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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 11:50




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bien sur, bien sur
tu te souviendras
à la seconde près
de la seconde où
la parésie
a débuté

tu portais l'entaille
d'un jour mordant 
un temps maudit
crade et brisé
ankylose en place
projetée sur l'écran
symétrique d'une peine
capitale
un élan
contigu
à peine si le feu
à peine si le sang 
s'écoulaient de tes tempes 
jaillissaient des mémoires
ton coeur mutin 
aux fers étendu
comme un chien fou 
transfuge aux ordres 
du familier
te souviendras-tu ? 
bien sur
tu te souviendras,
à la seconde même
à la seconde près
le drame impair
se saisissant
de ton rêve
parfait


 
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 09:59


P1060545.JPG




Ce matin la tristesse 
la tristesse m'envahit 
ne cherche 
ni à m'apaiser 
ni à me soutenir
maussade la tristesse
ces heures vagues
m'a vu grandir
au pilori d'octobre
la tristesse a fait périr
sous les restes de moi
les soupirs mourants
les rêves cadenassés
 
Tristesse tu ne désertes
que lorsque je consens
à te saisir à bras le corps
à t'empoigner contre moi
je suis la seule 
que tu enlaces
que tu enfermes
entre ces lieux 
ternes et cendrés 
entre ces murs 
privée de l'hors
 
La tristesse m'habite
la tristesse me perd 
la tristesse m'abîme
La tristesse m'adore
m'écartèle sans hâte
son rictus contemple 
mes désirs froissés
déambule sa lame
sur mon reflet froid



 
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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 15:33



P1060419.JPG


 

 

Elle suspend les gouttes d'eau

dans l'atmosphère pâle

à la peine de ce temps

de ce temps qui ne laisse,

goût amer sur la lippe

que l'espoir d'un hiver

sombre et étrange,

 désert, survivant,

curieusement élastique

 

Elle suspend les gouttes d'eau

engluée au silence

égarée, plantée là

en marge des méprises

en proie aux chimères

malsaines qui ne laissent

transgression de l'enfin

que le repos des pleurs

la promesse d'un sanglot

 

Elle suspend les gouttes d'eau

elle surprend les passants,

elle bouscule les histoires,

à bras le corps son coeur

embrasse la reddition

elle l'a admis depuis peu

elle a compris depuis longtemps

l'échappatoire est ce luxe

impossible et précaire


 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 09:51

 

étoile




 

Le fond de l'air doux
caresse tes lèvres 
emprunte à tes joues
le parfum de sel
qui te tient en joue
 
Le soir d'un pont blême 
sous l'automne saoul
refroidit ta peau
tire à bout portant 
sur les faux-fuyants
 
Au sommet d'un pont
l'espace homogène
saigne à petit feu
raide sans fléchir 
sous l'écho d'un adieu

 
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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 17:56


nuit-noire.jpg


la nuit sans lune
la nuit est vaine
la nuit sans dune
luit à la peine
la nuit sans lune
manque à l'appel
masque la plume 
sonne l'affliction
des vieilles rengaines 
de nous
le long
d'un corridor oblong
je perdais mes cailloux
sur les repères 
à perte de vue
je voulais retrouver 
mon chemin
sur le lacet des mirages
clopin-clopant
mégot fumant
deuil à la main
je me penchais près 
ventre à terre
nez collé 
au plancher d'une terre
mal m'en a pris
je ne savais, navrant
qu'en recracher les brumes 
personne ne m'a appris
comment faire 
lorsque les rêves ne suffisent plus 
lorsque les rêves ne suffisent plus


 
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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 13:49




pluie.jpg



Les démons parallèles tombent dans le clos du flou
Chuchotant comme seuls savent le faire des parias 
Les causeries débutèrent par un hochement de tête
Une grêle de printemps vint s'abattre à la fenêtre
Les coursiers au son de la tempête devinrent fous
Au dessous tu lâchais, le temps n'est pas à la fête
Mais la fête s'était achevée depuis si longtemps
En travers des ornières tu cherchais une closerie
De secours, de riposte aux postures ordinaires
Pour y mener danser celle qui s'était hissée tôt
Bien sur l'entrelacs biotope n'y était pas préparé
Mais l'imprévu retombe toujours à contretemps



