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Lilas Qui ?

  • : Lilas Kwine
  • Lilas Kwine
  • : Un blog pour souffler à contretemps qui passe, rire un bon coup et en reprendre un verre, évacuer les larmes pour les éco-recycler, tout ça dans des histoires parce beaucoup de mots pour pas dire grand chose c'est toujours mieux que rien.
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Lilas Quoi?

  • Lilas Kwine
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout
  • Lilas Kwine aime les mots. Alors elle en fait des histoires pour surfers de l'imaginaire, voltigeurs de ciels d'orages, voleurs de siestes, palmiers de campagnes, poissons panés de la dernière pluie, clowns tachycardes. Et puis qui veut après tout

Anthologie-po-sie-gehess-edition.jpg

Lilas Où?

Faites tourner Folks

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Un rire de gourde, ça désaltère et c'est déjà bien.

19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 10:06

 

 

Le Testament 2 édition mars 2011 bientôt disponible!

 

LeTestament2-couv.jpg

 

 

"Au programme poétique: Le Poète Inconnu, Mü, JC Babois, Cédric Lerible, Hervé Pizon, Strofka, Pascal Leray, Emmanuelle Grangé, Eknath, Lilas Kwine, Yannis sanchez, Seg Dallongeville, Emmanuel Rastouil...

Une collection de photos de Fabien Rigal...

Une collection de gravures de Vincent Tavernier...

Des entrevues de Patrick Lorenzini, Bertrand belin et Jonathan Morali...

L'acte II de la pièce de théâtre de Yannis Sanchez: Crise & Conséquences..."

 (http://parolesdauteurs.over-blog.com/)

 

Vous pouvez vous le procurer...:

 

 Par la poste…

 au numéro: 10 Euros

 abonnement (4 numéros): 35 Euros

Frais de port inclus.

 

Chèque à libeller à l’ordre de:

PAROLES D’AUTEURS

et à envoyer à

Revue LE TESTAMENT

Emmanuel RASTOUIL

Les Orangers A

rue Van Gogh

83130 LA GARDE

Merci de votre soutien!


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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 09:52

 

 

se-servir-d--une-multiplication-pour-une-autre-1.jpg

 

 



il demeure moins que les nuits
entre nos bornes et nos lisières
beaucoup moins que l'envie 
entre nos débris et nos cendres
moins que mes jours assoupis
entre l'histoire et le remède 
et le feu de ta voix 
et ta loi sur mes vies
il reste bien trop de ces peines
entre l'aubaine et la ruine
trop de ces peurs obscènes 
entre l'excuse et la gêne
que la parole ne comble pas 
mais que le corps à corps absout
dont la mémoire se remettra




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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 11:07





st-ouen-1.jpg




silence, l'ombre d'un cri
se dresse au mirador
ton reflet trouble écorche
l'inconscient retors
pourvu que l'onde gomme 
les ratures et les torts 
dis moi que tu souhaites
la fin de l'hiver gore 
à l'aune d'une autre mort
alors je cesserai d'être
je cesserai d'être alors
à l'aube d'une autre mort


 
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 22:54

 

 

 

 

autophage-2.jpg

 

 

 

et flinguer furieuse

ces accroches en toi

où l'instant qui danse

ressemble à l'éternité

puisque tout se meurt

ce que revêt de factice

le tissu de l'authentique

et l'instable permanent

ce qui scinde et fragmente 

la maille grêle du sentiment

et ce qui fonde la confiance 

tout se qui défie l'inaltérable

tout ce qui brise la déraison

ce qui dévaste la quiétude

tout ce qui se perd,

à jamais perdu, 

à jamais perdu,

à jamais, à jamais,

une dernière fois les yeux 

une dernière fois les mains

une dernière fois la peau

et tout ce que prolongent

les dérives invisibles

et le désir invincible

tout ce qui perturbe le pas

toute l'incertitude du vide 

et ce qui décapite l'illusion, 

glissière létale de l'émotion

tour à tour chaque raison

qui s'effondre bêtement

aux poutres d'un plafond

et toute la douceur en point de côté

que la douleur ne laisse plus respirer

et le coeur n'y peut plus grand chose

mais quel coeur le pourrait ?

