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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
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  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

Anthologie-po-sie-gehess-edition.jpg

Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 09:24


Voilà. 
C'était toujours comme ça. 
Depuis que le monde était monde. 
Y'avait ceux qui ne voyaient rien à force de trop gueuler. 
Et ceux qui voyaient tout en se faisant engueuler. 




cezanne.1897.jpg


- 'TOOOOOOP! 

- Quoi ? Mais quoiiiiiii-euh? 

- T'as dépassé. 

- Meuh n'importe quoi j'ai pas dépassé tu dis n'importe quoi d'abord! 

- Si 
là regarde, t'as dépassé, , ça bave sur le nuage. 

- Quoi ça?! Mais on avait dit que sur la ligne c'était ok! 

- Nanananan, c'est
 toi qui a dit ça mais nous jamais on a dit ça, pas vrai les gars qu'on l'a pas dit? 

- nan-brouhaha-nannannaanannonnonan-brouhaha-'fin sisisisi-brouhaha. 

- Bon voui, c'est vrai, ça dépasse, mais c'est joli non? 

Ha! Tu vois! Maintenant tu rends le jaune. Et pis de toute façon c'est nul ton idée, t'as déjà vu un nuage jaune toi? 

- Ben oui, quand tu regardes biensse, les nuages ils sont jaunes un peu. Mais pas que... 

- Hé peuchère, je vous l'avais pas dit qu'il était fada le nouveau les gars? Hanhanhan ( rires-gras-crayola ) 
jaunes! Et pourquoi pas la St Victoire en bleue tant que t'y es, fan de chichoune!

-... Justement j'allais vous le propos... 

- Allez ça va maintenant! Tu nous rends le crayon sinon on te casse la tête à la récré! C'est comme l'autre pignasse hier avec ses bonhommes qui dansent 
en se tenant la main. On aurait dit des tapettes un peu! Hey les gars, c'est une tapetttte, une tapett-euh! Des nèfles, jamais plus il pourra colorier avec nous le Matisse! 

- Ouaistapetteallezcassetoi-brouhahadepetitscons-ouuuuhlatapetteblabla!

- Allez Cézanne, tu sais bien non, on était d'acc' depuis le début, c'est la 
règle: le Mauvais sort
.



cezanne bleu



* en réponse au défi de the blog busteuse "et l'essentiel c'est le principal":
http://etlessentielcestleprincipal.blogspot.com/


"Ecrire une scenette, une pensée, ou quoi que ce soit qui sorte de votre crâne, sur le thème du mauvais sort."
 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 11:01

http://www.meeting-air-lens.com/www.uploaded_images/Farandole.jpg


Bien !


C'est dimanche. 20 decembre d'ailleurs. Il est 6 heures au clocher de l'église, dans le square les arbres poétisent mais surtout se les gèlent. Raison de plus pour sortir du lit à l'aube par moins 5 et aller se catapulter en tir direct-downtown direction Banqueroute sans passer par la case départ.

Ah oui ? Un dimanche?

Ben oui. Un dimanche. Je le rappelle à ceux qui seraient plus illuminés qu'un sapin IKEA ou simplement les seuls à se terrer dans leur abri anti-nucléaire sans talkie de secours ( cf méthode d'assistanat en cas de fin du monde) ces derniers mois, dans 5 jours, c'est Crissmeusse. Pas besoin d'être la Pythie de Delphes pour prophéter que ça urge un max.
Dit autrement, vous êtes dans une mouise pas possible parce que les jouets sur la liste d'Arthur à l'heure qu'il est, ils sont aussi introuvables que le Graal.

Alors, soit, mais on m'y reprendra pas twice: les rues bondées, les gens compressés comme des pringles en tube ( avec parfois l'haleine cream & onion qui accompagne ), c'est Jungle Bell qu'il faut chantonner les amis, pas Jingle Bell.
Cependant le pire du pire ... 
LES FILES D'ATTENTE. Let me explain: la dernière fois, j'étais québlo à l'arrêt depuis 45 mn dans une file d'attente en position 69, une vraie chienne de chasse (Oh, ne riez pas là bas, pour se permettre le rire gras, faut avoir essayé...Vu? Ok, donc en recause...) quand soudain une idée a surgi en moi tel un cavalier du fond de la nuit.

Et si je concoctai 
une petite méthode de survivance, histoire de rendre les choses attrayantes comme pas deux la prochaine fois que vous choisissez la wrong file. Pourquoi j'ai attendu Noel pour mon idée de génisse? Parce que pour moi d'habitude, la file, c'est comme les repas de famille le dimanche. Y'a longtemps que je pratique plus pour raison de contexe périphérique. Je vous expliquerai un jour.

Alors, justement, 
CONTEXTE:

17H45. Vous avancez en slalomant avec la grâce d'un lamentin en fin de carrière, aux manettes d'un dancing couine caddie, du genre de celui qui a déjà du servir de brancard d'urgence en 14-18 à Verdun, léger comme un bunker. All around, des colonies de bacté-kids entre 3 et 6 ans aux doigts collants qui vous agrippent ras la fourrure-synthétique (ça vous apprendra à céder aux sirènes de la mode automne-hiver 09).
Coup d'oeil à droite, coup d'oeil à gauche. Nan, y'a pas une caisse qui semble valoir plus le coup. Créneau et laitssego.

SAUF QUE! Vu Que la filasse straight on mesure pas moins de 7 m, vous avez pas pu mater LE truc total-recall-fatal-bazooka. La petite étiquette là sur le veston du caissier trop mimi (vous avez choisi la file pour ça même, soyez de bonne foi). " en formation " qu'y fallait lire et pas "Antoine Mation". Poisseuse myope que vous êtes. En gros, vous êtes piégée.

"ÔWH MY CHRISMAS-GOD, WHAT HAVE I DONE !".

And by the way, yes you are, kind like TRAPPED IN THE SUPERMARKET between the turkey and the crissmeusse poudingue en plus. Fucking Sunday.

18H10. N'empêche, vous êtes un peu perdue dans vos pensées philosophiques (" et si je choisissais plutôt un blush indigo trash-paillettes pour le 31..") donc au début, ça vous échappe totalement. Et là, un truc trop S.F arrive.
Vos voisins de 
files bougent.
Alors que vous pas!

Bon, pas de panique, c'est là qu'il faut avoir bien prévu le stroke. Alors, QUE DIABLE OPERER DE CONSTRUCTIF DANS 
UNE (putaindesamèreettoutesafamille) FILE D'ATTENTE?

- reconsidérez sérieusement votre carnet de contact de phone. Le truc qu'on a toujours envie de faire mais bon, pas le temps quoi. C'est le moment d'éjecter Tatie Framboise par la sim-soute (la dernière fois que vous l'avez appelé, pour vous un tampon c'était un machin avec de l'encre qui fait des formes). Et pis Xavier Machin, votre voisin de radiateur en terminal cours de Deutsh. Ok il était niedlich* m'enfin il a cinq mouflards maintenant, faudrait voir à avancer. Il vous appelera plus, c'est sur.

- faites un peu de méditation. So fashionnable (bien plus que la fourrure synthétique et moins onéreux qu'un billet d'avion pour le Tibet). Si vous n'êtes pas persuadée de l'effet, souvenez vous, la dernière fois que vous êtes sortie de l'eau fraiche et salée pour vous vautrer en descente de lit sur le sable chaud...Hummm. Idem, the same relax effect. C'est pas moi qui le dit c'est Matthieu Ricard dans son zen-bouquin "l'art de la meditation". Of course, précipitez dans votre inconscient la fois où vous êtes sortie de l'eau avec le top en haut des grelots sans vous en rendre compte, un air bienheureux scotchés aux zygos devant 450 touristes hilares, ça enclenche direct la fermeture d'urgence des shakras.

- checkez les repas de la semaine, vous qui râlez régulièrement sur Votre Entourage pour qui "Repas Equilibré" évoque plutôt le canasson qui court à 14 H dans la 5em à Vincennes.
Quoique. Non, vous risquez de perdre votre place 
dans la file d'attente en relarguant discrétos ("oh! Mince, j'ai oublié le Lotus..") le caddie à la sauvage pour reconsidérer la totalité de vos achats.

- dégainez votre nintendo DS et vos écouteurs intra-auriculaires. Si la musique de fanfare de Mario Kart vous sort déjà par les trous de mouk' (ouais je sais, mon côté délicatterpillar, cette mijaurée et néanmoins amie Lilas me le reproche souvent), y'a des games pour que la zénitude soit désormais comme Brokeback Moutain at the end: sans secret.
Du coup, la relaxation (cf plus haut) c'est plus sympa. A noter que si vous n'avez pas de console de jeu, et pas d'idée de cadeaux, Crismeusse c'est dans 5 jours.

