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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

Anthologie-po-sie-gehess-edition.jpg

Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 18:05

 



fille-au-casque.jpg




La fille au casque,
observe au loin
fredonne les notes
ne pense à rien

La fille au casque
décroise les jambes
replace une mèche
le doigt mutin

La fille au casque
briquet en dèche
la clope au poing
le clin d'oeil bref

La fille au casque
étend les bras
me tend du feu
les yeux truands

La fille au casque
se fout de tout
se fout du type
assis en face

La fille au casque
jette le mégot
appuie le regard
sur mon hasard  

La fille au casque
que rien n'agace
que rien n'entame
que rien ne lasse

La fille au casque 
la fille au casque 
la fille au casque
que rien n'efface

 

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 20:54

 

 

felure-5.jpg

 

 

Traîner le pas
tracter la peine
pousser la rime
au fond de l'eau

Déprime le vent
ne pas s'en faire
ne plus se dire
juste se taire

Aux bras de toi
aux yeux de mer
patiente passante
juste s'y plaire

Frôler du doigt
un chant malade
les soirs errants
les soirs déboires

Poster les armes
les hauts le coeur
oser le calme
la vie en heurts

Puissais-je trouver
user le repos
détourner l'imago
dans les ruelles blettes

L'élan sidéral
d'une certaine gaieté
sans parole-fleuve
aux espaces bondés

Respirer encore
le parfum de luciole
qui danse, qui vole
sur les trottoirs d'eaux

Le sésame, la fraîcheur 
de la veine piquée 
à l'amble sans fin
à l'angle d'une peau


J'aurais aimé,
j'aurais...

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 17:45

 

toxic gospel 1


J'aurais aimé
planer sur
les sphères
de l'étrange

Renverser
les états
qui dépêchent
la transe

Rejouer une
leste part
de mystère
sans faire tâche

Réclamer
sans cesse
la laisse qui
attache

Au white,
au white,
ô high
spirit

Ce sort
que tu jettes
entre
mes failles

Ici et là
prend son essor
d'un commun
accord 

 

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:00




rupture-1.gif




Et si nos mains
n'ont plus l'air lisse 
des jeunes ans


Si nos corps textes
n'écrivent plus
le feu de ces cinq ans

Et si nos ventres ne suintent
plus la fièvre
des amants

Au moins, au moins
laisse-moi
sur tes doigts
déposer
la chamade
la noyade
et l'espoir tyran
et le sel de l'envie
le placard aux secrets
les remparts du regret
et l'élan de la vie

Et si nos coeurs rêches 
se montrent bravaches
Si les gorges ne comblent 
plus la brèche

Désormais, désormais
si demain
tout se tait...

Si nos regards hagards
redeviennent glaciers 
Et si le grès de nos amours
amers s'effrite

A moins que ne soit
devenue cette relation
cheap
Au moins, au moins
laisse moi
pour cette fois
murmurer
pas à pas
nos doigts joints
mise à pied
flou des peaux
ô, la folie d'un baiser



.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 18:51

desir.jpg



Qu'est-ce qui nous reste lorsque tu ôtes, usé, le khôl
de tes regards mauresques
La fresque de nos histoires oscille, hasard des vents
un thé noir bu au gré du lest

Que reste t'il enfin, lorsque s'épuisent les évènements
ceux dont en vain on se déleste
l'envie tendue, des mains timides, sous refuge cardigan,
motifs grisants ou grotesques

Saurais-tu apprécier plus loin, au delà des fins d'après midi
l'espace asphyxié par le déni
Dix-sept heures trente, hélianthe imprègne la table de bistrot
soudain où je me sens de trop

Si elle ne se mesure, sens-tu l'envie qui gronde et enfle
à l'ombre des battements
Dans l'aube du soir, la salle est comble, et l'errance rôde
au dix place du tourment

Bleu crépuscule, guette l'angoisse, l'abandon sonne la retraite
à l'air résonne un son parasite
Chronique funeste, à demi-mot, mon corps trébuche, ô comme
dépossédé, mon corps palpite

Au prix de quels absents, tangents se traînent ces longs silences
et tangue, danse l'éternité
Robe rouge, nuit blanche, dans l'aube du soir, je lâche ma fièvre
au dix, place des regrets

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 18:48
tortue_marine.jpg



Croise la lame, hume le vent 

l
'ombre d'une Caouanne, 
passe en voletant

L
a belle placide est allergique
aux confins bleu-prusse
des contrées pélagiques

La surface captive, une aile affleure...
De flancs oblongs, l'Estissac fêle 
l'horizon las d'un ciel en pleurs

Caretta Caretta se joue de la houle
détour tribord à l'onde esquisse, 
une plongée verticale cool


Rhizomes plagiotropes, ascidies carmins 
quelques oursins diadèmes, 
un apogon feint...

