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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 10:19

 

Non !

 

Ce blog n'est pas abandonné. 

 

Juste un peu en friche; le principe de la jachère s'applique à mes mots ces temps-ci.

 

Mais je reviens d'ici peu. 

 

En attendant je vous laisse ici le dernier morceau d'Absolutely, Martha  à titre de caution : 

 

 

Nothing by Absolutely, Martha

 

Amitiés

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:37

 

 


1-testament-3-couv-promo.jpg

 

 

115 pages de littérature (poésie, théâtre, nouvelle) avec Strofka, Cécile Toulouse, Jacques Sicard, Seg Dallongeville, Jean-Claude Babois, Lilas Kwine, Pascal Leray, Juliette Guerreiro, Fabien Pesty, Emmanuelle Grangé, Hervé Pizon, Mü, Yannis sanchez, Le Babel, Emmanuel Rastouil et le poète Inconnu + les pigeons de Leslie Tychsem, les gravures de Jean-Pierre Maltese et les photos d'Audrey Bardou!

 

Réservez le votre, letestament@bbox.fr


 

 


 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 08:25




surf-2.jpg

 

 

La grève abandonnée, ôtée de chalands, ne laisse plus aucun doute au vent de janvier tandis qu'au loin dérive l'ombre d'un chercheur d'or sur le sable.
L'enclave molle des empreintes en fuite s'obstine à border quelques sentiers absents.
À suivre la course absurde du doigt, on les croirait en quête perpétuelle de fin d'horizon.
L'oraison des mouettes, les cormorans joueurs glanent les pensées du marcheur solitaire.

Tu remarques, à force de fricoter avec les embruns, l'antique gravière est devenue salière.

Le temps du château de sable est révolu, les coiffes ridicules ne s'envoleront plus.
C'est la morte saison, la fin d'un quart de cycle, la saison morte et blanche d'une fin de vacances.
Ainsi siestent sauvages, toutes les plages de l'hiver,
tandis qu'au loin toujours, un chercheur d'or sur le sable.

Le ressac rythme lent l'aller-retour des sargasses.
Il commande la place de l'algue au cimetière du rivage.
Une nouvelle lune au firmament a évincé l'ancienne - souviens-toi, qui embrasait l'océan d'un feu de paillettes canadiennes, mais d'automne indien n'en usait que les couleurs.
Alors, il faisait chaud aux corps, là à deux pas de haute mer avec toi, la canicule était d'humeur à tenir nos coeurs battants.
À présent que les glaces de janvier n'ont plus le goût de crème, l'iode colonise profond les sinus et marchande l'envie pressante d'un plateau de fruits de mer.

On déambule tranquilles sur le carreau de digue rapiécé par le vent.
Tu glisses une main dans la mienne; je n'ai plus aucune envie de la remettre en poche.
Sur le vieux port, dans les gargotes des pêcheurs, on dégote notre bonheur bien sur.
Janvier c'est le mois de la St-Jacques, c'est le mois de l'huitre, de la praire et des bigorneaux.
Et si l'entre-deux-mer manque cruellement, le muscadet ne fait pas de vieux os entre nos mains, le long de nos gorges presque closes et les battements réguliers de nos regards s'abandonnent au ressac.

la plage est quasi déserte mais elle est bien la seule

Au large, en surface des scintillements de midi, étalé dans une bande d'eau, ridiculement proche des côtes, dans le calme olympien, tout le monde attend.
On s'assoit pour observer.
Sur le sable glacé, bras en couronne autour des genoux, écharpes épaisses nouées en heaume laineux, la trace de tes doigts disparus ne m'a pas échappé, et j'en souris.
Un chemin passant s'établit implicite entre les corps élastiques que le courant déplace au gré du swell capricieux
Là, les regards se croisent furtifs, rêveurs ou attentifs.
Ces endroits génériques où demeure la félicité de rencontres silencieuses, à cet instant il nous semble que ces endroits là existent, hors de l'attente transfuge
Et si l'on perd la notion du temps, on reconnait les profils du genre: les fougueux, les têtes brûlées et les experts sont aux premières loges, les patients et les douteux à quelques mètres en retrait.
Ici l'océan est aux commandes, qui déclenche la migration d'un peuple de nomades.
La houle court vers la côte, se gonfle et se déforme depuis quelques miles déjà .
De loin en loin, des silhouettes allongent souples leurs ombres, incitant le groupe au mouvement général vers le large
D'autres se tournent et se redressent, à califourchon sur leur planches, le creux de leurs lombaires appelle une déferlante grasse et puissante.
Ils rament sans hâte puisque c'est l'élan qui vient à eux.
Dans un instant, certains se feront happer dans les larmes de l'écume.
Les élégants marcheront sur l'onde, quelques secondes d'éternité
Avant l'envol, la dernière vision du continent leur offrira l'ombre bancale du chercheur d'or sur le sable.



