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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 11:20





Dans le miroir soudain j'ai vu,
à travers mes humeurs vitrées
de blanches trainées étendues
séchant à l'ombre de ton trepas;

La mort est une chienne.

Marés salants à perte de vue,
des trainées blanches à l'estomac
carbonisé aux entournures
lèguent des souvenirs posthumes,
acides relents de ton absence.

La mort est une chienne
La mort est une chienne
La mort est une chienne

Lorsqu'elle aboie, brutalement
sur la défaite, je jette, un verre
bien tassé de vodka, je deploie

Quand enfin la douleur me noie,
éclats coupants me traversent,
elle me rappelle ce qu'est la vie
je suis encore là, toi tu es parti

La mort est ce point
à la fin de la chaîne
concluant à la ligne
la force de nos ébats




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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:12


Monde tu passes, las
Fatigué, le temps court
Dérangé par la vie qui va...
Petit bâtard, l'espoir se casse
les souffles se brisent
la mort efface à coups de machette
la trace du cœur qui bat

Je m'assoie au loin
et j'observe la vague qui conspire dans le soleil
m'arracher cet élan sans lendemain
sur les empreintes profondes va et vient indécent
vidé leur sang dans le sablier
les derniers pas de ce carcan

Je suis calme comme la masse reflue
à l'est :
- des amitiés qui croissent
à l'ouest :
- des amours déchuent
Et au nord ?
- toujours la haine
- toujours la haine...
Putain de Haine

Et je me prends à rêver encore un peu
une dernière fois,
comme pour rire
de ce songe qui charriait l'espoir en moi

Là-bas....

...Je suis l'ancienne recrue du vent,
et l'iode avale mes sens,
et le sel esquisse mes sourires déments
et mes rires perçants se confondent
avec ceux des Fous de bassans
Je suis le pirate qui établit ses pénates
sur l'île de Bonaventure!
Ici la folie n'a pas lieu d'être de comptoir
je lève bien haut son verre à ma mémoire...

...Mais l'ultime songe s'éteint
comme l'obscurité avance
et me sature, de son air acétone
refuse obstinément que je m'étonne
s'assure que je ne puisse l'ignorer plus longtemps...

J'étais un homme et j'étais fier
J'étais un homme simple et heureux
J'étais un homme et je vois mon prochain
semer les restes de mon humanité
sur les champs dévastés de ces absurdes querelles
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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 12:10


H²O sur parquet, suintant la trace des pas
lourd éveil à l'automne d'une vie de trépas
caféine moite, gouttes noires sur le grès,
au sommeil accordée la révolte qui boite

Traverser frissonnant, l'encens blême des belles brumes
entrevoir l'écume amère
entraîner les carmins au levant

Tu chantonnes en sourdine la beauté grêle des mirages
comme pour abuser un peu
l'embryon du tourment

Tu marches vite, tu inspires, tu joues à parler aux nuages
alors débute le voyage fou
au détour chlorophylle d'un instant

...

Si grand que demeure l'infini, la faible illusion d'exister
Ne plus se prendre au sérieux
Si grand que demeure l'infini, agiter tes erreurs floues
Résolu à l'indulgence enfin

Si grand que demeure l'infini, venir à bout des terreurs
Mesurer les accres de vanité
Si grand que demeure l'infini, se résigner à l'inaction
Étrenner la contemplation

Si grand que demeure l'infini, avoir les larmes aux yeux
toucher, serrer contre toi
le gracieux vivant


...
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Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 14:18


J'ai les pieds nus qui dansent à l'aube cristalline
la langue claquant le "la" du quart d'heure mutin
J'ai les pieds qui dansent, mes orteils se joignent,
larguant voiles et amarres dans le petit matin   
                                            
J'épile à la hache les complexes aberrants
je les  relègue bravache au caniveau des tourments
Je lisse les aspérités rugueuses à la paille
larguées aux encombrants d'une journée sans faille

J'ai les pieds qui dansent, les jambes qui s'en mêlent
s'emmêlant, elles qui n'étaient que de plomb
alors soudain se sentent pousser des ailes
délestant l'asphalte de ce macadam moribond

Et je délègue du vide le lest un étage en dessous
peu importe s'il ne reste que trois francs six sous
puisqu'aujourd'hui j'ai la vie haut qui s'envole,
les pensées en liberté, la révolte à six coups

A l'océan des dérives, je pêche à la luciole
par légèreté je tangue sur ce canot
j'en fais au présent ma nouvelle ivresse
qui me tient lieu de fantasque ilot

J'ai la vie en fleurs dont j'éternue les pollens
pourvu qu'il contamine les faux sages abscons
qu'il explose des vrais cons la bulle mondaine
où étouffe le souffle du monoxyde de l'ego
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