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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

Anthologie-po-sie-gehess-edition.jpg

Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 08:17

 

 

 

P1040191.jpg


 

un jour, un jour

il faudra bien partir

prendre retraite

de tout ce manque

d'horizons

choisir le long séjour

d'une terre

discrète

opter pour le décor

d'une scène

secrète

à l'ombre replète

d'un saule

en pleurs

transiter profil bas

loin des espoirs

dirimants

à l'ombre si parfaite

d'un cerisier

en fleurs



 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 09:23

 

 

 

roseau.jpg

 

 

 

 

Tu la vois se pointer dans le frais du matin

Ses prunelles gris-vert te rappellent le Levant

Et les tiges un peu hautes, un peu ivres des roseaux

Chapardés aux rivages,  qu'elle t'offrait en cadeau

 

Tu l'entends trottiner, elle sifflote gaiement

Dans le parc léthargique, l'atmosphère ronronne

Alentours exit la trace d'un vertige trépassé

Seul tressaille le souvenir d'une peau renversée

 

Tu écoutes l'air distrait la réponse salutaire

Au trop-plein balbutié de questions délétères

Elle prononce la sentence, elle brise l'omerta

Elle annonce souriant «tu n'as plus droit de cité»


 

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 18:16




texte-passif.jpg





et me résoudre

à oublier

pour conserver

le souvenir

et me contraindre

à te rayer

stupéfier l'amertume

et me forcer

à réapprendre

reconduire

les belles erreurs

confondre

la courtoisie

et l'acquittement

d'une dette

invoquer

la maladresse

négliger

les trahisons

évoquer

la déraison

et l'égarement,

et le trouble

la perversion,

l'extravagance,

l'aliénation,

la fureur,

par trois fois

à genoux

déplorer

le hasard

par trois fois

en hurlant

implorer

la colère

par trois fois

insolvable

en des bras

indigents



 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 13:29




anais-nin-at-the-high-place.jpg



plus rien ne m'anime 
que le sombre abîme 
que le chuchotement 
d'une peau carabine
 
plus rien ne me hante
que le sort de l'intime
drapé d'affolement
paré comiquement
 
plus rien ne m'agite
que l'intempérance
un parfum chevrotine
au détour de l'instant
 
seul le débordement
d'une traînée blanche
d'une route oblongue
commande l'argument
 
plus rien ne m'obsède
que l'ombre strychnine
d'un rire pantomime
sans détour convergent 


 
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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 11:24




Rideaux rouges gr





le temps s'amenuise

 la trêve éteint son vol

un simple mot suffit

cri leste et contigu

livide un voeu païen

en ce lieu monotone

l'aller simple vaut mieux 

 que nos ombres défuntes

en ce drap monochrome
 
retentit l'heure sordide

en toutes lettres suffisent 

ces quelques griffes enfin

sans hâte une seule prose 

se pose et se désole

alors les regards tombent 

alors les yeux se baissent

en toute pudeur suffisent

à la fin ces trois lettres

advienne le tourment

sur cette nécropole



 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 09:52

 

 

se-servir-d--une-multiplication-pour-une-autre-1.jpg

 

 



il demeure moins que les nuits
entre nos bornes et nos lisières
beaucoup moins que l'envie 
entre nos débris et nos cendres
moins que mes jours assoupis
entre l'histoire et le remède 
et le feu de ta voix 
et ta loi sur mes vies
il reste bien trop de ces peines
entre l'aubaine et la ruine
trop de ces peurs obscènes 
entre l'excuse et la gêne
que la parole ne comble pas 
mais que le corps à corps absout
dont la mémoire se remettra




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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 11:07





st-ouen-1.jpg




silence, l'ombre d'un cri
se dresse au mirador
ton reflet trouble écorche
l'inconscient retors
pourvu que l'onde gomme 
les ratures et les torts 
dis moi que tu souhaites
la fin de l'hiver gore 
à l'aune d'une autre mort
alors je cesserai d'être
je cesserai d'être alors
à l'aube d'une autre mort