Posidonie, absente d'une agonie annoncée
tu tressais patiente l'herbier séculaire 
de volutes à l'eau menthe-mélèze

Caretta Carretta s'offre une escale
le rêve idoine, le songe perdu
d'un patrimoine 

Souvenir battant, le jeune temps terrien, 
et les course folles, et les pouls à vif!
Comme la mer semblait loin...

Pointe de la Galère, tu portais bien ton nom
relique d'une foule-amie, oh nostalgie
à présent l'animal se morfond

Au dessus des têtes, le crépuscule s'étale 
il tisse sa résille et l'azur mort s'inscrit
en lettres capitales

Croise la lame, hume le vent 
le spectre d'une Caouanne 
passe en voletant

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 09:45

aurore_boreale_au_dessus_de_corbel.jpg


Tracé le cercle, le parallèle des godasses,
à pas prudents longer toutes les latitudes;
là l'équilibriste joue au fil de la solitude
confondue dans la masse du beau réel...

Sur ce lac gelé, reflet topic,
contempler l'éternité qui passe,
utopique, guetter, veiller l'humanité!
L'espace d'une nuit diurne
l'espoir fou de la revoir enfin
en son absence...

Entre les mains, un pain de glace
perdu aux confins des plaines scintillantes,
désaltérée la peau, ces vieux espoirs fripés,
foulées à reculons, nez à vif levé aux étoiles,
vasoconstriction des chevilles- l'immensité qui passe...

Plus rien n'est à l'exception du grand Tout qui enlasse
Plus rien n'est de tout ce qui jusqu'à l'or gris me lasse

J'ai trouvé la paix dans une aurore bleueréale
à l'aube d'un jour sans fin, un instant j'ai trouvé
Lapland en ton pays de cette paix qui délasse.

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 00:00

                                        http://blogs.ionis-group.com/supbiotech/blog/media/globule.jpg

Il est des contemplations à cueillir distraitement comme ces rêves délicats dispersés par l'orage.
Il en est des transes...Inspirer, se nourrir, s'inspirer puissamment si près des pores de ceux qui...
Il est des temps élégants pour s'étendre -shhhhhh- à même l'étendue fraîche d'une ombre jeune et claire
Il en est des drames effondrés qui trébuchent, se recueillent en si peu d'autres- rares, ces bras agréent l'opacité discrête. 
Des temps pour s'abandonner aux espoirs antiques dont quelques embués s'obstinent patiemment à poursuivre les traces.
Des temps où l'on se guette, où l'on se scrute à basse fréquence. 

Tadam...Tadam...
Tadam...Tadam...

Tadam...Tadam...
Tadam...Tadam...Pam-m-m-m-am-am-mmm...

Et le sang pulse en dehors de l'écho, cogne et recogne; aux parois épithéliales résonne le fou qui enfonce la porte d'un royaume héroïque; sans autre reine que l'absence de lois vaines...

...Il est des joies négligées, des ardeurs parfois presque à l'heure. 
Il est des peines à contretemps lorsque la messe est déjà dite, des chagrins insoutenables en des phalanges comprimées; tant de passions encore, consumées au cendar du mémorial.
Il est de la sueur, des cris, des gémissements; de la jouissance oh oui, encore et encore; il est des suppliciés expirants gorges sèches, des consentants sans retour à l'ante-pénultième radicale.

