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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
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  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

Anthologie-po-sie-gehess-edition.jpg

Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 09:59


P1060545.JPG




Ce matin la tristesse 
la tristesse m'envahit 
ne cherche 
ni à m'apaiser 
ni à me soutenir
maussade la tristesse
ces heures vagues
m'a vu grandir
au pilori d'octobre
la tristesse a fait périr
sous les restes de moi
les soupirs mourants
les rêves cadenassés
 
Tristesse tu ne désertes
que lorsque je consens
à te saisir à bras le corps
à t'empoigner contre moi
je suis la seule 
que tu enlaces
que tu enfermes
entre ces lieux 
ternes et cendrés 
entre ces murs 
privée de l'hors
 
La tristesse m'habite
la tristesse me perd 
la tristesse m'abîme
La tristesse m'adore
m'écartèle sans hâte
son rictus contemple 
mes désirs froissés
déambule sa lame
sur mon reflet froid



 
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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 15:33



P1060419.JPG


 

 

Elle suspend les gouttes d'eau

dans l'atmosphère pâle

à la peine de ce temps

de ce temps qui ne laisse,

goût amer sur la lippe

que l'espoir d'un hiver

sombre et étrange,

 désert, survivant,

curieusement élastique

 

Elle suspend les gouttes d'eau

engluée au silence

égarée, plantée là

en marge des méprises

en proie aux chimères

malsaines qui ne laissent

transgression de l'enfin

que le repos des pleurs

la promesse d'un sanglot

 

Elle suspend les gouttes d'eau

elle surprend les passants,

elle bouscule les histoires,

à bras le corps son coeur

embrasse la reddition

elle l'a admis depuis peu

elle a compris depuis longtemps

l'échappatoire est ce luxe

impossible et précaire


 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 08:38

 

le-testament-revue.jpg

 

 

Allez un petit coup de projo sur la sortie d'une nouvelle revue poétique à laquelle je participe 

 

LE TESTAMENT est une revue trimestrielle à vocation
poétique développée par l'association PAROLES
D'AUTEURS dont l'objectif est la découverte et la
promotion de la jeune poésie, ainsi que la littérature
francophone, les arts graphiques et la photographie. Si les
oeuvres qui la composent sont toutes inédites, elles sont
l'entière propriété de leurs auteurs respectifs.
Vous souhaitez participer à l'aventure du TESTAMENT?
Merci de poster vos oeuvres sur letestament@bbox.fr


Où se procurer LE TESTAMENT?
Par la poste...
au numéro: 7 Euros
abonnement (4 numéros): 25 Euros
Chèque à libeller à l'ordre de:
PAROLES D'AUTEURS
et à envoyer à
Revue LE TESTAMENT
Emmanuel RASTOUIL
Les Orangers A
rue Van Gogh
83130 LA GARDE

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 09:51

 

étoile




 

Le fond de l'air doux
caresse tes lèvres 
emprunte à tes joues
le parfum de sel
qui te tient en joue
 
Le soir d'un pont blême 
sous l'automne saoul
refroidit ta peau
tire à bout portant 
sur les faux-fuyants
 
Au sommet d'un pont
l'espace homogène
saigne à petit feu
raide sans fléchir 
sous l'écho d'un adieu

 
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 19:02

 



pantin.gif




 

Là,

encore là

où l'oubli succède à l'oubli

où se ressent la permanence en toute chose 

où l'on se sent fluet 

mais fébrile

de tant d'appartenance;

par ici la foule est dense, 

en suspend à tes lèvres indécises,

ici les regards se croisent furtifs

- l'oeil vagabond ne reconnaît pas la demande, 

ici l'intuition est aux commandes 

d'une heure impitoyable et fondue

mais elle a perdu le contrôle

il y a bien longtemps

en vérité 

à vouloir se tétaniser la conscience, 

lassé du temps qui passe

le vivement s'est noyé 

dans le quoi...

T'as pas le droit d'être pressé ! Non... Ah non ? 

Pressé ne signifie rien de plus qu'une hâte malfamée

comme synonyme ridicule au gaspillage des secondes; 

pourtant, quelques desseins déboulent

allongent large leurs ombres, 

commandant sec sous les paupières

le mouvement vers le large; 

oui quelque chose s'annonce, 

dont tu n'as surement

qu'une idée vague mais

ce qui déferle ne rapplique 

que lorsque l'envie lui prend.

