans la bataille

le vin de fête n'exprimera plus

désormais que le goût de larmes

 

pourtant comme je t'aimais

pourtant je t'aimais tant,

j'aurais voulu tuer 

le remord à bout portant. 

 

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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:24

 

 

Laissons passer ce foutu hiver, 

 

il n'atteindra pas autre chose 

que le cours du temps, 

et le passage du dehors

vers celui du dedans.

 

Pour le reste,

mon coeur est déjà pris

 

 

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 19:07

 

Un deux trois soleil, 

sous le porche, églantine caramels

citronniers et marelle

une comptine, c'est joli

se pêlent-mêlent

blanc préau

les petites mains

se jouant de demain, 

se jouant de deux mains

se tenant de guingois, 

à grandes lampées

se gorgent, avalent les instants

ventricules assoiffés

une vie débutant

 

Un deux trois sommeil

pernicieux persistant

installé en ce lieu

le coma rationnel

une jeune existence

- elle l'ignore encore,

disperse à petit feu

la chance d'attraper

ce qui reste de ciel

du bout de ses rêves

au trapèze des nimbus

rebondir dans le bleu

les horizons bien moins sages

de ceux qui rendent

heureux

 

Un deux trois sanglots

effacés à jamais 

les repères des jeunes ans

estompées les teintes 

d'une liberté volage

tranché le fil d'Ariane

net à sa racine, 

Thésée, en ce labyrinthe

cette cour des grands 

à présent où tu erres

sous le saule, pleureur

te rappelle l'insouciance

les petits bonheurs

arrimés à bon port

de la prime innocence

et la joie et les cris

et les trépignements

les grandes enjambées

par dessus les flaques

les belles envolées

sur la dune en vrac

l'impatience indiscrête

n'était pas un défaut

ni la pause sensible

à l'heure de la sieste

le stigmate dégradant 

d'un vil abandon

 

Un deux trois trépas

de ces années de grâce

on apercevait là

que le royaume des glaces

des jeux à l'infini

des fous rires, des grimaces

des baisers pour de faux

à nos fronts lisses

nulle trace 

des plis noirs du regret

et le creux de l'ennui

ce trou à l'estomac

rongé par le remord

et les désirs rentrés

qui n'ont place que chez ces fous

qu'on appelait les grands

 

Un deux trois promesse

jamais comme eux

jamais comme ça!

par le serment de feu

par le serment de glace

si tu mens je m'enflamme

si je mens, coule ton sang

une paume contre une autre

des coeurs inviolés

une envie, la hardiesse

d'une promesse oubliée. 

 

 

 

 

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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 13:38

 

Où qu'erre l'air

quand j'y pense,

ça n'est pas tant un problème d'inspiration.

ça n'est jamais que l'expiration,

l'expiration qui n'a pas le temps de s'exprimer.


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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 16:46

 


Je n'avais pas envie de te voir t'éloigner

disparaître une dernière fois.
 


Au pavé, j'écoutais sonner tes pas

et la trace de tes baisers frondeurs

marchandant les souvenirs

souriants qu'on ne jette jamais,

jamais parce qu'on ne le peut pas.

 

Je te voulais pour le reste de la nocturne

et le reliquat de nos heures courtes

le chaud de tes courbes, haut,

peaux attardées aux nues,

nue entourée de mes bras.


 

On aurait pu simplement dormir,

parler en chuchotant des mots

et entendre les mots s'éteindre,

décliner là sur le versant 

de l'épuisement comblé.


 

On aurait pu sentir nos coeurs 

cogner fort contre nos coeurs,

consentir l'indiscipline charmeuse, 

l'indicible indocilité, sans acte délictueux

à ne pas vouloir attendre le jour.

 

Enfin, on aurait pu  s'aimer 

puisque l'on s'aime après tout


 

 

 

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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 19:23

 

 

 

une seconde passe, 

je viens de faire vingt fois le tour du monde de mon crâne

à la vitesse de l'impuissance. 







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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 13:01

 

images

 



Tout à l'heure en rentrant chez moi, j'ai conduit très vite

sur l'autoroute des pensées qui venaient,

insectes de nuit,

s'éclater consciencieusement aux vitres de mon cerveau.


Penser vite n'avançait à rien,

alors j'ai conduit plus lentement

pour mettre un peu la bride au flux zélé des mots  

 

Ça n'a pas marché, bon mais, c'était plus prudent

d'un point de vue strictement routier.  


 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 23:45

 

 

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dehors, il y a des petits bruits d'été,

des sifflets de cigales, des bruissements de criquets

(mais, ça n'est pas possible, et je me demande quel être les susurre)

il fait très doux; je le sais parce que je suis tiède,

surtout, mes orteils sont tièdes,

et ça c'est un signe qui ne trompe personne :

il fait plus de 20 degrés à près de 22 heures;

à dire vrai, j'aurais envie de déposer là ma gravité

à entendre ruminer loin le ressac de haute mer;

la douceur nocturne, ça fait chanter les oiseaux plus tard,

comme si pour eux le couvre-feu,

n'était qu'une simple question de température.

- même la nuit tombe plus lentement -

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 21:14

 

diaporama-508-Train-fantome-avril-1953.jpeg

 

 

 

 

c'est comme se payer un ticket

pour le train fantôme

à ne pas même oser

entrouvrir les yeux

pour éviter d'avoir peur

alors qu'on savait bien

que c'était pour ça

qu'on montait dans le wagon

des soirées comme ça

je ne fais plus autre chose

que de fermer les yeux

je ne sais plus où trembler

des soirées comme ça

 

 


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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 11:12

 

 

AbsenceOfEvidence.gif

 



Je suis 

comme cette ombre perdue

attendant la bénédiction du destin

bêtement

alors qu'elle la tient là

au creux des mains


 

 

 




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