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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
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  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

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Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 13:24

 

je suis calme,
le vent salé bruisse ses rameaux
sur l'ambre crâne de mon cheveu
tortille badin ses bras de pieuvre
sur mon front bas, sur mon repos,
disperse à l'amble son aubade
le vent console les conifères

 

je suis calme, tu vois,
comme la mer morte au rivage immobile
comme l'eau tranquille d'un ruisseau esseulé
le murmure du silence berce les vaines angoisses
impavide et sans hâte oppresse le poids des ans
conteste le fardeau évident de mes traces

 

je suis calme
comme la brise délicate dépose son bagage
sur le velours soyeux d'une île salutaire
le drap de l'impassible a passé son garrot
droit en amont de toutes les guerres
le vent console les conifères...

 

je suis calme, tu vois
comme les mers d'août au soleil couchant
comme le sommeil chloroforme la pensée
comme le dormeur du val amputé de ses rêves
par le voile solitaire, luminaire de la paix
au belvédère de l'instant

 

devant toi je suis calme 

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:37

 

 

 

tout à l'heure, je repensais à hier, 

je repensais aux vagues, aux creux, aux bosses, 

à nos agitations, 

je re-songeais à nous, 

à tout ce que je t'aime, 

aux questions insolubles 

qui larguent les boussoles

 

- furieusement -

 

j'étais là un peu fébrile

coincée là malhabile

entre l'ombre et le clair

entre ces émotions mâtinées 

 

- comme ça faisait longtemps -

 

je pensais au passé, 

défuntes nos vies d'avant

à nos anciens amants

nos amours esseulés

avec la nostalgie débile,

ne pas voir été première 

 

je ne suis pas première

ni toi dans une baignoire

à se la couler douce

à souffler sur la mousse

à déjeuner sur l'eau

la prem's de la promo

à m'offrir à tes reins

t'entourer de mes bras

laisser mourir ton corps

là tout contre mes seins

à la nuit avancée

t'écrire des poèmes, des cartes des lettres des mots

t'offrir des présents au goût un peu douteux

t'emmener dîner dans des restaurants chics

me battre au coude à coude sur un sommier grinçant

à te courir après, cramoisie éperdue

 

- comme font tous les transis, bien sur -

 

et je me demandais si j'avais été la première

pour certaines fois

au moins

au moins pour certaines fois

 

- j'ai vraiment que ça à foutre -

 

je pensais à toi et un peu fataliste

je me disais

 

que n'as tu donc vécu

que je pourrais t'offrir

ni, ce que tu voudrais, 

comment y parvenir ? 

 

faut-il s'accrocher

à ce qui file au vent

avant que ne se pointent

quelques priorités ? 

 

doit-on se contenter

de ce qu'il reste de temps

alors que se délitent

les illusions discrètes ? 

 

mais...

 

j'aime tes fulgurances 

à mesure qu'elles m'enlacent

je savoure tes sourires 

nos vaines absences me lassent 

 

tes baisers lourds me scotchent 

au détour de l'instant

tes lèvres alanguies 

compotant sur les miennes 

 

tes allures me captivent

tes airs me font l'effet 

d'une course haletante

jamais stoppée vraiment

 

j'adore comme à la fois

je hais que tu te démarques

ce sont les deux côtés

d'une même préface

 

mais jamais je ne veux 

t'aimer d'amour amer

quel qu'en soit l'épilogue

je veux gagner la guerre !

 

je conserve pour toi

le charme de l'innocence

les sens retournés

de ta moindre indécence

 

je croise tous tes hasards

comme on croise un mystère

trébuche sur tes entraves 

comme on croise le fer

 

je veux faire vibrer

tes cordes sentimentales 

au risque de tirer 

si fort qu'elles ne se rompent

 

je m'attarde à ta vie

comme on croise un miracle

et je me souviens...

du demi baiser, au bois...

 

et après ? 

 

après je veux vivre une vie de fou avec toi

c'est ça ou rien

 

rien que ça

ou

rien

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 21:33

A force

d'attendre

attendre

attendre

attendre

attendre
attendre
attendre

attendre

quoi

déjà

j'ai oublié

à force

d'attendre,

le début

de

ce foutu poème

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 22:05

Nuit hachurée,
paix en jachère,

colles
au garde à vous.

