Samedi 19 novembre 2011
6
19
/11
/Nov
/2011
16:39
Tu m'épates! Ne t'ai-je jamais lancé ?
à
me serrer la gorge de si peu, tu m'épates.
- est-ce le filtre farceur d'une vision engourdie
qui sans cesse t'invente, sans faiblir te recrée?
au rythme des lueurs contagieuses
au son feutré d'un murmure
au seuil de toutes portes, entrebâillées de toi
- cependant, jamais aux corneilles,
enrayé mon pied en travers, combien de fois dis-moi ?
Je ne suis pas de mauvais augure
Auguste à peine sur les bords, teint pâle aux entournures
mais ta main dans la mienne me jurant droit au coeur,
l'absinthe et le mélèze aux confins loin reclus
le viride de tes yeux ancré là sans un cri,
je le vois qui guette vague le repos de nos jeux.
Combien de fois, combien de temps encore,
à ne craindre que le coma
des heures gauches
enserrées
à vaincre le péril des joutes indécises
à flatter la torpeur du souvenir amer
combien de temps nous faudra t'il
pour passer légèrement ?
Lors, reconnaîtrons-nous le parfum de l'oubli,
à la fraîcheur de quelques vents tranquilles
de ceux qui vous traversent
impassibles et brillants
de ceux qui vous caressent,
si sensibles à nouveau ?
La grâce s'égarera t'elle en d'autres lieux et places
qu'à l'élégance sublime de nos lèvres démodées ?
Blablabla