- faites du sport. Vu que c'est de la perte de temps d'habitude quand vous en avez pour des trucs intelligents, autant juxtaposer deux activités inutiles quand l'occasion ne vous laisse pas le choix. Y'a pas meilleur endroit que 
la file d'attente pour se sculpter le fessier, mais aussi surtout le transverse.

" Transe Verte? C'est quoi, un trail ? ".

Meuh nan, c'est le muscle abdominal profond qui soutient joliment vos viscères au lieu que ça ressemble à un sac poubelle éventré un jour d'encombrant; çui-là je vous jure, on le travaille pas assez qu'y me dit mon voisin prof de sport. 

"Comment on travaille le Transeverte?"

Fastoche les balloches. Inspirez à donfffffff. Québlo!
Et là in'n out, in'n out rentrez le bidou, relax, 5 fois de suite. Etttttt. Fiouuuuuuu. Exxxxxxxxpireeeeez.
Cependant! Ne pas pratiquer si vous avez lunché genre des spaghettis alla puttanesca. Ou vos voisins de
 file- à juste titre, vous exploseront la tronche à coup de séparateurs de courses (peut être l'anchois, ou l'ail, on ne sait pas trop).

- Last but no least. Si finalement vous déconnectez total, y'a un truc marrant à essayer. 
Attention, l'exercice demande un certain sens du rythme et de la coordination. Visualisez plutôt: vous êtes le dernier de la file. Commencez à chuchoter la mélodie de "la macarena" du bout des dents en oscillant discrétos de la hanche droite. Ok. Claquez des doigts maintenant. Clac-clac-clac-clac. Ouaiiis, ça commence à prendre. Voyez plutôt votre voisin de devant qui commence à taper de la converse en rythme. Posez subrepticement vos mimines sur ses épaules et entrainez sa hanche droite dans la même choré que la votre ettttt, c'est parti mieux que des dominos!

"Dale a tu cuerpo alegria Macarena
Que tu cuerpo es pa' darle alegria y cosa buena
Dale a tu cuerpo alegria, Macarena
Heeeeey Macarena AAAhAA! "

21H00
. Alors reprenons. Vous rentrez en:

- étant plus souple et plus brillant des fibro-myocites
- avec des menus sains sur le carnet pour next week (mais sans lotus)
- tonique comme une vague d'embruns iodés dans la face
- ET bonus track, avec vos courses, des idées de cadeau de crismeusse et plein de nouveaux amis.

Moi je pense comme vous, j'ai pas fait dans le futile là.

*Niedlich en deutsh, ça veut dire "mignon" dans mes souvenirs. Enfin j'espère parce que si ça veut dire autre chose genre " cafetière" ça veut pu rien dire du tout...
.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:10





Bien !


Aujourd'hui, 
EXERCICE . Faites pas la tête, c'est pas la fin du monde...

Enfin si, justement. Il en est question. C'est même d'une branchitude fatale (je fais moi même preuve d'un a-propos foudroyant quand j'y pense...)

Et je n'évoque pas uniquement cette petite merveille du 7em art qu'est "2012" à l'affiche actuellement. Y'a quelques jours, je lisais distraitement les "actus"
yihaa ( tout est relatif comme disait le Nobel en question) quand je tombe sur un sondage à la portée plus profonde qu'un scud débridé sous acide: "que feriez vous si la fin du monde était annoncée pour demain?"

Et ben ça ...

Bennn, là ... Fffff, attends voir...

Euhhh. Ffff nan je vois pas.

Rhaa la sotte question piège qui vous fout le we en l'air en 2 s de temps.

Donc là CHOC intersidéral, je me rend compte en paniquant ma race que jensaisfoutrerien. Ce qui n'est pas pour déplaire à mon petit tempérament légèrely nevrosed sur les bords qui profite de l'opportunité pour rappliquer illico façon tsunami sans wild card le cuistre. 
Ben tiens, tu parles, déjà que j'ai déjà du mal à organiser sereinement des vacances prévues dans 24 mois. Alors organiser 24 H en 24 H, bonjour le big défi!

Bon alors des fois que ça nous tombe cashlaface sans sonner à l'interphone et que les Incas se seraient plantés pire que moi à l'épreuve de math du bac ( genre ils étaient tout le temps bourrés au Mezcal pendant les prévisions et finalement c'est pas 2012 qu'il fallait lire dans les tripes des conquistadors, mais 2009), je vais faire l'effort d'élaborer une 
petite liste d'urgence qui aidera les plus désorganisés d'entre vous à opérer des choix judicieux le jour venu.

Alors, prem's déjà faut essayer de se mettre en contexte pour que la liste elle soit efficace.
Non parce qu'il faut bien s'imaginer: c'est pas parce que c'est 
la fin du monde que vous allez pouvoir tout vous permettre tralalilarère-on-ira-danser-lever-nos-verres du jour au lendemain la fiesta la fiesta. Imaginez plutôt un jour d'ouverture des soldes chez carrouf euralille puissance 10 milliards. Les premiers seront servis et les autres, écrabouillés au sol comme des escargots imprudents sur le champ de course un jour de grand prix de l'Arc. No Pity at all! Et TOUT LE MONDE va vouloir son bout de muffin en prétextant qu'il y a droit. Capish?

Alors déjà sont 
rayés de la liste :

- les resquilles genre pillage de vitrines de luxe. Je vois pas l'interêt de se claquer un diadème sur le brush' un jour de 
fin du monde. Et rouler dans une ferrari à fond de balle dans les rues downtown, je peux comprendre le kiff, mais... Remember! C'est la fin du monde gros malin. La foulasse sera agglutinée sur le bitûme en caravanes plus longues que les bouchons sur l'A1 en plein 15 aout, pour effectuer un dernier exode vers on ne sait où. Donc tout ce que vous allez faire, c'est avoir l'air d'un con à rouler au pas dans une lamborgh' rutilante. Conclusion, gaffe, déjà biffez tout ce qui comporte trop de déplacement.

- une soirée Lido ou Moulin rouge (toute proposition est recevable soyez tolérants, ceux qui ricanent, là): le personnel se sera tiré depuis longtemps et le seul spectacle auquel vous assisterez sera celui des malheureux qui ont toujours rêvé de faire le show avec des plumes dans le cul au moins une fois avant de mourir. Dites vous bien que c'est pas pour rien si ils étaient comptables en programme chez weight-watchers avant. Ca n'a rien de deshonorant celà dit. Je dis juste qu'ils ne maitrisent pas la descente d'escalier en talons aiguilles. Au prix de la place, merde...

- un dernier repas gastro' façon vidande de CB , conversion caviar à la louche et truffes noirs au kilo.
Alors, la fine gueule que je suis n'a rien contre l'idée, mais franchement, vous auriez encore de l'appétit vous, en sachant ce que vous savez! Les langues de feu finales, les cris d'adieu, les déchirements, les pleurs, la peur en robe de chambre dans la rue, les coups de flingues, les hurlements, les fuites de gaz (oui y'aura forcément des tas de suicides aussi). 
La fin du monde quoi..Oula non, merci bien, pas de petit blini sarrazin Bio et foie gras frais fleur de sel à la plancha pour Gilberte. La terrible info sous le coude, je serais même prête à refourguer ma place reservée depuis 6 mois chez Adrian Ferra.

- la vengeance: ne cherchez pas à vous venger de ceux qui se sont ligués pour vous plomber l'existence jusqu'à présent. C'est pas le moment de solliciter un rdv avec votre boss pour lui cracher ce que vous pensez de sa façon de gérer les affaires. Oubliez aussi le cassage de gueule en règle de vos débiles mentales de collègues qui ont joué leur rôle de fouines mythomanes jusqu'au bout. Dans tous les cas elles vont crever, d'une certaine façon dites vous que justice est faite.

Bon mais alors, que faire putaindebordeldemerdeld'épilationdumaillottropdouloureuse? Avant tout, soyez 
PRAG-MA-TIQUE. Organisez vous, en vanity case léger, la dernière journée de vos rêves.

Les conseils:

- restez à proximité de là où vous êtes (cf plus haut les déplacements blabla). En tout cas, ne prévoyez pas un déplacement de plus d'une heure, au delà de laquelle la perte de temps serait inouie proportionnellement aux minutes qu'il vous reste à vivre. Bon sauf si ça vaut vraiment vraiment le coup. Genre écouter le dernier concert de Damien Rice en show case extrêmement privé avec invités triés sur le volet à Reykjavik (ne me demandez pas comment j'ai eu la place, je ne l'ai pas eu).

- prévoyez des mouchoirs -vous allez chialer c'est certain, et surtout, des anxiolytiques puissants. De l'alcool fort aussi. Vous avez beau vous préparer, vous serez forcément un brin sous le choc. Autant limiter les dégâts et ne pas foutre en l'air vos dernières 24 H en paniquant bêtement.