Il est des jours arides d'éveil comme des nuits taries de songes. Quelques mensonges apaisent comme une pluie d'été...
Des secondes si profondes qu'elles confinent à la perpétuité, des heures creusées de khôl saturnien. Et ces abandons béats au sommeil graduel. 
Il est des déclins amorcés le rire aux éclats, des cirques et des canyons franchis deux pas d'élan! Il est des frontières gommées d'un battement de cil. Des battements de coeur stupéfiés devant tant d'outrage! Des à présents enfouis sous le passé décomposé. 

Il est des temps pour se dire, d'autres pour taire. Il est des temps pour lire et ma pensée rentre en hiver.
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 22:46



                                         




Elle disait, la Vieille, elle disait

"tu verras plus tard, le temps ça s'estompe
comme ces impatiences sur ton joli visage"
Elle disait la Vieille elle disait
" Regarde au loin, tu verras que le monde,
tu ne peux l'embrasser si près de tes pas"

Alors je pensais qu'elle chantait faux,
mais c'est moi qui ne savait pas entendre
je ne savais humer toute la saveur du monde
ni ne m'étais délestée de l'humeur vagabonde
piédestal en sable de mes quinze ans à peine,
je croyais savoir ce que c'était que la Beauté...

Mais, elle était plus belle que tous ces jeunes
rebelles aux fronts forts, aux gros bras, qui s'accrochaient
aux bas des filles dans l'air chaud du soir,
tannées délicieusement, toutes ces plus jeunes qu'elle,
chuchotant à leurs oreilles le bel umbigada
lorsqu'elle envoyait, la Vieille, ces cantos, ces sambas

Et dense la foule au rhum haranguait, réclamait de la joie
sur ce rythme binaire, les nombrils à l'air,
les guitares, le cavaquinho, le 2/4 entêtant
Et le peuple dansait sur la plage de Sao Conrado,
une passe et une autre, en dépit des eaux de Mars
dans les rades, agitée elle dansait jusqu'à l'aube...

Ses souvenirs à Estafio, elle y était la Vieille,
elle y avait appris la mesure d'un certain tempo,
la révolution en marche, emparée sa jeunesse
quand la musique esclave est sortie du ghetto
et c'est elle qui me chante la promesse de la vie
à la faveur d'une bossa au contrepoint béni...

"Que isto é bossa nova
Que isto é muito natural
O que você não sabe
nem sequer presente
E que os desafinados
também têm um coração"

("Que c'est de la bossa nova
Que c'est très naturel !
Ce que tu ne sais pas,
ni ne veux reconnaître
C'est que les désaccordés
ont aussi un coeur"*)

( *desafinado -extrait- A.C Jobim et Newton Mendoça)

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 08:07
                                                        



En bas d'un vieux pont centenaire
aux arches grises et blessées
Céleste touche le fond

Lui, voulait toucher l'autre rive,
y attendre l'hiver, enivrer les rêves
sous papiers glacés, sous papiers d'argent

Sous son arc en cercle, à l'aurore bleutée,
contre pierres noires et givrées
Céleste s'éveille en baillant

Son souffle éclaire, notes cristallines
les tessons acajous, les buissons d'aubépine, 
bordant le maigre îlot de terre battue aux vents

Avec quelques flasques vides en guise de phares
pour seuls guides, il relie l'étang comme
son temps s'écoule au loin

Céleste sous la voûte
contemple les chemins, une vie de verre brisé
par les vapeurs d'éther, psalmodie qu'il y a mieux à faire

Rejoindre la rive en face, remonter à contre courant
du coeur qui s'efface si seulement il avait
le courage fou, la belle audace!

Il se dit qu'il y a fort à faire
pour oublier ici bas, ou juste faire face, 
tenir tête haute aux souvenirs, aux impasses...

...A l'alcool qui dévaste, brûle, torréfie ses veines, 
peinant à effacer la révolte qui fâche,
comme la résistance blesse...

Notre homme ôte ses mitaines
son chapeau de tulle, ses frusques usées
titubant, il se relève, prend quatre pas d'élan

De l'autre rive, des témoins voient la silhouette
s'envoler dans le frisson de lumière
d'une chrysalide à peine éclose

Non loin de l'autre berge,
en bas d'un vieux pont centenaire 
aux arches tristes et affligées, Céleste touche le fond, 

Lui qui voulait simplement atteindre la rive d'en face,
sa terre promise, n'a rencontré que la dérive 
d'un tourbillon béant.

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