Lilas qui ?

Lilas quoi?

  • : Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

Lilas où?

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Novembre 2009
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Lundi 23 novembre 2009




Bien !


Aujourd'hui, 
EXERCICE . Faites pas la tête, c'est pas la fin du monde...

Enfin si, justement. Il en est question. C'est même d'une branchitude fatale (je fais moi même preuve d'un a-propos foudroyant quand j'y pense...)

Et je n'évoque pas uniquement cette petite merveille du 7em art qu'est "2012" à l'affiche actuellement. Y'a quelques jours, je lisais distraitement les "actus"
yihaa ( tout est relatif comme disait le Nobel en question) quand je tombe sur un sondage à la portée plus profonde qu'un scud débridé sous acide: "que feriez vous si 
la fin du monde était annoncée pour demain?"

Et ben ça ...

Bennn, là ... Fffff, attends voir...

Euhhh. Ffff nan je vois pas.

Rhaa la sotte question piège qui vous fout le we en l'air en 2 s de temps.

Donc là CHOC intersidéral, je me rend compte en paniquant ma race que jensaisfoutrerien. Ce qui n'est pas pour déplaire à mon petit tempérament légèrely nevrosed sur les bords qui profite de l'opportunité pour rappliquer illico façon tsunami sans wild card le cuistre. 
Ben tiens, tu parles, déjà que j'ai déjà du mal à organiser sereinement des vacances prévues dans 24 mois. Alors organiser 24 H en 24 H, bonjour le big défi!

Bon alors des fois que ça nous tombe cashlaface sans sonner à l'interphone et que les Incas se seraient plantés pire que moi à l'épreuve de math du bac ( genre ils étaient tout le temps bourrés au Mezcal pendant les prévisions et finalement c'est pas 2012 qu'il fallait lire dans les tripes des conquistadors, mais 2009), je vais faire l'effort d'élaborer une 
petite liste d'urgence qui aidera les plus désorganisés d'entre vous à opérer des choix judicieux le jour venu.

Alors, prem's déjà faut essayer de se mettre en contexte pour que la liste elle soit efficace.
Non parce qu'il faut bien s'imaginer: c'est pas parce que c'est 
la fin du monde que vous allez pouvoir tout vous permettre tralalilarère-on-ira-danser-lever-nos-verres du jour au lendemain la fiesta la fiesta. Imaginez plutôt un jour d'ouverture des soldes chez carrouf euralille puissance 10 milliards. Les premiers seront servis et les autres, écrabouillés au sol comme des escargots imprudents sur le champ de course un jour de grand prix de l'Arc. No Pity at all! Et TOUT LE MONDE va vouloir son bout de muffin en prétextant qu'il y a droit. Capish?

Alors déjà sont 
rayés de la liste :

- les resquilles genre pillage de vitrines de luxe. Je vois pas l'interêt de se claquer un diadème sur le brush' un jour de 
fin du monde. Et rouler dans une ferrari à fond de balle dans les rues downtown, je peux comprendre le kiff, mais... Remember! C'est la fin du monde gros malin. La foulasse sera agglutinée sur le bitûme en caravanes plus longues que les bouchons sur l'A1 en plein 15 aout, pour effectuer un dernier exode vers on ne sait où. Donc tout ce que vous allez faire, c'est avoir l'air d'un con à rouler au pas dans une lamborgh' rutilante. Conclusion, gaffe, déjà biffez tout ce qui comporte trop de déplacement.

- une soirée Lido ou Moulin rouge (toute proposition est recevable soyez tolérants, ceux qui ricanent, là): le personnel se sera tiré depuis longtemps et le seul spectacle auquel vous assisterez sera celui des malheureux qui ont toujours rêvé de faire le show avec des plumes dans le cul au moins une fois avant de mourir. Dites vous bien que c'est pas pour rien si ils étaient comptables en programme chez weight-watchers avant. Ca n'a rien de deshonorant celà dit. Je dis juste qu'ils ne maitrisent pas la descente d'escalier en talons aiguilles. Au prix de la place, merde...