- achetez un vélo solide, efficace, et entretenez le régulièrement. Si vraiment vous avez besoin de vous déplacer le jour J, vous serez content d'échapper aux bouchons. (Quoi? Lille-Reykjavik en vélo, je le fais quand tu veux et je t'emmerde, me gâche pas la fin du monde)

- prévoyez une radio à pile ET à dynamo: vous serez content de l'avoir avec vous dans le foutoir ambiant si les piles tombent en rade et que 
la fin du monde a pris du retard.  Notamment si vous aviez prévu de faire le grand saut dans votre coin un peu en avance (pour une fois) sur l'horaire. Verifiez quand même que la fin du monde soit effective, ça serait trop con...

- investissez dans des talkies walkies longues portées (genre ceux qu'on voit trop high-tech dans les films) et distribuez-les à ceux que vous aimez. Moi perso, je sais que je crèverais d'envie d'entendre la voix de Mon Entourage raisonner à mes oreilles si la proximité physique n'etait pas de mise et que le vélo ne suffisait pas.

- si d'aventure vous décidez de faire ce truc un peu fou que vous n'aviez jamais osé avant ou que vous réserviez à "un jour peut être ", facilitez vous la tâche.
Cas pratique:  sauter en parachute. Bon faut pas rêver vous trouverez pas un aérogare ouvert ce jour là. Par contre, rien ne vous empêche d'acheter à l'avance un parachute ( avec un peu de chance en promo sur le site des anciens combattants.com), de vous précipiter en vélo (ah vous voyez ?) au sommet de l'immeuble le plus haut du coin repéré sur google earth au préalable (vous n'aurez aucun souci pour monter, tous les gens seront en train de dévaler les étages en sens inverse) et enfin sauter majestueusement du toit tel le cracoucass pour un dernier envol aidée par une longue gorgée de tequila à même la flasque de secours (qui c'est qui a raison depuis le début...?). A noter que de là-haut, la vue de la fin du monde sera imprenable. N'oubliez pas votre konica en bandoulière pour le souvenir (toujours des fois que, le mezcal, le retard tout ça ...)

- un dernier conseil en parlant de ça: tant qu'à faire, n'attendez pas 
la fin du monde pour les trucs fous. Car comme disait Mark Twain remarquablement " Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait".

Gilberte, en direct du Mezcal. 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 11:47

                                      

Bien!

Même si j'ai très conscience que mon humour flotte librement au dessus de la mêlée d'un auditoire zappant régulièrement mes zoulies vannounettes* (*petits jeux de mots croquignolets l'air de ne pas y toucher), ne vous méprenez pas: 

Gilberte Bisou is just like a virgin you Ô Commun des Mortelgraves: avide d'érotisme, de coups d'état et de roupies brésiliennes (j'ai arrêté le rock'nroll, ces mecs chelou de la banane et du powerchord pourave à Stratocaster dans le tiroir caisse quand aux stups', à votre avis qu'est ce qui fait tenir les pouètes?).

!Attention! Il est entendu que j'affectionne mon turbin, mais agent secret en période de plutôt paix nationale ( je refuse de voyager hors frontières pour raison d'avions à prendre ) c'est un truc qui rémunère vaguement son livret A et ça permet à peine de subvenir à mes faibles besoins (à ce propos le prix du menu déjeuner du Bristol a sévèrement augmenté ces temps-ci non? C'est scandaleux!). D'autant qu'une circulaire est passée dans les services avant hier et vlanprendçadanslesdentsrantanplan, comme quoi les accessoires techniques du major Q responsable R&D ne seront plus fournis gracieusement par sa majesté Administration mais directement prelevés sur la fiche d'aumone de paye. Sous pretexte qu'on s'en servait pour déconner au bureau. Mais où va t'on? 
Enfin c'est pas grave vu que j'ai un business-plan imparable pour me cogner un max de thunes en moins de temps qu'il ne faut pour boulotter des m&m's peanut butter ( I swear to St Kraft foods: that really exists Folks. )

Je vais devenir vachement nantie. (Qui rime avec? Je vais me faire plein de nouveaux amis!)
Grace à un coup sûr tenant en trois lettres, tiens toi bien au tournevis j'enlève l'établi:

Le PMU. ( écho "pmupmupmu")

Alors? Scotchés hein? 
J'avais un plan B, vachement sûr aussi, qui était le Maillelionnaire, mais ma timidité n'ayant d'égale que mes allures d'autiste dans un magasin de bricolage - je vous raconterai un jour, jamais je n'aurais osé me pointer devant les caméras à la suite du grattage des 3 TV sur mon ticket gagnant. C'est dommage. Je l'ai jeté du coup.

Bref le PMU (écho "pmupmupmu"). Alors là j'applaudie fort des métacarpes le service market'-com' qui a réalisé un gros taff de gueudin au brain storming du mac-morning. Le slogan qui déchire m'a accroché le pavillon comme un pull angora neuf un clou rouillé qui dépasse ("et mirde"). Je cite: 

 "Pmu (écho: "pmupmupmu") on parie que vous allez gagner." 

Ca oui, y'en a qui ont pas volé leur prime de Noyèle. Ne se refusant rien, le DRH a même engagé des psychologues:

"Pmu (écho: pmupmupmu") jouez avec vos émotions."

Avouez quand même que ça titille. Moi dès qu'on me lance des défis je ne sais pas résister. 
Joke(y) à part, ça a l'air simple de se lancer dans le business du canass' de compet', encore faut-il apprivoiser quelques codes.
Mettons sans attendre le pied à l'étrier afin de muter en le Omar Sharif du fioutieure.

Les règles de base: au départ c'est con comme un chihuahua. S'agit de pointer sur un ticket les 3 (tierce: tchirssé)  4 (quarte: karté) ou 5 chevaux (quinté: kinté, je vous mets la fonétike) à l'arrivée de la grande course du jour dites: "course support des paris à la carte" (ben ça...). Sachez qu'il y a pleinplein de courses par 24H mais seule la "course support des paris à la carte" vous permettra de tenter le fameux quinté et décrocher ainsi le Graal de la Tirelire de One million Iouros Baby. Ô my Gôd. 
La cerise sur le picotin, c'est de trouver le bon ordre de tout ce petit monde. Auquel cas: 

- vous réaliserez que vous savez parfaitement danser le zouk et la gigue écossaise, prothèse de hanche ou pas. 
- vous aurez enfin le choix de résider dans un grand hôtel parisien pour le restant de vos jours (comme Omar sauf que pour lui c'est gratos). 
- vous réaliserez que vous aviez bien plus que zéro ami dans la vie (ingrat que vous êtes) mais au moins 258. Dont certains  point gâtés par cette teupuh la vie et de surcroît doués d'une facilité d'écriture époustouflifiante ("Tré cher amie, je te fais ma sincère congratulation pour ta gagne. Moi et ma famille ont a pa eu sept chance la cousine, jé du mal à trouvé l'argent pour le payer un coeur gros comme sa à ma nourisson de 8 années si malade. S'il te fait plaisir, tu peu nous aidé à faire un don de la vie merci!") 
- vous réaliserez donc a fortiori que vous aviez aussi une famille trop cachée de la loose. 

Les protagonistes. Aussi appelés "Partants" soit, des chevaux et des hommes. Une belle histoire de complicité (à condition d'apprécier les odeurs un peu fortes). Enfin moi j'aurais plutôt dit des chevaux et des hobbits. Une fois je me suis retrouvée sur un quai de gare, avec tout un convoi de djockés en tenue à ma droite. C'était génial j'avais trop l'impression d'être dans une scène du seigneur des anneaux version disco. Notez bien que j'ai pour ces sportifs de haut niveau une affection particulière. Dans le cas contraire je les aurais qualifiés de trolls lépreux à torse glabre. 

Les chevaux sont des êtres over-susceptibles du naseaux s'il en est. Ils ne supportent pas les sollicitations de la presse et tiennent à conserver leur anonymat. C'est pourquoi on leur met des oeillères et leurs véritables noms ne sont jamais divulgués. Les journaleux n'ont que des pseudos à se mettre sous la dent. Vous trouverez par exemple sur le papier du jour: Artic Farandol, Naos de Kerbrezeaux, OuhLaLa, Niack du Lin (bourré d'oméga 3- hahaha), et tutti quanti ( non, ça c'est une expression...). Pas de panique si vous n'imprimez pas les noms. Ils sont accolés à un numéro comme chez le chinois. Choisissez ceux de votre date de naissance par exemple. 
J'espère simplement qu'on ne force pas les djokés à changer eux aussi de patronymes pour des noms de scène que l'on qualifiera de poétique à totalement ridicule. 