 

Donc il ne serait question que de choix sans répit

l'hésitation se posant déjà en sanction à elle seule, 

sans doute nulle part ailleurs qu'ici ce soir

ne s'agite en ton espoir, de place belle

où il ne soit autant question 

d'instants

et de quête, 

et de paix

fiévreuse

sans dépêche.

 

Est ce que je ne suis que ce rêve de quelqu'un

aux pensées trafiquées en bord de falaise ? 

Est ce que tout se déroulera par dessus l'accore 

comme dans mes cauchemars

où le poignard dégouline sa lame 

à l'intérieur impassible

où le vide avale silencieux,

des kilomètres de cris 

où les choix impossibles

président aux tortures élégantes ? 

Au fond, est ce que tout réside en la gravité d'une fin

qui défile vite au détour 

d'un cortège insolent

de questions inutiles 

de réponses indiscrètes...

 

- tu sais, la trouille et le déchainement de quelques armes

m'auront vite enterrée sous le poids de leurs âmes -

 

Ne suis-je devant toi, que ce rêve étrange 

où tout déroulerait comme dans une vie banale 

dans l'espace calme d'un chagrin oublié

dans l'espace froid d'une réserve de larmes

dans l'espace sec d'une mise sous conditions 

dans l'espace périmé des souffles sous contrôle...

 

Je considérais la liberté par la fenêtre

ou plutôt une certaine idée d'elle, 

un soir indigeste de septembre et

je songeais à m'y pencher un peu, 

demain sans doute, ou le jour d'après

sous le calme blanc d'une aube salutaire, 

y passer les deux mains en signe de revers 

tête la première sans penser aux lendemains

dans l'espace sourd de l'herbe mûre et tendre 

dans l'espace cave d'une goutte d'infini

dans l'espace ivre mort d'une traînée indécente

ce soir plus que tout, 

je ne voulais pas 

être

négligeable.

 

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 23:18

 




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La semaine dernière devant une statut d'albâtre

soudain mon coeur usé s'est arrêté de battre

de rage j'ai balancé les deux pieds dedans

l'espoir fêlé de le faire repartir comme avant

une ultime fois il a cogné dans ma poitrine

qui déjà sentait le vieux chêne et l'aubépine

l'écho a résonné loin jusque Vladivostok

sans même un aveu pour en deviner l'estoc

la semaine dernière, un coeur s'est perdu

quelques égarés l'ont retrouvé suspendu

las au crochet rouillé d'une lumière pâle

aux dires de témoins passablement éméchés

il s'était pris pour un corsaire à l'abordage

des éclats bleus vibrants dans la nuit boréale

mais d'assaut n'avait empoigné qu'un réverbère

mon coeur en morceaux s'est arrêté de frapper

au sommet d'une brise à l'aube d'un été

là haut on les a vus porter un toast à l'amitié

verre de ciguë en main, d'un air bien entendu

tu le crois ? Oh je mens, sans doute, 

sans doute je mens...

mais il eût mieux valu de ce pauvre coeur

faire naître une légende plutôt que de l'envoyer

au sommet d'un réverbère

se pendre




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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 17:56


nuit-noire.jpg


la nuit sans lune
la nuit est vaine
la nuit sans dune
luit à la peine
la nuit sans lune
manque à l'appel
masque la plume 
sonne l'affliction
des vieilles rengaines 
de nous
le long
d'un corridor oblong
je perdais mes cailloux
sur les repères 
à perte de vue
je voulais retrouver 
mon chemin
sur le lacet des mirages
clopin-clopant
mégot fumant
deuil à la main
je me penchais près 
ventre à terre
nez collé 
au plancher d'une terre
mal m'en a pris
je ne savais, navrant
qu'en recracher les brumes 
personne ne m'a appris
comment faire 
lorsque les rêves ne suffisent plus 
lorsque les rêves ne suffisent plus


 
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 13:49




pluie.jpg



Les démons parallèles tombent dans le clos du flou
Chuchotant comme seuls savent le faire des parias 
Les causeries débutèrent par un hochement de tête
Une grêle de printemps vint s'abattre à la fenêtre
Les coursiers au son de la tempête devinrent fous
Au dessous tu lâchais, le temps n'est pas à la fête
Mais la fête s'était achevée depuis si longtemps
En travers des ornières tu cherchais une closerie
De secours, de riposte aux postures ordinaires
Pour y mener danser celle qui s'était hissée tôt
Bien sur l'entrelacs biotope n'y était pas préparé
Mais l'imprévu retombe toujours à contretemps