- un dernier repas gastro' façon vidande de CB , conversion caviar à la louche et truffes noirs au kilo.
Alors, la fine gueule que je suis n'a rien contre l'idée, mais franchement, vous auriez encore de l'appétit vous, en sachant ce que vous savez! Les langues de feu finales, les cris d'adieu, les déchirements, les pleurs, la peur en robe de chambre dans la rue, les coups de flingues, les hurlements, les fuites de gaz (oui y'aura forcément des tas de suicides aussi). 
La fin du monde quoi..Oula non, merci bien, pas de petit blini sarrazin Bio et foie gras frais fleur de sel à la plancha pour Gilberte. La terrible info sous le coude, je serais même prête à refourguer ma place reservée depuis 6 mois chez Adrian Ferra.

- la vengeance: ne cherchez pas à vous venger de ceux qui se sont ligués pour vous plomber l'existence jusqu'à présent. C'est pas le moment de solliciter un rdv avec votre boss pour lui cracher ce que vous pensez de sa façon de gérer les affaires. Oubliez aussi le cassage de gueule en règle de vos débiles mentales de collègues qui ont joué leur rôle de fouines mythomanes jusqu'au bout. Dans tous les cas elles vont crever, d'une certaine façon dites vous que justice est faite.

Bon mais alors, que faire putaindebordeldemerdeld'épilationdumaillottropdouloureuse? Avant tout, soyez 
PRAG-MA-TIQUE. Organisez vous, en vanity case léger, la dernière journée de vos rêves.

Les conseils:

- restez à proximité de là où vous êtes (cf plus haut les déplacements blabla). En tout cas, ne prévoyez pas un déplacement de plus d'une heure, au delà de laquelle la perte de temps serait inouie proportionnellement aux minutes qu'il vous reste à vivre. Bon sauf si ça vaut vraiment vraiment le coup. Genre écouter le dernier concert de Damien Rice en show case extrêmement privé avec invités triés sur le volet à Reykjavik (ne me demandez pas comment j'ai eu la place, je ne l'ai pas eu).

- prévoyez des mouchoirs -vous allez chialer c'est certain, et surtout, des anxiolytiques puissants. De l'alcool fort aussi. Vous avez beau vous préparer, vous serez forcément un brin sous le choc. Autant limiter les dégâts et ne pas foutre en l'air vos dernières 24 H en paniquant bêtement.

- achetez un vélo solide, efficace, et entretenez le régulièrement. Si vraiment vous avez besoin de vous déplacer le jour J, vous serez content d'échapper aux bouchons. (Quoi? Lille-Reykjavik en vélo, je le fais quand tu veux et je t'emmerde, me gâche pas la fin du monde)

- prévoyez une radio à pile ET à dynamo: vous serez content de l'avoir avec vous dans le foutoir ambiant si les piles tombent en rade et que 
la fin du monde a pris du retard.  Notamment si vous aviez prévu de faire le grand saut dans votre coin un peu en avance (pour une fois) sur l'horaire. Verifiez quand même que la fin du monde soit effective, ça serait trop con...

- investissez dans des talkies walkies longues portées (genre ceux qu'on voit trop high-tech dans les films) et distribuez-les à ceux que vous aimez. Moi perso, je sais que je crèverais d'envie d'entendre la voix de Mon Entourage raisonner à mes oreilles si la proximité physique n'etait pas de mise et que le vélo ne suffisait pas.

