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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 21:33

A force

d'attendre

attendre

attendre

attendre

attendre
attendre
attendre

attendre

quoi

déjà

j'ai oublié

à force

d'attendre,

le début

de

ce foutu poème

23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 22:05

Nuit hachurée,
paix en jachère,

colles
au garde à vous.

Les questions en bataille
me font la nique,
se tirent la bourre
en silence.

Insurrection, feu.

Tout se floute se floute se floute.

Comme un fruit trop vert
qu'on ne saurait croquer,

car il n'est pas encore temps

Comme un fruit trop mûr,
qu'on ne sait plus tenir,

de peur qu'il se délite.

Nuit complexe,
au chapitre

de tièdes turbulences.

Piètrement pyrétique,
au labour des possibles,
je veille le miroir trouble
du penchant vibrion.

Enfin, à bout de souffle,
j'ordonne des certitudes.
(Tenter d'en finir)

Au moins celle, 2015
que tu crèveras bientôt


Published by Lilas Kwine - dans Presque poésie
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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 20:44




hormis le passage incendiaire

du brasero rose au couchant,

hormis le tapis de feuilles ocres

encanaillées au macadam,

vautrées à l'herbe comme pour la sieste

- alors qu'on sait bien, qu'elles sont décédées,

que c'est pour faire joli quand même -

hormis ce passage éclair, donc,

et le soyeux des températures

les absences de manteaux lourds,

les enfants sans cache-col,

sans bonnet,

sans kleenex aux narines,

les lippes pleines plutôt que bleues

les mines béantes, les mains à l'air,

les terrasses bondées d'indolence

qu'on croirait presque un férié d'août,

hormis l'été indien,

tu parles,

été indien, on va pas nous la faire

ce foutu ciel reste gris gris gris,

virant droit au marasme de novembre

à dix-sept heures pétantes.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 20:42

 

J'ai 

 

cette lourdeur

cette lourdeur

cette lourdeur

 

qui me clampe

qui me fend

qui me prend

 

au corps

 

une torpeur

une torpeur

une torpeur

 

qui m'agrippe

qui me tord

qui me ronge

 

le coeur

 



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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 22:16

 

 

La pluie, après le beau temps. 

Pourquoi la pluie,

Systématiquement.


 

25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:50

 

 

Je n'ai pas trépigné

en t'attendant

eu le coeur vacillant

te voyant arriver

ni même l'ombre 

d'un pincement

au coeur

dépression de ce vide

lorsque tu t'en es allée

 

- où s'en sont retournés

tous mes battements? -


 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 12:27

 

 

 

 

 

Avec toi je me suis dit

que j'arrivais trop tôt

 

Et puis je me suis dit

que j'arrivais trop tard

 

Mais finalement personne

n'est jamais arrivé

à l'heure

 

 

 

 

 

18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 20:16

 

 

 

 

Lorsque viendra le temps

de tourner les talons

que nous n'en pourrons plus

de nous explorer tant

sur nos corps mis à nus

promener nos égards

je ne réclamerai

qu'un ultime regard

absent d'anciens volcans

de larmes et de fêlures

absent de psychodrames

délavé de l'épure

je ne réclamerai

qu'une dernière étreinte

je ne peux plus graver

au coeur d'autres blessures

calquer en demi-teintes

des sourires l'abandon

 

Et quand viendra le temps

de rebrousser chemin

d'asphyxier les ardeurs

perdues d'entre nos reins

de cribler le hasard

rencontrer ton ascèse

je veux compter sur toi

pour calter sans fadaise

t'éteindre sans débat

caner sans un malaise

tu peux compter sur moi

pour déguerpir sans bruit

piauler en d'autres bras

grincer là sans un cri

le murmure de mon âme

consentant comprendra

qu'il n'y a plus de place

pour nous deux ici bas

 

Mais à m'en retourner

au présent contagieux

je n'ai battant en moi

que le sort de tes yeux

arpente mes baisers

tout au bord de tes lèvres

au long des cicatrices

scellées en d'autres terres

délivre moi doucement

l'élégance des mots

sans la vaine éloquence

sans le creux du propos

offre moi maintenant

des mots sans artifices

sans farce ni burlesque

sur scène comme en coulisse

embrasse moi encore

serre moi tant que perdure

l'orage d'un âge d'or

au long des commissures






 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 10:47

 

 

 

Il n'y a

sans toi

nulle part

où aller

nulle place

où déposer

mon coeur

les armes à

tes pieds 

nulle âme 

à embrasser

corps vaillant

corps veillant

nul endroit 

pour le repos

le trépas

du guerrier

il n'y a

nulle place

à retrouver

sans toi

nulle trace

à poursuivre 

perdue

loin la voix

les cailloux

essaimés

nulle place

où reposer 

à l'abri

mon âme, 

à l'abîme 

mon coeur,

et l'alarme

et l'orage

et les larmes

à tes pieds. 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 10:40




aux boules de Noel 
succède l'heure du bilan
et son heure qui revient, 
vertige du temps qui passe,
inexorablement
- quoi de neuf à l'horizon
d'un bilan pile ou flasque -
si ce n'est, 2013, un abime si grand, 
qu'il flanque la nausée
en plus d'allonger 
ce long flou autistique
à ma vue embrouillée 
de brouillard sidérant 

s'adresse t'on à soi, 
s'adresse t'on à d'autres, 
en cela un peu de tout, 
de tout un peu surtout, 
cette saison déjà morte
ne manque ni de piétinements, 
de crampes à l'antre deux 
ni de siestes oublieuses
d'un coeur à mi-chemin
quelques éclats de sourires
quelques fracas de voix
il faut rester honnête
cette année c'est moins de mots, 
moins de rimes
moins de brillant, 
quelques élans bridés, 
des abris de fortune, 
des nuées de questions 
dénuées de réponses, 
des esquisses en dormance, 
- dansent-elles hors de portée ? -
l'émeute après le tourment
la révolte silencieuse 
jamais achevée 
- vraiment -

et tous mes index pointent 
à l'illusion des quoi
il serait vain d'y voir
un avenir placide
un présent décidé
car hier n'est pas soldé
acquitté tout à fait
à l'envie de marcher
s'opposent quelques regards
rivés loin à la traîne 
des espoirs récurrents
des désirs malaisés
des endeuillés flinguant
qui s'écharpent en duels
peinent à s'égratigner 
quand au nombril de tout, 
je m'étale, je m'étends
laborieusement je rampe et je sens
que je fane, 
au crepuscule sans fin
d'un printemps permanent

c'est cela la nausée, 
la nausée de Noel.

 

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