 
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 22:54

 

 

 

 

autophage-2.jpg

 

 

 

et flinguer furieuse

ces accroches en toi

où l'instant qui danse

ressemble à l'éternité

puisque tout se meurt

ce que revêt de factice

le tissu de l'authentique

et l'instable permanent

ce qui scinde et fragmente 

la maille grêle du sentiment

et ce qui fonde la confiance 

tout se qui défie l'inaltérable

tout ce qui brise la déraison

ce qui dévaste la quiétude

tout ce qui se perd,

à jamais perdu, 

à jamais perdu,

à jamais, à jamais,

une dernière fois les yeux 

une dernière fois les mains

une dernière fois la peau

et tout ce que prolongent

les dérives invisibles

et le désir invincible

tout ce qui perturbe le pas

toute l'incertitude du vide 

et ce qui décapite l'illusion, 

glissière létale de l'émotion

tour à tour chaque raison

qui s'effondre bêtement

aux poutres d'un plafond

et toute la douceur en point de côté

que la douleur ne laisse plus respirer

et le coeur n'y peut plus grand chose

mais quel coeur le pourrait ?

qu'à défaut de trouver en des bras

tu cueillerais au forceps d'une voix

et tout ce qui se déambule

à la beauté des choses

à l'éphémère latent

à l'attente qu'on descend

ce qui se révèle dans l'après

ce qui relève de l'avant

tout ce qu'on nie au présent

et tout ce qui fait

exception 

 

 


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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 19:10

 

 

 

 

aube anthocyane

 

 

 

 

 

Si proches de l'eau qui gronde

si loin qu'il semblait tôt

pour émerger du sombre

aux abords d'un ghetto

 

En ces yeux anthocyanes

pareil aux transes de l'aube

l'hiver voilait le couperet

d'une quiétude étrange

 

Deux apaches de confession

à pas menus longeants là
le sentier braque du doute

le staccato évident du repos

 

Mais hagards, à fixer de l'index

le hasard d'une flamme mourante

la cadence d'un temps qui coûte,

ne sachant plus,  ni le vrai ni le faux.

 

- Ô mon coeur mis à nudans ta main intrigante, j'ai placé profil bas

                                                                                le poignard qui me tue -

 

 

 


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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 23:57

 

 

dec-2.jpg


et si la clope se consume

dans la morsure du froid

elle n'a que ça à foutre 

au milieu de décembre

à souffler sur la cendre

il ne reste que toi 

que je persiste à attendre 

dans le désordre plat

au milieu de décembre

nul doute c'est ici

que plane la folie

qui sur la route,

sombre, lente,

au milieu de décembre

 

dis-moi pour quoi

pourquoi tenir debout

dis-moi, qu'y faire 

comment rester

fiable et droit

thorax planté

raide en travers, 

sol mouvant, 

coeur à plat, 

tu n'as jamais su...

 

- relève les yeux -

 

un biclou punk

clouté d'argent

au vert de gris antlérite

vertigo file à l'étincelle

une fille blonde déambule

ses jambes laxes baladeuses 

son menton flanche à peine

t'adresse des mots étranges

une fille récite des mots 

que tu ne comprends pas,

insaisissables et rondes

sonnent quelques consonnes 

détournées du vent 

au milieu de décembre

elles roulent dans l'hiver 

elles couchent sur ta joue

le parfum d'un autre âge

Il y a traînants non loin

cinquante visages amis

- tant qu'ils ne sont pas ennemis

ils demeurent amis n'est-ce-pas -

dans le doute ne te soustrais pas

au hasard bienveillant

et si les mots sont chics ce soir

le frôlement des "r" 

s'enfuit déjà loin

la fille aux cheveux blonds

pédale vers demain

alors debout tu chantes, 

au milieu de décembre

chanter,  c'est ce qui reste

quand on ne sait plus parler

 

 


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