- si d'aventure vous décidez de faire ce truc un peu fou que vous n'aviez jamais osé avant ou que vous réserviez à "un jour peut être ", facilitez vous la tâche.
Cas pratique:  sauter en parachute. Bon faut pas rêver vous trouverez pas un aérogare ouvert ce jour là. Par contre, rien ne vous empêche d'acheter à l'avance un parachute ( avec un peu de chance en promo sur le site des anciens combattants.com), de vous précipiter en vélo (ah vous voyez ?) au sommet de l'immeuble le plus haut du coin repéré sur google earth au préalable (vous n'aurez aucun souci pour monter, tous les gens seront en train de dévaler les étages en sens inverse) et enfin sauter majestueusement du toit tel le cracoucass pour un dernier envol aidée par une longue gorgée de tequila à même la flasque de secours (qui c'est qui a raison depuis le début...?). A noter que de là-haut, la vue de la fin du monde sera imprenable. N'oubliez pas votre konica en bandoulière pour le souvenir (toujours des fois que, le mezcal, le retard tout ça ...)

- un dernier conseil en parlant de ça: tant qu'à faire, n'attendez pas 
la fin du monde pour les trucs fous. Car comme disait Mark Twain remarquablement " Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait".

Gilberte, en direct du Mezcal. 
Par Lilas Kwine - Publié dans : Total délire - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Jeudi 19 novembre 2009


                                                            



Le crépuscule recouvre le jardin d'un voile opaque.
Il me rappelle les mystères que l'on n'était pas censé dévoiler.
Mais comme la brume pressée à la clarté diurne de se retirer, ils 
s'évaporent.
On l'a bien cherché.
On en est venu à souffler dessus comme des fous pour enfin percevoir un dixième de nos fantasmes.
Et même si on a pas été déçu des prévisions, il ne nous est plus resté que des certitudes.
Comme un roman qu'on aurait commencé par la fin.
J'ai bien conscience qu'on est passé à autre chose à présent.
Et si un instant j'ai été tenté d'arrêter, j'ai pris le parti d'observer un peu.
Entrer dans une relation, c'est pénétrer un vaste monde.
On aurait le choix entre se cogner aux frontières du pays d'origine
Ou oser en franchir les limites comme pour découvrir des contrées insoupçonnées
Une vie à deux.
S'abîmer dans la fusion sans dommage.
Initier la dispersion en douceur.
Et ces déclarations qui ne se vérifient que lorsque le voyage prend fin.
Au présent je sais ce qui me lie.
Je n'ai pas besoin de me tester davantage.
Je sais qu'elle me manque infiniment et que ce n'est pas la peur du vide
Je sais que le vide, je peux le ressentir à côté d'elle.
Je sais qu'elle ne peut pas tout pour moi.
Elle sait que je ne lui dois rien.
Elle est le témoin tranquille de ce que je refuse souvent aux autres
Elle lève la main droite et dit je le jure, même si ça n'est pas vrai au besoin.
Il est des passerelles et des ponts; certains se sont effondrés.
Même les matériaux les plus solides finissent par céder aux passages incessants.
Même l'ascenseur pour le septième ciel prend parfois des allures d'échafaud.
Mais c'est elle que j'aperçois en premier lorsque s'ouvre sur une foule dense mon champ de vision.
Et lorsqu'elle passe sa main sur ma joue endormie, alors ses doigts se chargent de raconter ce que ma peau a oublié. 

Par Lilas Kwine - Publié dans : Eventuelle prose - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Lundi 16 novembre 2009


                                         




Elle disait, la Vieille, elle disait

"tu verras plus tard, le temps ça s'estompe
comme ces impatiences sur ton joli visage"
Elle disait la Vieille elle disait
" Regarde au loin, tu verras que le monde,
tu ne peux l'embrasser si près de tes pas"

Alors je pensais qu'elle chantait faux,
mais c'est moi qui ne savait pas entendre
je ne savais humer toute la saveur du monde
ni ne m'étais délestée de l'humeur vagabonde
piédestal en sable de mes quinze ans à peine,
je croyais savoir ce que c'était que la Beauté...

Mais, elle était plus belle que tous ces jeunes
rebelles aux fronts forts, aux gros bras, qui s'accrochaient
aux bas des filles dans l'air chaud du soir,
tannées délicieusement, toutes ces plus jeunes qu'elle,
chuchotant à leurs oreilles le bel umbigada
lorsqu'elle envoyait, la Vieille, ces cantos, ces sambas

Et dense la foule au rhum haranguait, réclamait de la joie
sur ce rythme binaire, les nombrils à l'air,
les guitares, le cavaquinho, le 2/4 entêtant
Et le peuple dansait sur la plage de Sao Conrado,
une passe et une autre, en dépit des eaux de Mars
dans les rades, agitée elle dansait jusqu'à l'aube...