 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 09:33

 



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En surface du coton végétal

que rien ne saurait distraire

au diapason de l'herbe tendre

plane la brume des premières lueurs


Elle attrape les odeurs franches de menthol

et la chlorophylle résidante n'y peut rien

ne sens-tu pas que ce qui s'éveille

ce qui s'enlève et aux cirrus s'envole ?


La fumée placide d'un jeune horizon

les vapeurs natives de la mi-saison

que rien ne saurait mieux surprendre

que l'entrelacs de coeurs étranges



 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 08:17

 

 

 

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un jour, un jour

il faudra bien partir

prendre retraite

de tout ce manque

d'horizons

choisir le long séjour

d'une terre

discrète

opter pour le décor

d'une scène

secrète

à l'ombre replète

d'un saule

en pleurs

transiter profil bas

loin des espoirs

dirimants

à l'ombre si parfaite

d'un cerisier

en fleurs



 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 09:23

 

 

 

roseau.jpg

 

 

 

 

Tu la vois se pointer dans le frais du matin

Ses prunelles gris-vert te rappellent le Levant

Et les tiges un peu hautes, un peu ivres des roseaux

Chapardés aux rivages,  qu'elle t'offrait en cadeau

 

Tu l'entends trottiner, elle sifflote gaiement

Dans le parc léthargique, l'atmosphère ronronne

Alentours exit la trace d'un vertige trépassé

Seul tressaille le souvenir d'une peau renversée

 

Tu écoutes l'air distrait la réponse salutaire

Au trop-plein balbutié de questions délétères

Elle prononce la sentence, elle brise l'omerta

Elle annonce souriant «tu n'as plus droit de cité»


 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:15

 

 

 

Absolutely, Martha #

 

 

Absolutely, Martha est un projet musical à entrées multiples qui se présente grosso modo sous forme d'on ne sait pas bien quoi, à partir de mélodies improbables sur des textes indéchiffrables. Le tout rapidement et bien entendu, très mal enregistré. Ça donne envie, et c'est bien pour ça qu'on vous le propose.

 

Lilas Kwine (soit moi-même bien sur) : musique 
Miss Dee : textes et chant 

 

Ci dessous un extrait de ce qu'on peut bien faire en le faisant comme on peut

 

The bride by Absolutely, Martha

 

Vous pouvez nous retrouver sur My Space ou Soundcloud

http://www.myspace.com/absolutelymartha

http://soundcloud.com/absolutely-martha

 

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 18:16




texte-passif.jpg





et me résoudre

à oublier

pour conserver

le souvenir

et me contraindre

à te rayer

stupéfier l'amertume

et me forcer

à réapprendre

reconduire

les belles erreurs

confondre

la courtoisie

et l'acquittement

d'une dette

invoquer

la maladresse

négliger

les trahisons

évoquer

la déraison

et l'égarement,

et le trouble

la perversion,

l'extravagance,

l'aliénation,

la fureur,

par trois fois

à genoux

déplorer

le hasard

par trois fois

en hurlant

implorer

la colère

par trois fois

insolvable

en des bras

indigents



 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 13:29




anais-nin-at-the-high-place.jpg



plus rien ne m'anime 
que le sombre abîme 
que le chuchotement 
d'une peau carabine
 
plus rien ne me hante
que le sort de l'intime
drapé d'affolement
paré comiquement
 
plus rien ne m'agite
que l'intempérance
un parfum chevrotine
au détour de l'instant
 
seul le débordement
d'une traînée blanche
d'une route oblongue
commande l'argument
 
plus rien ne m'obsède
que l'ombre strychnine
d'un rire pantomime
sans détour convergent 


 
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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 11:24




Rideaux rouges gr





le temps s'amenuise

 la trêve éteint son vol

un simple mot suffit

cri leste et contigu

livide un voeu païen

en ce lieu monotone

l'aller simple vaut mieux 

 que nos ombres défuntes

en ce drap monochrome
 
retentit l'heure sordide

en toutes lettres suffisent 

ces quelques griffes enfin

sans hâte une seule prose 

se pose et se désole

alors les regards tombent 

alors les yeux se baissent

en toute pudeur suffisent

à la fin ces trois lettres

advienne le tourment

sur cette nécropole



 

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