 
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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 23:46

 

 

moma-blog-2.jpg

 

 

 

 

 

Parfois Rapace 

lorsque tes bras m'enlacent

stagnent en seule place 

les vasoconstrictions

pliée sous l'empois de nous

je me voudrais alchimiste, 

je répandrais le dissolvant 

annulant tous les restes 

d'une morte saison 

 

Parfois, lorsque la nuit brune 

m'enlève aux états statiques

des sourires délicats 

pesanteur étalée 

sous la voûte dalmatienne 

je voudrais juste mourir, 

envoyer sur le carreau 

ce vieux réflexe archaïque

qui m'enchaîne au jeu de toi

qui m'esseule, perte de quoi...

 

C'est le chagrin qui ronge 

tous les états latents

conclusion d'un sourire las

aux espaces débutant

je voudrais juste pour cette fois

lâcher l'expiration ultime

bloquer le souffle liminaire

apercevoir les soubresauts

du va et vient qui s'amenuise

s'épuise et finit par se pendre

aux extrêmes cardinaux 

 

Arrêter d'un coin de drap 

mortuaire ces émois 

sous la pluie radicale

d'un destin ordinaire

flinguer l'emploi des nous

et remonter les traces 

de l'abandon qui passe...

tu ne vois donc pas
les rasoirs pleuvent autour de mon cou

quand l'empreinte des morsures

ne s'y meuvent plus du tout ...

 

Parfois Rapace 

lorsque tes bras m'enlacent

ne laissent place 

qu'aux vasoconstrictions

je voudrais tant diluer

à l'acide épatant

les restes d'une saison 

consommée depuis longtemps

 

 

 

 

 


 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 14:34

 

Moma-blog.jpg




Le passé à tabac
l'heure passée à la flamme
et le vague et le vague
déferlant vers le large

La souche découverte 
sous l'effeuillage de toi
s'envole malgré ailes
à l'abandon de la foi

L'avenir à venir
pourquoi pas 
l'an demain
berce le sablier 
d'un jour orphelin

Et le sirocco d'elle
vient laper les papilles
quand les paupières closes 
la réclament éperdues

L'amnésie trébuchante
débarque tant de mémoires 
égarées à l'humeur
recrachées des stupeurs...

- en ce sein palliatif  -

Les revers apaisés 
prennent lentement leur envol
là regerme l'espoir 
dans les coeurs aliénés

Et l'ennui se fait beau
sous une plume emportée
comme les moeurs se libèrent
d'avoir trop désertés

L'avenir à périr
pourquoi pas 
bouleversé
court ton coeur
à l'immensité !

- en ce sein palliatif... -

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 16:30

 

 

pont-de-brooklin-2.jpg

 

 

 

En attendant le crépuscule dérivant à l'Hudson
en écoutant la nuit chuter là sans un cri
en décomptant les lattes sur un pont  hyperbole

avoir les dents qui claquent,


- dérivées du hasard -

 
asseoir le temps qui craque, comme le givre en éclats
jouer avec la brume s'évaporant au silence
s'empourprer au devant
entendre battre les tempes
de tant d'éloignement, de tant d'éloignement...


Tête haute, coeur à droite, bien calé sous les doigts
à quelques kilomètres de ciel

les seigneurs verticaux n'en peuvent plus de grimper 
de dépit tracent la route de la terre jusqu'aux toits
lors je cherche les rebours qui me ramènent à toi

 

 


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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 10:09

 

 

 

canicule2.jpg

 

 

 

 

Elle a des idées canicules
virevoltant en plaies funambules
elle a les idées de travers
criblant les bouges par devers

Elle rêve d'idées somnambules
aux ventricules réverbères
aux longs sommets ridicules
ce vieux vertige montgolfière

Une respiration éther
atmosphère de brûlot
l'amertume par défaut
fait tomber les colères

Fin crachin de courroux
turbulence de ghetto
décimée par la faux
l'infortune grabataire

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