Ses souvenirs à Estafio, elle y était la Vieille,
elle y avait appris la mesure d'un certain tempo,
la révolution en marche, emparée sa jeunesse
quand la musique esclave est sortie du ghetto
et c'est elle qui me chante la promesse de la vie
à la faveur d'une bossa au contrepoint béni...

"Que isto é bossa nova
Que isto é muito natural
O que você não sabe
nem sequer presente
E que os desafinados
também têm um coração"

("Que c'est de la bossa nova
Que c'est très naturel !
Ce que tu ne sais pas,
ni ne veux reconnaître
C'est que les désaccordés
ont aussi un coeur"*)

( *desafinado -extrait- A.C Jobim et Newton Mendoça)
Par Lilas Kwine - Publié dans : Presque poésie - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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Mardi 10 novembre 2009
Et c'est là en dessous ( vu que pour l'instant, votre servitrice des ténèbres de l'informatique est infoutue de mettre un chouette player...)


link


!Advertisingttissement! y'a un piti temps de latence
au démarrage mais ça marche.
Prom's, je m'améliore pour la fois prochaine.  
Par Lilas Kwine - Publié dans : Miouzzik Box
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Samedi 7 novembre 2009

                                      

Bien!

Même si j'ai très conscience que mon humour flotte librement au dessus de la mêlée d'un auditoire zappant régulièrement mes zoulies vannounettes* (*petits jeux de mots croquignolets l'air de ne pas y toucher), ne vous méprenez pas: 

Gilberte Bisou is just like a virgin you Ô Commun des Mortelgraves: avide d'érotisme, de coups d'état et de roupies brésiliennes (j'ai arrêté le rock'nroll, ces mecs chelou de la banane et du powerchord pourave à Stratocaster dans le tiroir caisse quand aux stups', à votre avis qu'est ce qui fait tenir les pouètes?).

!Attention! Il est entendu que j'affectionne mon turbin, mais agent secret en période de plutôt paix nationale ( je refuse de voyager hors frontières pour raison d'avions à prendre ) c'est un truc qui rémunère vaguement son livret A et ça permet à peine de subvenir à mes faibles besoins (à ce propos le prix du menu déjeuner du Bristol a sévèrement augmenté ces temps-ci non? C'est scandaleux!). D'autant qu'une circulaire est passée dans les services avant hier et vlanprendçadanslesdentsrantanplan, comme quoi les accessoires techniques du major Q responsable R&D ne seront plus fournis gracieusement par sa majesté Administration mais directement prelevés sur la fiche d'aumone de paye. Sous pretexte qu'on s'en servait pour déconner au bureau. Mais où va t'on? 
Enfin c'est pas grave vu que j'ai un business-plan imparable pour me cogner un max de thunes en moins de temps qu'il ne faut pour boulotter des m&m's peanut butter ( I swear to St Kraft foods: that really exists Folks. )

Je vais devenir vachement nantie. (Qui rime avec? Je vais me faire plein de nouveaux amis!)
Grace à un coup sûr tenant en trois lettres, tiens toi bien au tournevis j'enlève l'établi:

Le PMU. ( écho "pmupmupmu")

Alors? Scotchés hein? 
J'avais un plan B, vachement sûr aussi, qui était le Maillelionnaire, mais ma timidité n'ayant d'égale que mes allures d'autiste dans un magasin de bricolage - je vous raconterai un jour, jamais je n'aurais osé me pointer devant les caméras à la suite du grattage des 3 TV sur mon ticket gagnant. C'est dommage. Je l'ai jeté du coup.