qu'à défaut de trouver en des bras

tu cueillerais au forceps d'une voix

et tout ce qui se déambule

à la beauté des choses

à l'éphémère latent

à l'attente qu'on descend

ce qui se révèle dans l'après

ce qui relève de l'avant

tout ce qu'on nie au présent

et tout ce qui fait

exception 

 

 


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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 08:17





JGSwMX.jpg





tu vois cette histoire, elle n'a pas de nom

elle n'en a jamais eu

normal, je n'ai jamais su comment l'appeler

elle se paume dans les mots sans rimes de ma mémoire à ne savoir qu'en faire

à ne rien savoir faire d'autre que d'imaginer ses contours dérangés et j'en prends pour perpette

les mêmes me renvoyaient une image rayée qui me semblait familière; mais j'avais beau avoir ce sentiment cave de la connaître, essayer de la saisir revenait à se ridiculiser autant que de tenter d'attraper des doigts ce mot que tu avais juste là, sur le bout de la langue

j'en ai passé des heures à ravaler mon spleen après l'avoir mâchonné furieusement comme des feuilles de coca, dans une tentative brève et antalgique

je crevais d'anesthésier un peu mes muqueuses irritées du manque d'identité

des boulets d'enclumes en nausée massive, j'en ai eu ma dose, tu mesures pas, toutes solides, accrochées en périphérie de palpitant

ça s'entrechoquait dans un boucan de tous les diables mais personne n'entendait,

sauf moi, qui pourtant n'y entendait rien, à cette histoire sans nom

c'était pas pour rire au fond, rien que l'éclat lumineux parfois des gorges déployées par un bon mot, à part ça, c'était pas pour de rire, c'était pas pour rien, tu crois pas ?

au plus dur du tirant d'enclumes suspendues maladroitement, comme si un gamin de cinq ans les avait punaisées sans but au marteau, alors les veines gonflaient si forts qu'elles étaient sur le point de lâcher pour mieux se rompre, à répandre leur contenu visqueux au pli de l'aine

cette silhouette, je la désirais tellement dans mes égarements opiacés, je n'en conservais que le parfum répulsif de l'éther

mais personne et surtout pas moi, personne n'avait son mot à dire;

alors je ne récupérais que les scories du gravier mouvant, mourant entre mes poings, serrés jamais assez

pareil à un sablier moribond, je contemplais mon reflet en train de se vider de son sable sans rien pouvoir y faire

dans la catatonie de l'instant, je me résignais à punaiser une enclume supplémentaire, main gauche armée d'arrogance stupide, pleine de lourdeur moite

je me disais, allez, pour me mettre au défi, tenir un semblant de

c'est drôle, je me disais, si j'arrivais simplement à la nommer, j'arrêterais de la voir floue comme ces volutes de clopes plafonnées en fin de parcours; je prendrais son incorporéité pour preuve tangible de son inexistence, et la réalité des faits à bras le corps, comme les vrais, les téméraires, les rois de la gagne

avec l'innocence fraîche des heureux

mais une bonne résolution de même pas premier de l'an en exterminant une autre dans la seconde, j'oubliais chaque lettre posée sur le papier dès la suivante déposée

j'ajoutais un trait supplémentaire au pendu latéral souriant bêtement,  pieds et bras dans le vide

et j'agitais le tout à la face de ceux qui cherchaient avec moi

pour l'exemple


 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 17:25




P1040914.JPG




et à présent
que je songe
encore à toi
je me demande
ainsi donc
tu n'abandonnes jamais? 
certaines absences
ressemblent 
à des disparitions



 
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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 19:10

 

 

 

 

aube anthocyane

 

 

 

 

 

Si proches de l'eau qui gronde

si loin qu'il semblait tôt

pour émerger du sombre

aux abords d'un ghetto

 

En ces yeux anthocyanes

pareil aux transes de l'aube

l'hiver voilait le couperet

d'une quiétude étrange

 

Deux apaches de confession

à pas menus longeants là
le sentier braque du doute

le staccato évident du repos

 

Mais hagards, à fixer de l'index

le hasard d'une flamme mourante

la cadence d'un temps qui coûte,

ne sachant plus,  ni le vrai ni le faux.