Let's talk about la fashionway: si j'ai craqué sur ce sport de -euh- jeu c'est en partie à cause des fracs grave tendance du défilé automne-hiver. La casaque? Un festival de nuances dont le brillant satiné hypnotise tellement que l'instant d'après tu charges au mépris de tous les dangers et des slogans de prévention routière, sans ceinture à 220km/h à contresens sur une chaussée glissante pour te la procurer dans ton Mark&Spencer - tu as instantanément déduit de la forme et de la couleur la provenance des survèts - le plus proche  (c'est à dire en U.K vu qu'en France on est grosjeancommedevant maintenant....Et c'est dommage, moi j'adorais aller grignoter un BLT en matant au passage les peoples (maman pardonne moi mais après tout tu m'as fait porter un kilt à l'école), qui achetaient des fringues là-bas, c'était un sujet d'inspiration inépuisable). La bombe? Un instrument à la fois design, d'utilité publique et polyvalent qui vous servira aussi à vélo en lieu et place de l'infâme prout en polyuréthane disponible dans tous les Heptatlonàdonflaforme. 

The places to win: ma joie dans la pratique du PMU, c'est avant tout la fréquentation des bars PMU. Ce chatoyant ramassis de sièges en skaie humant bon le godet de jaja et l'arachide urique au comptoir dès bernard-minet est un vivier d'informations pour l'étudiant sociologue en panne de sujet de thèse. On y croise fréquemment d'ex-clients de feu Mark&Spencer. On s'y fait plein de topains de PMU (le turfiste est bavard), c'est trop la chouette ambiance récréA2 de bled de province version décoinçée du sulky. Soyez sympa avec eux, ils vous glisseront quelques tuyaux gagnants à l'oreille. Si vous souhaitez une bonne adresse, j'ai dans l'idée que le Routard est sur le coup (Le guide du Routard: les meilleurs bars PMU de France édition 2010) mais je pourrais toujours vous refiler mon top-ten sous le manteau. Elle est comme ça Gilberte. Mal coiffée mais généreuse. 

La terminologie du prono: dans les revues spécialisées, sur les champs de courses (ou dans les bars PMU pmupmupmu), vous serez confronté à la barrière d'une langue inconnue causée par tout un tas d'indigènes locaux. 
Ainsi vous pourrez entendre:

- Ses titres à l'attelé sont très minces et il a toujours échoué derrière la voiture.

- Sa musique en 2009 parle d'elle-même, mais a échoué de peu pour allure au traquenard.

- Ce frère utérin du bon Lynx du Goutier obtient ses meilleurs résultats sous la selle.

- Ce n'est pas un phénomène mais il a un coeur gros comme lui et il fait toutes ses courses.

A trébuché et s'est enlevé à mi-ligne droite, alors que son driver venait de le dégager de la corde.

Ne soyez pas timorés jeunes padawans turfistes! Il faut vous remémorer votre première sortie de classe à Madrid après quelques heures d'espagnol ( LV2, 4emC) au compteur. Si je me souviens, ça donnait ça: 

La serveuse du bar où vous avez fait telles des minicailleras le mur avec vos teupos: "¿Qué puedo servirle a los monos? ¿Qué quieres los pequenos? Coca, cava, pata negra, éxtasis, cocaína, cannabis?"
Vous: "Euuuuuuuuh. Ben, pepitomicolasol cervezas porfavore?"
La serveuse: "Ah si, muy bien"

Vu? Pas de quoi se claquer une crise de spasmophilie entre deux sacs plastocs "lavielavraie".
Allez, aspirants turfistes vous voilà prêts à faire une grande entrée à Vincennes ou Auteuil, tête haute. Vous possèdez tous les éléments de base pour masteriser la gagne.

Sur ce je vous quitte au grand galop: je dois faire mon ticket. 

Gilberte, casaque fushia pastel. 
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 08:55
 
                                        


Bien!

Votre aventurière des mondes urbains, votre chroniqueuse de l'ordinaire, Gilberte, cette jeune fille de bonne famille propre sur elle et encore vierge sagittaire a démontré maintes fois à quel point elle était pétrie de qualités. 

Malheureusement son "yin" n'étant qu'une petite fiotte juste bonne à recevoir des coups de docs' à coques rigides au fion dès qu'elle s'éloigne un brin trop de son faux cul de coloc' de "yang", elle présente nécessairement quelques imperfections. Pour équilibrer qu'y paraît. 

Si certaines d'entre elles sont inavouables (n'essayez même pas de me les arracher, de toute façon je finirai par les avouer quasi fièrement avec cette fraîche distraction qui me caractérise - pour vous donner un pititixemple d'avant hier: Gilberte Bisou est tout à fait cap' de s'appeler avec le téléphone de SonEntourage afin d'identifier la position satellite de son propre mobile fraichement paumé. L'objet retrouvé, elle s'aperçoit qu'elle a un appel en absence de SonEntourage. Qu'elle s'empresse donc de rappeler immédiatement avec un enthousiasme communicatif. "T'as essayé de m'appeler?". Pour se souvenir une perplexe minute plus tard que c'est elle même qui a appelé pour identifier la position satellite de etcetcetc ...), d'autres sont justes handicapantes. 

Par exemple, je ne sais pas voler. J'entends, voleter. 
Vous me direz, "so what la greluche, nous non plus, normal, vu qu'on est pas équipé pour." Et là je réponds cash dans ta face, " articulez moi sur un autre ton je te prie because la kalach' à mandales est pas prête de s'enrayer sinon"

Non en vrai je réponds:

"Malheureusement cette grave anomalie congénitale se complète d'une autre monstruosité. En effet j'ai- Lord what am I saying, je souffre de l'avionphobie incurable ( de lapin )" ( funky-as-a-monkey la Gigi )

                                          
 
Là ça chie pire qu'une épidémie de gastro dans un CHU service gériatrie. Surtout quand on a dans l'idée d'aller trotter le marathon de la grosse pomme ( Nan, je cause pas de l'Apple-Store géant à Oxford Srt London-Town qui se visite comme un musée, avec passion et mal aux arpions - notez la finesse de la rime). 

Bidonnant non ? 

Quoique, même si j'ai un humour de killeuse (cf plus haut), relativisons. 
Notamment eu égard à MonEntourage qui mute le cas échéant d'un accompagnement en transport aérien, en mon coach et soutien psychologique pré et post-traumatique. Veuillez croire qu'une entreprise de ce genre relève plutôt du cauchemar névrotique à côté duquel le visionnage de "Massacre à la tronçonneuse" vous fera doucement pouffer comme ça "hihihilalalilalèreleméchant" et arrêtez de me baffrer tout ce pop-corn que vous allez vous plaindre d'avoir un arrière train de bufflone after.

C'est dans ces cas là qu'on décalque à quel point l'être humain est capable d'élaboration fine digne d'un stratège Romain pour s'extirper de délicates situations. 

Dans mon propre cas, pour repousser l'éventualité d'un voyage à 3000 pieds en cercueil ultra moderne, je serais capable de m'entraîner des centaines d'heures, remplacer mes petits dej' brioche/nutella/peanutbutter (hmmm) par de l'hydrolysat de protéines arôme panais (putain de mode des légumes oubliés dont on s'est souvenu finalement), et me prostituer auprès de sponsors crevars libidineux rien que pour me financer la traversée de l'atlantique à la rame dans un raffiot high-tech et rien à foutreoutrefoutre si je risque des orteils en moins comme ce vieux Gégé d'Aboville, toutoutout plutôt que de grimper dans ce putain d'A380. A noter que ramer quelques milliers de kilomètres constitue un échauffement très futos pour se présenter fraiche et pimpante comme un rouget faisandé en fin de bouillabaisse au départ d'un marathon...

Une autre solution consiste en l'abandon de ce cher dossard ( n°256789 ) si durement acquis au tirage au sort... ( Tout le monde n'a pas la chance d'obtenir des wild-cards tel PPDA..). Tu crèves!! Je vais les courir ces foutus 42,195km dussé-je expirer mes derniers souffles tel Phidippidès au pied d'un Dunkin'Donuts. 

Autrement, si y'a pas plan marathon à Niouillorque, y'a des destinations plus smooth à gérer. Comme le Maroc au pif. Sauf que du coup, faut caler direct 5 semaines de vacances en comptant le trajet en caisse via Bordeaux-Biarritz-Barcelone-Lisbonne-Seville-Gibraltar (tant qu'à faire) et ça vous fusille votre anorexique contingent de congés en une fois (et la côte basque en juin, vous pouvez vous la carrer bien profond)...La vie est dure les amis, mais dure ...

Bon en attendant, je réalise un vrai travail sur moi. Pasqu'un jour y'aura l'Indonésie et les Aussies au programme. Le tout à la rame, ça commence à donner grave de la déchirure aux triceps. Faut voir à s'économiser, Gigi elle est pas récente. 

