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Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.

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- Off the record #3 -

 



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Là,

encore là

où l'oubli succède à l'oubli

où se ressent la permanence en toute chose 

où l'on se sent fluet 

mais fébrile

de tant d'appartenance;

par ici la foule est dense, 

en suspend à tes lèvres indécises,

ici les regards se croisent furtifs

- l'oeil vagabond ne reconnaît pas la demande, 

ici l'intuition est aux commandes 

d'une heure impitoyable et fondue

mais elle a perdu le contrôle

il y a bien longtemps

en vérité 

à vouloir se tétaniser la conscience, 

lassé du temps qui passe

le vivement s'est noyé 

dans le quoi...

T'as pas le droit d'être pressé ! Non... Ah non ? 

Pressé ne signifie rien de plus qu'une hâte malfamée

comme synonyme ridicule au gaspillage des secondes; 

pourtant, quelques desseins déboulent

allongent large leurs ombres, 

commandant sec sous les paupières

le mouvement vers le large; 

oui quelque chose s'annonce, 

dont tu n'as surement

qu'une idée vague mais

ce qui déferle ne rapplique 

que lorsque l'envie lui prend.

 

Donc il ne serait question que de choix sans répit

l'hésitation se posant déjà en sanction à elle seule, 

sans doute nulle part ailleurs qu'ici ce soir

ne s'agite en ton espoir, de place belle

où il ne soit autant question 

d'instants

et de quête, 

et de paix

fiévreuse

sans dépêche.

 

Est ce que je ne suis que ce rêve de quelqu'un

aux pensées trafiquées en bord de falaise ? 

Est ce que tout se déroulera par dessus l'accore 

comme dans mes cauchemars

où le poignard dégouline sa lame 

à l'intérieur impassible

où le vide avale silencieux,

des kilomètres de cris 

où les choix impossibles

président aux tortures élégantes ? 

Au fond, est ce que tout réside en la gravité d'une fin

qui défile vite au détour 

d'un cortège insolent

de questions inutiles 

de réponses indiscrètes...

 

- tu sais, la trouille et le déchainement de quelques armes

m'auront vite enterrée sous le poids de leurs âmes -

 

Ne suis-je devant toi, que ce rêve étrange 

où tout déroulerait comme dans une vie banale 

dans l'espace calme d'un chagrin oublié

dans l'espace froid d'une réserve de larmes

dans l'espace sec d'une mise sous conditions 

dans l'espace périmé des souffles sous contrôle...

 

Je considérais la liberté par la fenêtre

ou plutôt une certaine idée d'elle, 

un soir indigeste de septembre et

je songeais à m'y pencher un peu, 

demain sans doute, ou le jour d'après

sous le calme blanc d'une aube salutaire, 

y passer les deux mains en signe de revers 

tête la première sans penser aux lendemains

dans l'espace sourd de l'herbe mûre et tendre 

dans l'espace cave d'une goutte d'infini

dans l'espace ivre mort d'une traînée indécente

ce soir plus que tout, 

je ne voulais pas 

être

négligeable.

 

 

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E
<br /> C'est sup, erbe.<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> mer, ci.<br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> Pour changer, un texte écho qui me fait du bien-mal... La dernière phrase est un vrai coup de grâce, dans le bon sens du terme biensûr, une fois de plus, merci !<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> merci à toi<br /> <br /> <br /> <br />