 
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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 12:04
silence



parfois ça commence 
comme une poussière
 
résumer la situation 
 
toujours une raison souriante de commettre les conneries
tirade malvenue
génératrice de monologue constant
y'a des gens doués pour se provoquer à ce jeu là
toutes alarmes convoquées gueulant à plein 
alors que règne par circonstances rauques
le silence le plus absolu 
sur quelques surgissements
 
le ventre d'une araignée me passe devant 
son cadavre en étoile flotte à la surface d'une eau molle 
le fond de l'air est mou
l'herbe vert jaune cramé qui ne répond plus à aucune teinte, ne fait pas d'effort pour paraître complaisante
le tapis végétal ne correspond à aucune demande
moi même je ne me sens pas très disposée
 
c'est peut-être le vent nauséeux qui balaye aux interstices en travers des tripes
j'évalue précautionneusement les dégâts sur mes contours
du bout des lèvres je parle à l'étoile morte
ce genre d'après midi n'est propice à aucune brusquerie quand la ville fangeuse étouffant sous les odeurs de nulle part
bloque aux foules l'espace de liberté dont les poumons crèvent pour se dépêtrer
 
- comme présage d'une belle suite au bordel prédicateur 
 
un caneton de printemps vient de becqueter l'araignée
le cagnard tape raide, qu'une brise pas à la hauteur fait à peine tergiverser 
la mère du caneton se pointe et le rapatrie sans ménagement
par ici l'éducation est à l'image de l'absence de vie: sans fioriture
 
en lisière, le silence sans fioriture en recouvre un autre
plus pernicieux, disgracieux comme un sumo dépressif
parfois je m'assoupis légèrement mais le silence vient snaper des doigts à mon oreille
pour rappel, le silence se fait entendre
il a une gueule de planche de fakir
faut s'entraîner dur pour cheminer dessus sans se laisser prendre au cri
ces jours où le silence s'installe par cycle comme un mistral corrosif, j'évite le détour par les questionnements même anodins;
penser ramène trop de souvenirs
à commencer par ceux qui n'existeront jamais
 
statistiquement je me demande combien de temps je pourrais tenir, là, assise jambes ballantes en surplomb de cadavres qui croisent sur ce bord de quai, avant qu'un type un peu fou ne résiste à la tentation de me pousser 
- combien de temps je pourrais, des questions à la con, y'en a toujours une résiduelle que le silence anime
le drame c'est l'attente
le drame c'est de ne pas savoir
le drame mou préside au drame terminal
mais la tristesse au renoncement, jamais
va comprendre tête de mule
le silence me rapproche des phrases qui n'appartiennent à personne
et si le silence me chape,
je n'échappe pas aux "si" qui me lancent

- sauf que
 
en été les textes se terminent toujours bien 
en été les textes se terminent toujours bien
en été les textes se terminent toujours bien


 
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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 13:42

 

 

blackout.png

 

 

- Acte 1 -


un moment tu te dis

qu'il vaudrait sans doute mieux

clore pour l'été

mais ferme la,

fermer là et le noir serait

à ciel ouvert au grand complet


parfois, le lendemain te laisse tomber

sans ménagement

comme la verdure de mai se jette brusque au sol

... en finir une bonne fois à la mi-septembre, bon dieu...

et le présent spasmodique te balance à la gueule

l'allure cernée de houille en train de hoqueter

par dessus la cuvette

les réponses adverses

aux questions absentes


mes amis, vous auriez beau faire...

le chagrin corrompu squatte

en travers d'une gorge

tandis que l'asthénie se gave

en solo dans son coin


un moment tu te dis

qu'effacer sciemment les aveux 

vaut sans doute le détour

une belle paire de claque 

dans l'impasse saignante

attends son heure 

en se frottant les mains

mais toute face carbone

voilée

efface ça, ose seulement,

et le noir de se vautrer

à ciel ouvert au grand complet


alors laisse croire,

à la conclusion suivante :

t'es mal barr'

vraiment mal barr'

déroute barrée

pauvre tache...

rien à ajouter


- Rideau -

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