Je me suis rencardée. Y'a des stages Air France pour les Avionsphobes. Un gentil personnel d'équipage t'explique comme à un lardon de 3 ans, avec des mots à 2 syllabes et tout que l'avion c'est trop bien et l'avion c'est trop secure bien mieux que la trottinette ou les rollers et que si tu meurs t'es rien qu'un poisseux qui a trop mal choisi son moment et que de toute façon t'es né malchanceux et si t'étais pas trop décédé d'une mort horrible par dépressurisation de la cabine, tu te serais pété les deux chevilles en dévalant la rampe de sécu de l'avion et l'ambulance qui t'aurait pris en charge aurait eu un accident trop mortel en te conduisant à l'hôpital le plus proche. Ca fera 600 euros merci bien.
Vu comme ça...

 Depuis que j'ai pris connaissance de ces infos capitales, je vois les choses autrement. J'ai pris du recul. Evidemment j'ai pas encore atteint la zénitude du sage avant ingestion de cyanure tête haute. Mais je peux dormir grosso modo 2 heures par nuit une semaine avant le décollage et ma tension ne dépasse pas les 18/12 au cours des 48 heures suivant l'atterrissage. 
L'avantage avec les clients dans mon genre, c'est que l'équipage acquiert une super estime de soi.

                                      



J'applaudis comme une tarée psychotique 10 fois plus qu'une mouflette prépubère pendant un rappel d'un live de Tokyo Hotel et j'étreins violemment le capitaine dans mes bras la larme à l'oeil avant de sortir de l'avion l'air de dire " Cet homme est un héros, il m'a sauvé la vie". 

S'agissant du déroulement du voyage, là il faut dire que j'ai une certaine marge de progression. 

Quelle que soit la durée du planetrip, je déscotche pas de mon siège. No way. Je reste prostrée. Quand MonEntourage, vaguement inquiet de me voir pulvériser allègrement le record du monde d'apnée en altitude me rappelle d'inspirer toutes les 20 secondes, je feûle: 

-"shhhhh, je suis concentrée."                             

Concentrée sur quoi? Who knows.. Peut-être sur cette microfissure  un peu inquiétante que j'aperçois avec ma bat-vision sur le hublot à 3 places de moi. 
                                                            
                                                               
 
J'insiste (très) lourdement pour aller m'entretenir en personne avec le staff dans le cockpit ("Il en va de la survie de tous ces gens", " Vous comprenez, j'ai tout de suite pigé qu'il se passait un truc trop chelou de la maintenance et qu'on risquait gros..."). 

A ce moment là, le personnel de cabine qui a lu en douce le petit mot fourni élégamment par MonEntourage a élaboré la parade. Et me réponds aimablement:

                                            

- "Mais bien entendu, nous allons immédiatement les prévenir de votre arrivée, en attendant, nous vous proposons une boisson chaude pour patienter."

Sur quoi je m'endors jusqu'à l'atterrissage.

Le cocktail vodka-lexomil-café, c'est sensass', je vous le recommande. 

Gilberte. Alive. 
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 18:16




Bien !


Aujourd'hui, je me félicite drôlement que vous puissiez me lire: j'ai plus un poil de voix.
Mes cordes vocales sont aussi efficaces qu'une perçeuse électrique dans le désert. Mais bon, vu que c'est un blog on est peacefull.

C'est parce qu'hier je suis allée au cours de chant.

Ouais, ça et puis, que je sois honnête avec vous, un de mes secret-dreams c'était de naître dans les 70's in Ditroye ( Détroit quoi) pour emprunter le destin brillant d'une de ces choristes motown choucroutées XXL. Vous savez ces nanas enrubannées dans des robes en strass qui vont toujours par 2 ou 3 comme dans les paquets indiv' de BN, et qui envoient le "AhOuh-Ouh, AhOuh-ouh ouuuuuh" sur le background en exécutant un déhanché sexy.

J'ai pris exemple, j'ai bossé dur. Lundi soir, j'ai fumé des clopes sans filtres comme un pompier californien, j'ai hurlé sur " Dancing Queen" avec un niveau de décibels fixé sur cran "porcelets en sevrage", le tout surmonté d'un début d'angine. Le cours du chant le lendemain, du fait, c'était bizance. En plus le shure amplifiait sévère mes rugissements rocailleux en Ut majeur asymétrique. Tellement impressionnant que j'avais quasi envie de m'inscrire à la nouvelle star en sortant. Amandine pouvait aller renfiler des moonboots vite fait.

Sauf que the day after...Plus rien, nada, 2001 odyssée de l'espace all around my mouth. Faut vous imaginer à quel point le quotidien devient pénible quand on peut plus causer vocal. Déjà y'a intérêt à avoir un très bon sens du mime, sinon, ça expose à de graves malentendus de communication. Je m'explique.

Prem's y'a des gestes à retenir:

- Ne pas prendre le telephone et appeler machinalement le boss pour prévenir que vous pointerez pas au taff pour raison de maladie. En oubliant que quand vous causez, ça sonne dans le vide. Surtout si vous n'avez pas masqué le number. Le boss, et d'une il va croire que vous vous foutez de sa gueule - ouvertement j'entends, et de deux, il croira pas une nano-seconde que vous pouvez pas venir ( "Vous êtes vivant ? Bien, alors vous pouvez bosser")

Deuz' y'a des gestes à ne pas faire evryouère, comme:

- ne pas chercher à mimer à votre boucher le bout de bestiole que vous voulez becqueter ce midi. Tout ce avec quoi vous risquez de repartir, c'est la camionnette du samu social plus le numéro de phone du vicelard de la file d'attente qui vous a maté en train de vous masser les seins avec insistance à l'étal en retroussant le nez avec le pouce ("poitrine de porc, poitrine de porc" que vous avez essayez de crachoter)

Mais revenons à nos choristes:

Moi le cours de chant "j'adore trop" comme dirait ma filleule. Au début, c'était pas mon idea; perso, je tapais le boeuf tous les jours, le pommeau de douche à la main, et j'avais pas trouvé une vile âme pour me le reprocher. Y'en a bien qui chante à la Boule Noire, moi c'est dans la Baignoire. Sauf que, et c'était même pas mon birthday, j'ai reçu en sorti de session y'a quelques semaines, un gentil cadeau des mains tremblotantes de Mon Entourage. C'est pas adorable franchement? Sur le carton dans l'enveloppe, y'avait écrit en gros devant " c'est ça ou moi" et pis derrière " bon-cadeau pour 30 cours de chant".
Moi j'adore trop l'humour de Mon Entourage. Du coup, même si j'en avais pas besoin du tout, un cadeau, ça se refuse pas et j'y suis allée.

Vous vous demandez certainement comment ça se passe, un cours de chant. Moi même avant, je m'imaginais le truc un peu façon couloirs de l'opéra Garnier, avec des petits rats en tutus pimpants, en train de tilter partout sur les murs au rythme des sons de violoncelles mal accordés en guise de B.O pour faire bonne mesure. Et là, juste au fond du couloir à droite, le cours de chant, avec Madame Pietrodonni Giuvanna, es-professor septuagénaire émerite, coincée derrière son Steinway rutilant en train de donner le tempo:

" Annndannnte , Andantee, Madame Bisouté, allez, plousse du lyrrissssme dannla voua!"

Et ben not atoll des caraibes in fact.

I téliou watt, le cours de chant c'est un peu l'équivalant d'un Hammam pour mes nerfs de femme ultra-moderne complètement stressful.

Sommaire:

D'ab', on inspire on inspire on inspire on inspiiiiiiire---etonexpire----fiouuuuuuuuuu. Ca c'est l'échauffement. Jusque là, trop facile, moi l'apnée ça me connait à fond que j'ai dit rigolarde à la prof, Jean Marc Barr c'est mon deuz' prénom et j'ai un pote, il s'appelle Flipper.

Après, on fait des vocalises, un peu comme la Castafiore, sauf que je brise pas de miroir. Je casse pas des briques non plus remarquez, mais bon, franchement Tarzan à côté de moi, c'est une vrai fiotte, la vérité.
Les vocalises, pour vous décrire, c'est un peu comme quand on fait des lignes à l'école.
Sauf qu'on les cause à pleine voix.
Alors bon, évidemment, faut un minimum d'indulgence, j'ai jamais été très fortiche en ligne. J'en faisais parfois des académiques, genre des "f" qui dépassaient pas les interlignes, en contorsionnant ma langue à la Gruss, concentrée par l'effort. Sauf que là, handicap, je peux pas tirer la langue pour faire des lignes vocales. Alors du coup, je dépasse souvent. Vous voyez quoi...

Et puis, rha, le moment que je préfère, THE MIC' , le mikecrofone hey! LA chance de ma vie, come-on allez Gilberte tu vas tout pêter, la couv' à poil dans Rock'n Folk, les groupies planquées aux chiottes du Ritz ou dans les vestiaires de la piscine, ça tombe ils se bousculeront pour porter ton sac et aller te chercher un slip en cas d'oubli..Han, c'est Hot stuff in here, Publicblicblic, LET ME INTRODIOUCE YOU, TO NITE , THE INCREDIBLE, THE EXTRAORDINARY, THE FANTASTIC GiiiiilllllllllllllBeeeeeeRTE BI-SOUUUUU..( la fille
cachée de Gilbert Bécaud si 'zaviez pas pige')

" Hé"
"HEEEE"

Euh, oui?