 

- Ô mon coeur mis à nudans ta main intrigante, j'ai placé profil bas

                                                                                le poignard qui me tue -

 

 

 


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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 23:57

 

 

dec-2.jpg


et si la clope se consume

dans la morsure du froid

elle n'a que ça à foutre 

au milieu de décembre

à souffler sur la cendre

il ne reste que toi 

que je persiste à attendre 

dans le désordre plat

au milieu de décembre

nul doute c'est ici

que plane la folie

qui sur la route,

sombre, lente,

au milieu de décembre

 

dis-moi pour quoi

pourquoi tenir debout

dis-moi, qu'y faire 

comment rester

fiable et droit

thorax planté

raide en travers, 

sol mouvant, 

coeur à plat, 

tu n'as jamais su...

 

- relève les yeux -

 

un biclou punk

clouté d'argent

au vert de gris antlérite

vertigo file à l'étincelle

une fille blonde déambule

ses jambes laxes baladeuses 

son menton flanche à peine

t'adresse des mots étranges

une fille récite des mots 

que tu ne comprends pas,

insaisissables et rondes

sonnent quelques consonnes 

détournées du vent 

au milieu de décembre

elles roulent dans l'hiver 

elles couchent sur ta joue

le parfum d'un autre âge

Il y a traînants non loin

cinquante visages amis

- tant qu'ils ne sont pas ennemis

ils demeurent amis n'est-ce-pas -

dans le doute ne te soustrais pas

au hasard bienveillant

et si les mots sont chics ce soir

le frôlement des "r" 

s'enfuit déjà loin

la fille aux cheveux blonds

pédale vers demain

alors debout tu chantes, 

au milieu de décembre

chanter,  c'est ce qui reste

quand on ne sait plus parler

 

 


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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 11:50




P1060402.JPG



bien sur, bien sur
tu te souviendras
à la seconde près
de la seconde où
la parésie
a débuté

tu portais l'entaille
d'un jour mordant 
un temps maudit
crade et brisé
ankylose en place
projetée sur l'écran
symétrique d'une peine
capitale
un élan
contigu
à peine si le feu
à peine si le sang 
s'écoulaient de tes tempes 
jaillissaient des mémoires
ton coeur mutin 
aux fers étendu
comme un chien fou 
transfuge aux ordres 
du familier
te souviendras-tu ? 
bien sur
tu te souviendras,
à la seconde même
à la seconde près
le drame impair
se saisissant
de ton rêve
parfait


 
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:23

 

 

 

P1060426.JPG




 

tu étais le brigand détourné à l'univers du vaste,

flanqué de chausse-trapes, de remparts, de chêneaux

avec cette tendance à jeter les modes d'emploi

à faire semblant de ne pas les comprendre

tu étais l'escarpe à la poursuite du vent

le temps n'a de prise que sur celui qui le compte

les jours sensibles, tu avançais incognito

d'autres tu te cognais aux flancs des possibles

toujours avec élégance, tes mains fines sur les hanches

car tu étais le roi d'un monde au sommet d'une jeune terre 

un espace débutant que toi seul habitait

bien sur certains jours, tu n'en menais pas large

lacrymales à vif, tu en saignais, quelques hématies crues

tu tombais sauvage dans le fracas des genoux

tu te noyais dans une douleur close, à peine visible

translucide comme le plat de l'océan,

l'eau bleue diaphane d'un archipel au loin

alors tu attendais, tête baissée, épaules à terre

tu attendais, tu écoutais, paumes serrées aux tempes

nulle trace de résignation, tu veillais sans répit,

les bruits de ta terre, les chants immobiles

les hasards d'un ciel tombé tellement bas

tu ne voulais ignorer aucune traverse

tu ramassais tes larmes sèches, tu en goûtais le sel

et tu les redessinais belles sur la toile de tes nuits

tu étais le brigand fou, indigent et heureux

le voleur d'étoiles qui dansait à l'épuisement

tu fouettais l'air visqueux d'un revers de tango

à ne savoir t'incliner à rien d'autre que la vie

comme un fil ténu, une poussière irritante

tu étais le puissant d'un royaume masqué

sans sujets, profondément libre et vivant

 


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Published by Lilas Kwine - dans Quasi slam
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