Les questions en bataille
me font la nique,
se tirent la bourre
en silence.

Insurrection, feu.

Tout se floute se floute se floute.

Comme un fruit trop vert
qu'on ne saurait croquer,

car il n'est pas encore temps

Comme un fruit trop mûr,
qu'on ne sait plus tenir,

de peur qu'il se délite.

Nuit complexe,
au chapitre

de tièdes turbulences.

Piètrement pyrétique,
au labour des possibles,
je veille le miroir trouble
du penchant vibrion.

Enfin, à bout de souffle,
j'ordonne des certitudes.
(Tenter d'en finir)

Au moins celle, 2015
que tu crèveras bientôt


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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 20:44




hormis le passage incendiaire

du brasero rose au couchant,

hormis le tapis de feuilles ocres

encanaillées au macadam,

vautrées à l'herbe comme pour la sieste

- alors qu'on sait bien, qu'elles sont décédées,

que c'est pour faire joli quand même -

hormis ce passage éclair, donc,

et le soyeux des températures

les absences de manteaux lourds,

les enfants sans cache-col,

sans bonnet,

sans kleenex aux narines,

les lippes pleines plutôt que bleues

les mines béantes, les mains à l'air,

les terrasses bondées d'indolence

qu'on croirait presque un férié d'août,

hormis l'été indien,

tu parles,

été indien, on va pas nous la faire

ce foutu ciel reste gris gris gris,

virant droit au marasme de novembre

à dix-sept heures pétantes.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 20:42

 

J'ai 

 

cette lourdeur

cette lourdeur

cette lourdeur

 

qui me clampe

qui me fend

qui me prend

 

au corps

 

une torpeur

une torpeur

une torpeur

 

qui m'agrippe

qui me tord

qui me ronge

 

le coeur

 



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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 22:16

 

 

La pluie, après le beau temps. 

Pourquoi la pluie,

Systématiquement.


 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:50

 

 

Je n'ai pas trépigné

en t'attendant

eu le coeur vacillant

te voyant arriver

ni même l'ombre 

d'un pincement

au coeur

dépression de ce vide

lorsque tu t'en es allée

 

- où s'en sont retournés

tous mes battements? -


 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 12:27

 

 

 

 

 

Avec toi je me suis dit

que j'arrivais trop tôt

 

Et puis je me suis dit

que j'arrivais trop tard

 

Mais finalement personne

n'est jamais arrivé

à l'heure

 

 

 

 

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 20:16

 

 

 

 

Lorsque viendra le temps

de tourner les talons

que nous n'en pourrons plus

de nous explorer tant

sur nos corps mis à nus

promener nos égards

je ne réclamerai

qu'un ultime regard

absent d'anciens volcans

de larmes et de fêlures

absent de psychodrames

délavé de l'épure

je ne réclamerai

qu'une dernière étreinte

je ne peux plus graver

au coeur d'autres blessures

calquer en demi-teintes

des sourires l'abandon

 

Et quand viendra le temps

de rebrousser chemin

d'asphyxier les ardeurs

perdues d'entre nos reins

de cribler le hasard

rencontrer ton ascèse

je veux compter sur toi

pour calter sans fadaise

t'éteindre sans débat

caner sans un malaise

tu peux compter sur moi

pour déguerpir sans bruit

piauler en d'autres bras

grincer là sans un cri

le murmure de mon âme

consentant comprendra

qu'il n'y a plus de place

pour nous deux ici bas

 

Mais à m'en retourner

au présent contagieux

je n'ai battant en moi

que le sort de tes yeux

arpente mes baisers

tout au bord de tes lèvres

au long des cicatrices

scellées en d'autres terres

délivre moi doucement

l'élégance des mots

sans la vaine éloquence

sans le creux du propos

offre moi maintenant

des mots sans artifices

sans farce ni burlesque

sur scène comme en coulisse

embrasse moi encore

serre moi tant que perdure

l'orage d'un âge d'or

au long des commissures






 

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