" Bon c'est fini le cirque, on y va? "


Ouais, c'est ce que j'aime bien avec la prof, elle est comme ça, un peu directive mais spontanée vous voyez. C'est important d'aller à l'essentiel.
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 08:22

       " Et miiiiiiiiiiirde, j'ai encore oublié mes couilles à la maison ..."



Bien !

J'ai déjà évoqué mon petit problème de cohabitation avec la mode (qui prend - c'est pas une excuse à la mord-moi le pif,  toute sa source à l'enfance lorsque ma mère, actrice dans Hostel à ses heures perdues en mode bourreau, pensait sincèrement que la petite Gilberte se ferait des amis à l'école en kilt et en fuseau. No error system, je suis bien le produit esthétique de la juxtaposition de frusques  has-been de surcroît pruritantes à mort que multiplie la manipulation parentale décadente).

"Je vais l'enfiler ton putain de Killllt mais détache-moiiiii!!!!"

Quand on me demande ce qu'est un blush, je réponds convulsivement "un super coup au poker", quant au gloss, "mais c'est une maladie génétique grave et orpheline chérie!". "Elle" c'est "un pronom personnel, pas un magazine grosducon". Ah, aussi j'ai été la seule à sauter de joie quand on m'a annoncé que le Sim était mort cet été. Mais là je plaide non coupable, excusée par ma fashion-nullitude.

Si vous n'aviez donc pas saisi à quel point le problème relevait du pathos, c'est chose faite.

Prenez justement le seulim, il y a deux ans ( "Peuh, au moinsse five yiiiirzes my pôvresse" me postillonneront à la face non blushée les affissionnadasses du brise-couille).

LE SEULIM, ou préciserais-je, l'ami idéal d'une contraception féminine en loucedé 100% de réussite tellement le bazar écrabouille les grelots des keums façon torture du 12em siècle qu'après on peut toujours causer que la natalité de la France elle soit tombée bien bas.
Et bien, cette chose a sévi des mois en guest des vitrines around the world, sur toutes les unes des couv' ( même celle de "passion cheval" je suis sûre), sur toutes les faces de lune de moins de 15 ans et j'en passe. No way, pas possible d'y échapper.
Pire, toute autre espèce de jean, du baggy au bootleg avait comme littéralement disparu de la (grande) surface du centre (commercial) de la terre, boulottée sans pitié par BLOBSLIM, cet ectoplasme venu de l'espace (mode adulte femme enfant)

Au début j'ai ricané sec. J'ai même fait acte héroique de résistance ( d'où les 3 ans de négation suce-cité? ). J'avais rejoins le groupuscule actif et ultra violent " Pour l'extrudation des testicules moulées en slim façon rice krispies". Au titre de trésorière. Comme quoi on accepte n'importe qui dans ces groupuscules vu que j'ai vachement de soucis avec la table de 7.

Mais que voulez-vous, même les esprits les plus endurcis à toute torture mentale ont leurs failles. En plus que mon dernier wrangler still alive commençait à craquer sévère de la couture genre celui de Kurt le Grunge 10 ans après l'enterrement. Je concède, ça a joué un max.

Bref, en désepoir de cause, après avoir écumé, la bave aux lèvres et les yeux fous tous les djinn'ss storzzes downtown, j'ai capitulé. Moi, Gilberte merde. Je me suis dit, après tout, si ma petite couz' 12 balais taille 22, pourquoi pas toi Gigi B ? Let's rock it!

J'ai commencé à reluquer du coin de la rétine les vitrines des stores-denim ( nul besoin de préciser qu'il y a peu, je pensais qu'il s'agissait du regroupement des commerçants de Nîmes. Irrécupérable je vous dis). Y'avait des skeu-pro-anas en slims, des barbies en slims, des Big Jims en slims, des vendeuses en slims, des littlest petshop en slims, et même des vrais gens en slims qui ne parlaient pas avec une voix de furet prépubère. Sentais-je frémir le bourguignon d'un espoir ras la narine en déroute? ET SI LE SLIM ETAIT REELLEMENT FAIT POUR
( mes hanches de mama Sicilienne ) MOI FINALEMENT?

Telle Martine Truc devant un beignet au nutella en 3em semaine de régime dissocié, j'ai craqué. Pathétique.
J'ai pénétré dans the place to be de la it-mode d'alors ( puisqu'on l'aura grillé, au moment où je publie ces mots has been, ce texte est has been, le sujet est has been, bref lecteur si tu me lis, soit prudent afin de ne point te tacher de la trace tenace de la Hasbeennatitioude).

Moi aussi j'ai essayé mon slim (en prenant soin de faire  passer cet acte de haute trahison sous le sceau d'une saine curiosité : " Nannn mais j'veux dire attends, on peut décemment pas monter un grouspucule a-politique néo-faschisant anti-slim sans savoir UN minimeume de oiqu'on cause? Merde. ")?

Et j'ai aperçu ma main droite - tout résidu de conscience lucide en lévitation à distance de sécu de mon enveloppe corporelle, saisir mon premier seu-lim.

Malheureusement ce ne fut pas le dernier. Car le seu-lim s'essaye toujours par paquet de plus de 10 minimum.
(Toute proportion gardée, je n'aurais pas tant perdu mon temps que ça vu que l'essayage consécutif de 20 slims équivaut à une bonne séance de full-épilation -jambons, cuissôts, maillot- )


                 Araignée avant full-épilation au slim: la loose

Maintenant, avec le recul, je peux vous le dire en toute sérénité: en général, faut pas s'affoler, first, on se foire toujours. Problème de perception de son shéma corporel en habit over-moulant qu'elles disent les it-vendeuses-sociologues.

Au début, j'ai rien voulu savoir. C'est bon j'ai beau être une grosse nullarde en mode, je sais encore me dégoter un futal à la bonne taille merci bien. "Je jetteuncoupd'oeil" j'ai donc dit à la it-slim-vendeuse qui faisait mine de pénétrer mon espace vital.
Et bon.
J'ai consenti à lâcher le 56 que j'avais dans les mains.
" Ah mais, m'a dit len-te-ment super vendeuse en toisant du coin de l'oeil la demeurée absolue qui se tenait les pieds en canards devant sa face gemey-maybeline, le seu-lim, ça se porte très près du body, c'est le principe."
Et elle m'a collé un 38 dans les mains d'un geste autoritaire.

C'est sympa le selim, ça a comme un côté révélateur du négatif de la vie que vous incarnez:

J'étais déjà la queen-mother de l'autodévalorisation du myself largement au dessus du lot moyen d'un convoi exceptionnel de complexés de la vie, mais là, j'avoue, j'étais pas au courant que j'avais les cuisses de Jolly Jumper à la retraite de Lucky Luke (il faut le savoir, il s'est complètement laissé allé le bidet)

J'en veux pour preuve: J.Jumper chante Let It Be à La Nouvelle Star

Mais la vendeuse qui n'était pas la première petite gourdasse venue
- avait du métier à revendre,
- a détourné mon attention, plus rusée qu'une sioute en territoire blanc-bec,
- a fait résonner en le moteur de recherche de mon moi, mon ça et mon sur-moi, la diablesse finaude, 3 mots qui n'ont pas l'habitude de frayer ensemble dans le cimetière nauséabonde de l'estime de soi.
3 mots qui tourbillonnent tels des moustiques de la RAF à jeuns dans une tente de jeunes scouts dodus.

"Beau + petit + cul."

Ben sans déconner, 'voulez savoir comment ça c'est terminé cette affaire?

Le problème n'étant pas tant l'enfilade que la désenfilade:

- tentative neumbeurre one : rédiger 100 fois le verbe " se vautrer " au subjontif du ridicule qui déchire. Ce qui donne: que je me vautrâsse comme un caniche souffreteux etc
- tentative neumbeurre two : expérimenter the ultimate shame le cul à l'air et le seulim coinssosse niveau cagnes devant un car d'ados anglais en sortie de classe (mode quartier libre)

Ouais, ça comme: j'ai pulsé # # # # sur la game boy en ravalant ma salive ( - 125 eurosamère -). Et mon "beau petit cul" et moi, on est sorti la tête haute (et les jambes épilées) en seulim. Vu que pas moyen de désenfiler.

Y'a des fois faut pas lutter.

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:01

            " Tu peux me rafraîchir et , mais tu conserves le hair-spirit okay? "


Bien!

Je sais pas vous mais moi, y'a des situations de la vie auxquelles on ne m'a pas préparé.

