Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
Là,
encore là
où l'oubli succède à l'oubli
où se ressent la permanence en toute chose
où l'on se sent fluet
mais fébrile
de tant d'appartenance;
par ici la foule est dense,
en suspend à tes lèvres indécises,
ici les regards se croisent furtifs
- l'oeil vagabond ne reconnaît pas la demande,
ici l'intuition est aux commandes
d'une heure impitoyable et fondue
mais elle a perdu le contrôle
il y a bien longtemps
en vérité
à vouloir se tétaniser la conscience,
lassé du temps qui passe
le vivement s'est noyé
dans le quoi...
T'as pas le droit d'être pressé ! Non... Ah non ?
Pressé ne signifie rien de plus qu'une hâte malfamée
comme synonyme ridicule au gaspillage des secondes;
pourtant, quelques desseins déboulent
allongent large leurs ombres,
commandant sec sous les paupières
le mouvement vers le large;
oui quelque chose s'annonce,
dont tu n'as surement
qu'une idée vague mais
ce qui déferle ne rapplique
que lorsque l'envie lui prend.
Donc il ne serait question que de choix sans répit
l'hésitation se posant déjà en sanction à elle seule,
sans doute nulle part ailleurs qu'ici ce soir
ne s'agite en ton espoir, de place belle
où il ne soit autant question
d'instants
et de quête,
et de paix
fiévreuse
sans dépêche.
Est ce que je ne suis que ce rêve de quelqu'un
aux pensées trafiquées en bord de falaise ?
Est ce que tout se déroulera par dessus l'accore
comme dans mes cauchemars
où le poignard dégouline sa lame
à l'intérieur impassible
où le vide avale silencieux,
des kilomètres de cris
où les choix impossibles
président aux tortures élégantes ?
Au fond, est ce que tout réside en la gravité d'une fin
qui défile vite au détour
d'un cortège insolent
de questions inutiles
de réponses indiscrètes...
- tu sais, la trouille et le déchainement de quelques armes
m'auront vite enterrée sous le poids de leurs âmes -
Ne suis-je devant toi, que ce rêve étrange
où tout déroulerait comme dans une vie banale
dans l'espace calme d'un chagrin oublié
dans l'espace froid d'une réserve de larmes
dans l'espace sec d'une mise sous conditions
dans l'espace périmé des souffles sous contrôle...
Je considérais la liberté par la fenêtre
ou plutôt une certaine idée d'elle,
un soir indigeste de septembre et
je songeais à m'y pencher un peu,
demain sans doute, ou le jour d'après
sous le calme blanc d'une aube salutaire,
y passer les deux mains en signe de revers
tête la première sans penser aux lendemains
dans l'espace sourd de l'herbe mûre et tendre
dans l'espace cave d'une goutte d'infini
dans l'espace ivre mort d'une traînée indécente
ce soir plus que tout,
je ne voulais pas
être
négligeable.