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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

Anthologie-po-sie-gehess-edition.jpg

Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 17:33

 

 

Papier-froisse-copie-1.jpg

 

dans le crépuscule de lundi, 

qui tombe à pic
- tu es partie,
je pourrais me briser sur ton souvenir
ou cool me reposer sur les restes de nous
qui laissent traîner leurs ombres 
sur la moindre latte de cet appartement
et allongée là, guetter du coin de l'oeil 
la trace fébrile d'un sourire 
au bout de mes lèvres 
ou lisser du bout des doigts
nerveusement
l'angle froissé 
d'un certain trouble


 
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 17:24

 


Bosch-Starter.JPG


 

 

j'ai dérobé sans bruit 

une vieille machine à pluie
j'en ai passé des nuits
à écouter les gouttes 
rebondir sur le toit
et son chant racontait
...
revêtir mon costume 
d'héroine clandestine
engager deux pas d'élan 
poings tendus loin devant
ordonner à tes côtés
les réveils soupirants
naviguer entre les éclairs, 
les ligoter, bel ensemble
à convertir en présent 
m'agenouiller devant 
la vue d'en haut
la vie de grenier
te faire choisir
comme les enfants
main droite main gauche
dans le dos t'offrir 
quelques jours pétillants
arrêter juste une fois
le slalom entre les éclats
tchin-tchin des verres sans fin, 
en fin de parcours se coucher
sous les toiles anonymes 
tout à coup l'impair
me collait à la peau
alors j'enclenchais le starter 
d'une vieille machine à eau
pour entendre la pluie
perturber mon sommeil 
pour entendre la pluie
dévaler la charpente
débarquer tranquille 
se laisser mourir là
sans regret sur les toits



 
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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 14:38

 

 

Playground_Closed_by_sullivan1985.jpg

 

 

 

Après les heures
les heures perdues
secondes brisées
en buées saoules
en quelques doutes
flanchent les bustes
en nuées floues
sombrent les coeurs
tremblent aux fenêtres
les gouttes d'ombres
de quelques êtres
cascadeurs
pleurs dévalant
sur le carreau
émancipé
de quelques leurres

Après les heures
temps de désordre
six degrés chargent
catalyseurs
en sueur moite
écorces lasses
les vains regrets
qui nous contemplent
le tac des ans
le poids des lueurs
cavalent en pleurs
au caniveau
de nos humeurs
de nos tombeaux 

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:04



240px-Kravmaga



Il ne peut y avoir, 
un peu plus de ces voeux
un peu plus de ces jeux
amoureux qui se meuvent

(Comme je te maudis mon Amour, 
de cette force,
qui me fit te désirer tant)
 
Car résident en ce lieu
trop de noeuds qui se nouent
et les liens lentement 
se délitent, meurent en nous
 
 (Toi qui jadis me ravis, 
à présent, s'enlise raide 
le couteau que tu tends.)





 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 10:00

 

 

 

 

chateau-de-sable

 

 

 

des toits je vois tomber
qui larmoie qui larmoie 
des toits je vois tomber 
l'orage carthaginois 

sans cesse les pétales 
d'un ciel moribond
enlacent mon regard
de leur chemin de croix

des toits comme une plume,
la pluie piaule et gémit
pleurant comme elle doit
sous l'oeil de la lune

des toits je vois chuter 
sur le château de sable, 
l'arène de nos sanglots
nos pugilats posthumes

comme tant de gouttes d'eau 
lentement se leurre l'émoi
reclus de nos enclos
échappé de nos draps

oh mon cadeau rêvé,
toi mon présent d'été...
m'as tu ravie pour mieux
d'entre mes doigts glisser

d'entre mes doigts tomber
d'entre mes doigts rouler
entre mes doigts glacées
les pierres précieuses de toi

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 11:42

 

 

 

P1060096.jpg

 

 

 

Tout en notre souffle
est devenu peau de chagrin

Le parchemin du doute
chemine en nos demain

Et rien ne trouve plus sens,
- une déroute comme il se doit

La somme de toutes nos routes
file le canevas des dérives

Et le cadenas de l'amertume
scelle brute la désillusion...

Mon dieu, que sommes-nous
dans la brume de ce temps
devenus ?  


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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 09:48

 

 

 

P1080686.JPG

 

 

Je tremble comme une feuille

qui aurait oublié de tomber,

je tremble,  je tourne le dos

à l'évidence de la chute, 

ainsi le vent trahit l'automne

de mes états déclinants,

soigneusement la torpeur

s'étale en mon esprit 

et le blanc du vide se mêle

épais au sirop de mes veines

et le manque de l'absence

comble mille fois mes journées

 

- Je manque cruellement d'ennui -

 


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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:16

 

 

 

bionic-boogie-dance-little-dreamer-polydor.jpg

 

 

 

Insomnie

ruineuse veille

sombre alarme

gueule à souhait

cri sans voix

pose ton vide

en des yeux

grands ouverts

le repos

égaré

la pensée

qui se perd

au boogie

des heures lentes

au foxtrot

du rébus

dérobé tu observes

en sommeil

l'abandon

qui se tord et se crève 

exposée l'illusion

désolée l'accalmie

esseulée la raison

tirant

sous le lin

glacé

d'une nuit blanche

tirant en ces lieux

enfin

 la révérence

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 16:39

 

 

 

souterrain.jpg

 

 

 

Tu m'épates! Ne t'ai-je jamais lancé ?

 à me serrer la gorge de si peu, tu m'épates.

- est-ce le filtre farceur d'une vision engourdie

qui sans cesse t'invente, sans faiblir  te recrée?

au rythme des lueurs contagieuses

au son feutré d'un murmure

au seuil de toutes portes,  entrebâillées de toi

- cependant, jamais aux corneilles,

enrayé mon pied en travers, combien de fois dis-moi ?

Je ne suis pas de mauvais augure

Auguste à peine sur les bords, teint pâle aux entournures

mais ta main dans la mienne me jurant droit au coeur,

l'absinthe et le mélèze aux confins loin reclus

le viride de tes yeux ancré là sans un cri,

je le vois qui guette vague le repos de nos jeux.

Combien de fois, combien de temps encore,

à ne craindre que le coma 

 des heures gauches enserrées

à vaincre le péril des joutes indécises

à flatter la torpeur du souvenir amer

combien de temps nous faudra t'il

pour passer légèrement ?

Lors, reconnaîtrons-nous le parfum de l'oubli,

à la fraîcheur de quelques vents tranquilles

de ceux qui vous traversent

impassibles et brillants

de ceux qui vous caressent, 

si sensibles à nouveau ?

La grâce s'égarera t'elle en d'autres lieux et places

qu'à l'élégance sublime de nos lèvres démodées ?


 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 09:33

 



P1040432.jpg

 

 

 

 

En surface du coton végétal

que rien ne saurait distraire

au diapason de l'herbe tendre

plane la brume des premières lueurs


Elle attrape les odeurs franches de menthol

et la chlorophylle résidante n'y peut rien

ne sens-tu pas que ce qui s'éveille

ce qui s'enlève et aux cirrus s'envole ?


La fumée placide d'un jeune horizon

les vapeurs natives de la mi-saison

que rien ne saurait mieux surprendre

que l'entrelacs de coeurs étranges



 

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