J'entends par là, j'ai pourtant stagné plus de semaines à me raidir les fessiers sur les chaises de l'éducation nationale, que Jacques Martin à plomber les dimanches des familles françaises à la télé. Vous notez le niveau de culture.

Et ben, je suis toujours, toujours, toujours infoutue de jeter un semblant d'explication crédible sur l'effet capillaire que je souhaiterais obtenir même qu'à moitié hein, en sortant de chez le coiffeur.
Déjà, "capillaire", j'ai longtemps cru que c'était un terme S.F qui décrivait un tout mini-vaisseau sanguin du genre de ceux dans lesquels mêmes les micro-modules de "Il était une fois la vie", ont à un mal fou à contre braquer pour y opérer un créneau...

Pour vous dire, la dernière fois, je faisais une ébauche de mounewok down-town ( y'a pas d'heure pour s'exercer) et je galérais d'ailleurs sévèrement eu égard aux botillons tout neufs qui me sciaient les calcaneums façon blender en position " tartare ". Vous vous demandez certainement ce que c'est que le mounewok; c'est, et je ne suis pas peu fière de l'avouer, une invention de mon cru: une discipline musicale du corps qui consiste à avancer, mais de dos, par le biais d'une attaque orteils talons non glissée ( ce qui sinon, ne s'apparenterait qu'à un vulgaire moonwalk à la portée du premier crétin venu) mais, claquetté (du verbe : claqueter, faire des claquettes).
Et c'est là toute la subtile difficulté car il faut effectuer dans le même temps un rythme tribal endiablé. Je vous jure que c'est pas des plus aisé au point que Bruce Lee himself-défense, avec son entrainement quotidien de kung-fu, à côté, c'etait une petite frappe.

Mais revenons à nos moutons. Après un pas claquetté de deux, je stoppais brutalement, retenant un cri guttural. Une jeune punk visiblement en proie à un accès de folie schizophrénique me contemplait, la tignasse folle et l'air ahurie.
"Bordel".
Ca n'était que mon reflet dans la vitrine d'un magasin. Mais devant cette froide prise de conscience d'une insoutenable réalité de l'Être ( " tu ne ressembles à rien ma pauvre Gilberte " ) il fallait agir. Fissa.

Décision était donc prise. J'entrais chez le coiffeur à 16H35 . Une boule au ventre pire que le jour de mon oral de math au baccalaureat. ( -rewind- " Réflechissez mademoiselle Bisou enfin, qu'est ce qu'un cosinus? " " euh, une anomalie congénitale? " - soupir du jury - " bien, bon .. Allons y pour le théorème de Pythagore ?" "Pitta Gore vous dites? Ben, ah oui! C'est un bouquin de cuisine Turque je crois?")

"Qui vous coiffe ?" entame énergiquement la fille dans l'entrée, immédiatement en proie à la pitié en me voyant crispée comme une biscotte à la porte.

"Claire" je sussure.

Claire, c'est ma coiffeuse. Oui je sais, vu ça comme, ça en jette d'avoir une régulière. M'enfin, vous allez capter juste après pourquoi c'est franchement fondamental pour les personnes comme moi. A savoir without hennie-eurbanne-faycheunne-heydioukaycheune.
Alors, moi, à l'instant, je suis à nouveau comme une enfant le jour de la rentrée en petite section. Dénuée de repaires, avec autant de jugeotte qu'une vache au pré. Heureusement, Claire embraye illico dans le rôle de la mère et vient me chercher quasi par la main en me parlant len-te-ment, plus très certaine que je décode les mots à deux syllabes.
Elle m'assoie pleine face miroir-hallogènes, en opérant une action de coiffage-décoiffage dans mes tifs et envoie:

" Alors, qu'est ce qu'on fait ? "

En général, c'est à ce moment là que je panique. Mais, parfois, j'ai envie de dire, il faut voir dans le cours des choses comme des signes évidents qui vous exhortent à transcender la peur et à avancer. Donc au lieu de me retrancher derrière un couard" comme la dernière fois", je balance:

" Alors euh, j'aimerais bien les éclaircir un peu parce que ça me gêne - là et là - et puis bieeeen les effiler comme pour donner des impressions de longueurs différentes décoiffées MAIS coiffées quand même. "

Bon. Claire, elle me contemple une nanoseconde furtive avec une lueur vague dans ces yeux plein d'une détresse interrogative. Comme elle est very sweet, elle essaie de reformuler:
"..."
Et puis j'entends le renoncement à son soupir navré:

" je suis désolée, mais je suis un peu perdue là".

En même temps, si elle m'avait écouté, today, je raserais les murs down-town en blondasse platine façon Lovamour, avec des tempes à la Tony Vairelle époque RC Lens. Je lui suis donc reconnaissante d'avoir fait preuve de franchise. Et c'est pour ça que c'est ma régulière je vais vous dire.

Je me suis donc rabattue sur l'option " In my Hairdresser I trust" et j'ai dit :

" Bon, juste une coupe a littlebit rock'n roll".

Un jour je vous parlerai de la fois où j'ai cru qu'avoir un gloss c'était une maladie grave.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:02
                    De gauche à droite: Oum, Flipper, Moby and Jojo le Mérou



Bien!

Aujourd'hui j'ai pris une décision d'adulte mature, saine et délicate ( rayer les 4 mentions inutiles) : aller mouliner des palmaires à la pistoche presqu'olympique* Max Dormoy de Lille.
Le sport c'est healthy à mort y paraît. Mais pas que.
Pour les aisselles aussi c'est bon.

Ah ouais ? Ben ouais.

Faut dire, ces jours-ci fait une hot température pire que dans le cockpit d'Apollo I pendant l'incident.
Downtown, c'est comme si tout Olympie avait taté de la molaire dans des piments-oiseaux et nous le faisait payer au centuple en crachant la fournaise because le nectar divin c'est franchement pas l'onguent qui calme des papilles transmutées en bubons après un rab de chicken vindaloo (Quoi ça fait pas très Grèce Antique? Et quoi je MENS il fait jamais bô à Lille?! C'est très lâche comme attitude. Très lâche.)

'Fin, résult', fallait agir avant de sentir mes derniers litres s'échapper via les issues de secours right/left des dessous de bras. Autrement, emergency on planet earth c'est Gilberte qui vous rejouait la cover, guys, les mains moites et les pieds poites sans causer du reste sans remédiation fissa.

Je me pointe donc la bouche en coeur ( j'ai ja-mais pigé cette expression. La vérité, vous avez déjà essayé de pincer la lèvre inférieure en V et la supérieure en M arrondie surledessus? Le seul truc que j'ai récolté c'est l'air goguenard de Mon Entourage qui m'a balancé " Alors le cours Florent, ça progresse? ), aisselles bien calées sous le marcel façon chutes de l'Annapurna un jour d'orage.
Après check-in soigneux de mon swimming-pool-doggy-bag, moi mes aisselles, mes tongues et mon bob on pénètre au taquet dans the Place-to-be du champignon en délire et des colonies de mycoses prépubères.

- Cabine. Transmutation. Tripleaxelpiqué les panards dans le néoprène. Wonderwomannnnn. 360° trop la gerbe. Putain la Wonder elle prenait pas que des plantes c'est clair pour assumer le Job après ça.
-Douche ( WAOWSAMERE5°SELSSIUSSSSSS!)
-Passage par le coooooo-té du pédiluve ( voi-là nivuniconnu)

Ettttt. Et là, le périph à l'heure de pointe en cabriolet-slip de bain all around.

Subjuguée devant ce spectacle quasi mystique du peuple en train de faire ses ablutions, je suis limite à capter l'instant fou pour envoyer la vidéo sur You Tube. Sauf que slow down darling, mon nokia est dans le casier lui même en bas dans les vestiaires eux mêmes situés sur l'autre rive du pédiluve. En zone libre, c'est connu c'est toujours le foutoir pour repasser.

La piscine presqu'olympique un jour de canicule, c'est blindé comme une tranchée en 16 à Verdun avant l'assaut qu'il faut l'imaginer.
Les lignes d'eau ? Les escalators du tromé à Paname, seven o'clock pm.
Le petit bassin? Une boite de Petri farçie de procaryiotes en transe.

Un choix crucial se pose. A savoir dans quelle ligne vais-je exercer mon crawl impeccable? Déjà faut repérer la cohérence des styles et des allures. Because une fois que t'es à la baille, c'est borntobewild waterproof.
Faut repérer la voie de droite (celle où c'est censé aller slow) , celle de gauche (celle où tu go fast) et pis les autres aussi appelées "voies de gauche et de droite r.a.f" sur les autoroutes françaises. Vu que today faut pas se la jouer difficile, je prends la 5 au pif.

Le truc rassurant, c'est que le nombre de casiers occupés reflète pas le nombre de people à l'eau.