Bref le PMU (écho "pmupmupmu"). Alors là j'applaudie fort des métacarpes le service market'-com' qui a réalisé un gros taff de gueudin au brain storming du mac-morning. Le slogan qui déchire m'a accroché le pavillon comme un pull angora neuf un clou rouillé qui dépasse ("et mirde"). Je cite: 

 "Pmu (écho: "pmupmupmu") on parie que vous allez gagner." 

Ca oui, y'en a qui ont pas volé leur prime de Noyèle. Ne se refusant rien, le DRH a même engagé des psychologues:

"Pmu (écho: pmupmupmu") jouez avec vos émotions."

Avouez quand même que ça titille. Moi dès qu'on me lance des défis je ne sais pas résister. 
Joke(y) à part, ça a l'air simple de se lancer dans le business du canass' de compet', encore faut-il apprivoiser quelques codes.
Mettons sans attendre le pied à l'étrier afin de muter en le Omar Sharif du fioutieure.

Les règles de base: au départ c'est con comme un chihuahua. S'agit de pointer sur un ticket les 3 (tierce: tchirssé)  4 (quarte: karté) ou 5 chevaux (quinté: kinté, je vous mets la fonétike) à l'arrivée de la grande course du jour dites: "course support des paris à la carte" (ben ça...). Sachez qu'il y a pleinplein de courses par 24H mais seule la "course support des paris à la carte" vous permettra de tenter le fameux quinté et décrocher ainsi le Graal de la Tirelire de One million Iouros Baby. Ô my Gôd. 
La cerise sur le picotin, c'est de trouver le bon ordre de tout ce petit monde. Auquel cas: 

- vous réaliserez que vous savez parfaitement danser le zouk et la gigue écossaise, prothèse de hanche ou pas. 
- vous aurez enfin le choix de résider dans un grand hôtel parisien pour le restant de vos jours (comme Omar sauf que pour lui c'est gratos). 
- vous réaliserez que vous aviez bien plus que zéro ami dans la vie (ingrat que vous êtes) mais au moins 258. Dont certains  point gâtés par cette teupuh la vie et de surcroît doués d'une facilité d'écriture époustouflifiante ("Tré cher amie, je te fais ma sincère congratulation pour ta gagne. Moi et ma famille ont a pa eu sept chance la cousine, jé du mal à trouvé l'argent pour le payer un coeur gros comme sa à ma nourisson de 8 années si malade. S'il te fait plaisir, tu peu nous aidé à faire un don de la vie merci!") 
- vous réaliserez donc a fortiori que vous aviez aussi une famille trop cachée de la loose. 

Les protagonistes. Aussi appelés "Partants" soit, des chevaux et des hommes. Une belle histoire de complicité (à condition d'apprécier les odeurs un peu fortes). Enfin moi j'aurais plutôt dit des chevaux et des hobbits. Une fois je me suis retrouvée sur un quai de gare, avec tout un convoi de djockés en tenue à ma droite. C'était génial j'avais trop l'impression d'être dans une scène du seigneur des anneaux version disco. Notez bien que j'ai pour ces sportifs de haut niveau une affection particulière. Dans le cas contraire je les aurais qualifiés de trolls lépreux à torse glabre. 

Les chevaux sont des êtres over-susceptibles du naseaux s'il en est. Ils ne supportent pas les sollicitations de la presse et tiennent à conserver leur anonymat. C'est pourquoi on leur met des oeillères et leurs véritables noms ne sont jamais divulgués. Les journaleux n'ont que des pseudos à se mettre sous la dent. Vous trouverez par exemple sur le papier du jour: Artic Farandol, Naos de Kerbrezeaux, OuhLaLa, Niack du Lin (bourré d'oméga 3- hahaha), et tutti quanti ( non, ça c'est une expression...). Pas de panique si vous n'imprimez pas les noms. Ils sont accolés à un numéro comme chez le chinois. Choisissez ceux de votre date de naissance par exemple. 
J'espère simplement qu'on ne force pas les djokés à changer eux aussi de patronymes pour des noms de scène que l'on qualifiera de poétique à totalement ridicule. 