Prenez les Cakes par exemple. Z'allez me dire, "les cakes? ...". Ouais, le Cake, c'est le gars, y vient pas pour nager, mais pour se faire mousser (à noter qu'il reste dans le thème) sur le bord du bassin qu'il connait par coeur, genre pas besoin de GPS pour le retrouver, tu tombes forcément dessus. Il discute de trucs hypers importants, philosophiques tu vois ( "Moi je te l'ai emballé sec la coch...". avec force moulinets de biceps. Faudrait pas qu'une greluche un peu distraite le loupe. Easily repérable, lustré style commode Louis XVI ( prononcer ixe, vé, baton, c'est du vieu françoy) il suinte le monoï pire qu'une fuite de carter. Lorsque Cake dérape à la flotte en plat magistral ("Je plonge!" qu'il dit; laissez le rêver et écartez-vous rapidos), il s'imbibe brutalement sous l'effet de l'air qui fait gonfler son calbutte hawaian flowers et devient Baba au chlore. T'as le malheur de l'éclabousser un peu ( suite à un virage culbute totalement maîtrisé), le Cake envoie des vocalises de ténor indigné ( « Tu m'as mouillé Manaudou !» « Ah ben wé,escuse, j'avais pas vu qu'y avait de l'eau par ici »... A la réflexion La Laure, elle aurait pas autant de répartie...)

M'enfin, faut dire que les spécimens les plus intéressants, on les trouve quand même underwater. Allez c'est parti, je m'immerge:

Ventouses-Eyes sur le pif, pieds joints, menton poitrine, plongeon. Méduse.
Quoi Méduse.
Ben ouais Méduse. Créature retrouvée communément dans les bassins du monde entier. La Méduse elle est traître. C'est à dire que tu nages, tu lèves la tête mode périscope et toulaba, tu vois un vague truc qui avance pas loin de l'autre bord. Tu te dis ok nickel, y'alaplace. Tu fonces. Et d'un coup, tu comprends rien tu te retrouves avec les tentacules de l'autre sur le pif. Méduse ne nage pas. Elle flotte. Elle dérive même. Et elle te fout ses doigts de pieds dans la tronche. Heureusement elle est pas urticante.

Contrairement à Golgoth 376. C'est le gars, tu vois d'abord une gerbe d'eau arriver juste in front of you à 200km/h, et pis deux éclairs jaunes, zioutttt', le truc te frôle, toi, t'es charrié par le ressac comme une pov' épave en travers de la ligne d'eau avec des griffures sur le corps que tu te demandes si y'a pas un taré qui a ramené son chat avec lui en douce. Nan, juste il a fait un 50 m tuné. Avec des plaquettes greffées aux mains. Ca griffe, les plaquettes. Beaucoup.

'Fin y'a plus dangereux encore. Le cauchemar de Marie Antoinette j'ai nommé. Pour bien comprendre, faut s'imaginer le type qui a appris la brasse à une jambe. Si, c'est forcé. Et puis après il a plus su quoi foutre avec l'autre. Techniquement ça a un nom. La dissymétrie ça s'appelle. Moi j'appelle ça la guillotine des bassins. Tu doubles pas assez vite, tu décèdes violemment la tête arrachée par un fouetté aérien du pied mutin.

Et pis y'a Oum. Le dauphin quoi. La flèche, le crack, celui sur lequel everybody se rince l'oeil au chlore l'air de pas y toucher. Celui sur lequel il faut tout miser en simple gagnant. Ah mais je vois qu'il sort son corps souple et musclé de l'eau pour aller à la douche. Je crois bien que la séance est finie, je vais réclamer un peu de galak tiens.

La prochaine fois si vous êtes sages, je vous raconterai les douches.

Gilberte Bisou.

*La piscine de Max Dormoy à Lille. Presqu'olympique parce qu'à un petit carreau près de distance pas calculé par les maitres d'oeuvre, elle a pas pu être homologuée. The shame. Totally.
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Published by Lilas Kwine - dans Total délire
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 18:41


            " Hé? Hé... Y'a quéqu'un? Héééééééééééééé!.. 'Tain"



Bien!

Comme dirait Britney Spears, jeune poêtesse à succès du 21em siècle à qui je me permets d'emprunter ce vers :

" Oops, I did it again"

- Ah, oui c'est beau dis donc... Mais ça veut dire quoi?

Ca veut dire grosso modo que j'ai oublié ma culotte à la piscine.

Pourtant j'avais bien fait mon sac. Soigneusement. Avec toutefois, les réserves que la signification du mot "soigneusement" impose venant d'une personne comme moi, Gilberte Bisou.

Pour exemple, l'autre jour j'ai "soigneusement aspiré le salon": signifie que j'ai fait un aller retour en pas jetés, dans une sublime envolée lyrique d'imitation de Madonna hullulant "like a virginnnn" avec la brosse à tapis dans la main gauche en guise de micro.
Voyez vous dans ces moments là, l'esthétique prime bien plus que les coins poussiéreux d'accès difficiles.

Bon en attendant, ça ne résoud pas le problème. Je suis toujours québlo à poil comme Baby Jizeusse fin décembre sur un couffin de paille entouré de bêtes d'étables puantes.

Je vous entends d'ici, c'est pas si grave, c'est pas si grave.
Non effectivement.
Quand on s'en aperçoit avant d'être sortie de l'eau.

Pour tout dire, ça commence à cailler sévère et, pour ne pas me laisser déborder par une vague de panique, je fais un peu de méditation de proximité. C'est à dire que je me laisse happer par les fabuleuses conversations de mes voisines de cabines.
Tout ce petit monde pérore avec entrain.
Tu m'étonnes, elles ne sont pas en train de se demander comment elles vont assurer au boulot toute la journée avec une jupe portefeuille without underwear.

"...lui avait bien dit que c'était une salope fouineuse..."
Tiens, ça parle collègues...

"...vu le dernier Kidman? Hugh Jackman et tellement sex..."
Allons bon, mais c'est quoi le titre allez balance, fais pas ton égoiste!

"...tchâaaaaaa, snnnrrrrrrrr....."
Yeurk! mais elle ravale sa morve c'est dégueu!

Mais la méditation, ça se travaille, et moi, forcément j'en suis à la leçon -2- rapport à ce que j'ai du attendre de savoir lire pour entamer " l'art de la méditation" de Mathieu Ricard. Donc dans une situation de stress classique, déjà c'est limite, mais en cas de force majeure traumatique, autant organiser un pique nique sur la plage à Omaha Beach un jour de débarquement allié. Du coup, mes mantras de voisinage cèdent du terrain:

Jaipasdeslipjaipasdeslipjaipasdeslipjaipasdeslipjaipasdeslipjaipasdeslip

Incroyable à quel point un bout de coton de quelques cm² peut faire virer l'ensemble de vos neurones à l'état de troupeau fou de névrosés obsessionnels.

Bon soit PRAG-MA-TI-QUE Gilberte, après tout, c'est ton truc. Alors résumons le CONTEXTE.
Qu'est qu'on a:
Une pauv' fille coincée un jour pluvieux d'octobre dans une cabine froide avec pointage au taf dans 15 mn et pas de culotte. Franchement, il est où est le soucy, je vois pas.

Ca y'est la raison s'intalle et j'entrevois plusieurs soluces:

- Je n'utilise qu'une moitié de serviette pour me sécher et je bricole un string avec l'autre. Voyons, qu'est ce que j'ai à dispo: un gel douche mangue-caroubier avec dragonne plastique, une brosse à cheveux ( on se demande pourquoi), des clés, de la crème anti-rides, une carte bleue. Mouais, complexe vu que pour moi, le bricolage, ça se résume à tendre à Mon Entourage les pièces IKEA exigées (et encore, quand je me goure pas)...Tiens, je m'inscrirais à un stage chez Casto un de ces jours.

- Je supplie une de mes voisines de cabines de me prêter un portable pour appel de secours à Mon Entourage...Nannnn, plutôt danser une gigue en kilt les grelots à l'air devant une assemblée de retraités irlandais que de subir des quolibets narquois jusqu'à la fin de la life.

- Filer des tunes à un chiard pour qu'il aille m'en acheter une. Tu causes, mes euros vont se tranformer par imposition d'index sur distributeur à AGT (acides gras trans), en paquets de skittles.

- Assumer une fois de plus (parce que vous croyez que c'est ma prem' fois? J'ai envie de dire, malgré la situation je ricane sec en cabine là) en adulteresponsable all day long au boulot. Sans culotte.

Bon. Et ben ça sera la soluce 4 faut croire.

Mais quand même, je voudrais que, pour une fois, pour UNE FOIS, ce drame odieux ne serve pas à rien. C'est pourquoi je lance un chlorel* à vous tous, qui avez certainement subi comme moi ce traumatisme, s'il vous plait, signez la pétition:

" pour l'installation de distributeurs à slip dans les piscines"

Merci.

Gilberte Bisou

*le chlorel est un appel chloré solennel.
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