Let's talk about la fashionway: si j'ai craqué sur ce sport de -euh- jeu c'est en partie à cause des fracs grave tendance du défilé automne-hiver. La casaque? Un festival de nuances dont le brillant satiné hypnotise tellement que l'instant d'après tu charges au mépris de tous les dangers et des slogans de prévention routière, sans ceinture à 220km/h à contresens sur une chaussée glissante pour te la procurer dans ton Mark&Spencer - tu as instantanément déduit de la forme et de la couleur la provenance des survèts - le plus proche  (c'est à dire en U.K vu qu'en France on est grosjeancommedevant maintenant....Et c'est dommage, moi j'adorais aller grignoter un BLT en matant au passage les peoples (maman pardonne moi mais après tout tu m'as fait porter un kilt à l'école), qui achetaient des fringues là-bas, c'était un sujet d'inspiration inépuisable). La bombe? Un instrument à la fois design, d'utilité publique et polyvalent qui vous servira aussi à vélo en lieu et place de l'infâme prout en polyuréthane disponible dans tous les Heptatlonàdonflaforme. 

The places to win: ma joie dans la pratique du PMU, c'est avant tout la fréquentation des bars PMU. Ce chatoyant ramassis de sièges en skaie humant bon le godet de jaja et l'arachide urique au comptoir dès bernard-minet est un vivier d'informations pour l'étudiant sociologue en panne de sujet de thèse. On y croise fréquemment d'ex-clients de feu Mark&Spencer. On s'y fait plein de topains de PMU (le turfiste est bavard), c'est trop la chouette ambiance récréA2 de bled de province version décoinçée du sulky. Soyez sympa avec eux, ils vous glisseront quelques tuyaux gagnants à l'oreille. Si vous souhaitez une bonne adresse, j'ai dans l'idée que le Routard est sur le coup (Le guide du Routard: les meilleurs bars PMU de France édition 2010) mais je pourrais toujours vous refiler mon top-ten sous le manteau. Elle est comme ça Gilberte. Mal coiffée mais généreuse. 

La terminologie du prono: dans les revues spécialisées, sur les champs de courses (ou dans les bars PMU pmupmupmu), vous serez confronté à la barrière d'une langue inconnue causée par tout un tas d'indigènes locaux. 
Ainsi vous pourrez entendre:

- Ses titres à l'attelé sont très minces et il a toujours échoué derrière la voiture.

- Sa musique en 2009 parle d'elle-même, mais a échoué de peu pour allure au traquenard.

- Ce frère utérin du bon Lynx du Goutier obtient ses meilleurs résultats sous la selle.

- Ce n'est pas un phénomène mais il a un coeur gros comme lui et il fait toutes ses courses.

A trébuché et s'est enlevé à mi-ligne droite, alors que son driver venait de le dégager de la corde.

Ne soyez pas timorés jeunes padawans turfistes! Il faut vous remémorer votre première sortie de classe à Madrid après quelques heures d'espagnol ( LV2, 4emC) au compteur. Si je me souviens, ça donnait ça: 

La serveuse du bar où vous avez fait telles des minicailleras le mur avec vos teupos: "¿Qué puedo servirle a los monos? ¿Qué quieres los pequenos? Coca, cava, pata negra, éxtasis, cocaína, cannabis?"
Vous: "Euuuuuuuuh. Ben, pepitomicolasol cervezas porfavore?"
La serveuse: "Ah si, muy bien"

Vu? Pas de quoi se claquer une crise de spasmophilie entre deux sacs plastocs "lavielavraie".
Allez, aspirants turfistes vous voilà prêts à faire une grande entrée à Vincennes ou Auteuil, tête haute. Vous possèdez tous les éléments de base pour masteriser la gagne.

Sur ce je vous quitte au grand galop: je dois faire mon ticket. 

Gilberte, casaque fushia pastel. 
Par Lilas Kwine - Publié dans : Total délire - Communauté : L'Essaim d'Esprits
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